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Le Prix Albert Londres récompense Caroline Hayek du quotidien libanais "L’Orient-Le Jour"

Le Prix Albert Londres récompense Caroline Hayek du quotidien libanais "L’Orient-Le Jour"

C’est par la plume de la franco-libanaise que le journal francophone né en 1924 reçoit le 83e prix de la presse écrite. La journaliste est primée pour ses articles sur le quotidien des habitants de Beyrouth marqué par la guerre, les crises et l’explosion du 4 août 2020.

Par Benoit Dusanter - Publié le 15.11.2021
Lors d’une manifestation dans le centre de Beyrouth le 17 octobre 2021. Crédits : ANWAR AMRO / AFP

« Des toiles en plastique de l’Unicef servent de rideaux à certains balcons » écrit Caroline Hayek dans son article « Promenade dans un Beyrouth en déliquescence » publié en juin 2021 dans le quotidien libanais L'Orient - Le Jour. Lundi 15 novembre 2021, la journaliste franco-libanaise a reçu le 83e prix Albert Londres, dont l'INA est partenaire.

Les reportages de la journaliste dépeignent depuis plusieurs années le quotidien d’un Liban meurtri et appauvri, qui survit tant bien que mal à travers les crises qu’il traverse. Un cri d’alerte face à l’injustice qui touche tout un peuple. "Sa série d’articles aux titres évocateurs (Les premiers jours du reste de leur vie, Ils ont fui la guerre en Syrie… ils sont morts dans les explosions de Beyrouth, Ça y est, Beyrouth n’existe plus…) emmène le lecteur au bout de l’humanité", a estimé le jury 2021 présidé par Hervé Brusini.

Symbole fort

C’est dans les décombres de Beyrouth, ville balafrée, que Caroline Hayek fait jaillir dans ses articles la plus belle des humanités, celle qui n’a plus rien à perdre. Des récits qui sont autant d'immersions dans des destins touchés par l’injustice.

En primant L'Orient - Le Jour, c’est aussi un symbole fort que récompense cette année le Prix Albert Londres. Celui d’une presse francophone qui défend les valeurs de démocratie et de justice. Une presse d'ouverture vers l'autre. Une presse qui interpelle, tel un lanceur d’alerte, sur les conditions de vie de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants. "Ses jeunes journalistes dont Caroline Hayek et Marwan Chahine (présélectionné l’an passé), portent à leur manière la plume dans les plaies si douloureuses que compte aujourd’hui le Liban", a salué le jury.

 

Caroline Hayek prend ainsi la suite d’Allan Kaval qui avait remporté le prix l’an dernier pour ses reportages sur la Syrie publiés dans Le Monde.

Le jury 2021 présidé par Hervé Brusini a également récompensé pour le prix de l’audiovisuel Alex Gohari et Léo Mattei pour leur film : « On the line, les expulsés de l’Amérique » qui met la lumière sur l’absurdité administrative qui contraint des Mexicains vivant aux Etats-Unis depuis plusieurs décennies à retourner dans leur pays natal.

Le 5e prix du Livre est décerné à Emilienne Malfatto pour Les Serpents viendront pour toi, qui mène l’enquête sur un meurtre non élucidé en Colombie.

Prix Albert Londres

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