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Le «plus grave des dangers» : dans les années 70, la surpopulation inquiétait déjà

Le «plus grave des dangers» : dans les années 70, la surpopulation inquiétait déjà

Le cap est franchi : la Terre compte 8 milliards d’habitants, d'après les Nations unies. Selon les estimations, la population mondiale devrait continuer de croître d'ici à la fin du 21e siècle. Cette réalité inquiète les experts depuis les années 70.

Par la rédaction de l'INA - Publié le 15.11.2022
 

C’est officiel, nous sommes 8 milliards d’êtres humains sur Terre d'après l’ONU. Un chiffre d'autant plus vertigineux en comparant les chiffres : après le 19ème siècle et sa révolution industrielle, le nombre de personnes sur terre n’a cessé de croître passant de 1,4 milliard en 1850 à 8 milliards aujourd’hui, soit près de 6 fois plus en 1 siècle et demi.

Les journalistes en parlent depuis longtemps de la surpopulation mondiale. « Si cette progression n’est pas stoppée par un nouvel élément, nos descendants ne disposerons que d’un m2 par habitant », expliquait-on par exemple à la télé en 1973.

Et dans les années 70, elle inquiétait aussi certains experts : « Il faut construire un second monde pour abriter les nouvelles vagues de population », prévoyait Aurelio Peccei, le fondateur du Club de Rome, un think tank façon années 70 préoccupé par l’avenir de nos civilisations. En1978, niveau prévisions catastrophes, il n’y allait pas de main morte : « Si nous ne sommes pas capables de faire ça alors, je pense que les souffrances humaines seront presque infinies. Les désastres bien plus grands que ceux du passé. »

La surpopulation « menace l’avenir de l’humanité »

Pénurie d’eau, famine, pollution, voilà ce qu’il redoutait pour la planète. Et il n’était pas le seul : en 1971, l'écrivain René Barjavel alertait : « Le malheur de l’humanité, c'est d’être trop nombreuse. » Il envisageait le pire et, l’écrivain connu pour ses romans d’anticipation, avait des solutions plutôt radicales. « La solution, c'est, soit que la population devienne moins nombreuse par le fait de quelques catastrophes sociales, apocalyptiques, soit la limitation radicale des naissances. »

Autre Cassandre, l’homme au pull rouge, René Dumont : « Je vais vous parler ce soir du plus grave des dangers qui menace notre avenir, celui de la surpopulation. » René Dumont était le premier candidat écolo à une élection présidentielle. En 1974, la surpopulation, était l’un de ses thèmes de campagne. « Il faut arrêter la croissance de la population française et la proposition de la France de 100 millions d’habitants est une proposition à caractère criminel. Elle menace l’avenir de nos petits enfants, elle menace l’avenir de l’humanité. »

Pour René Dumont, Aurelio Peccei et d’autres experts des années 70, la planète devait atteindre 10 milliards de personnes d’ici à 2100. Depuis, l’ONU a fait une petite mise à jour, et ce chiffre est attendu pour un peu plus tôt… vers 2050.
 

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