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Un service public écoresponsable

Un service public écoresponsable

Dans le cadre de l'engagement de l’État en faveur des services publics écoresponsables, vingt mesures obligatoires sont mises en place auprès de tous les ministères. Elles portent sur la mobilité des agents, des achats plus responsables, la réduction de la consommation d’énergie dans les bâtiments publics, la suppression des produits phytopharmaceutiques, le recours à l’économie circulaire et la maîtrise de l’empreinte carbone du numérique.

Crédits : Justine Babut
  • 8 mesures autour de la mobilité durable des personnels,
  • 3 mesures autour des achats responsables
  • 1 sur l’alimentation plus respectueuse de l'environnement
  • 5 mesures autour de la réduction de la consommation d'énergie dans les bâtiments publics
  • 1 mesure autour de la réduction des produits phytopharmaceutiques
  • 2 mesures autour de l’Economie circulaire et numérique responsable

Pour structurer sa démarche, le Ministère de la Culture a choisi de mettre en œuvre le dispositif Ministère de la Culture Ecoresponsable, afin de décliner les 20 mesures au sein de ses services et établissements publics de l’Etat, dont l’INA.

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Cette démarche rapproche et intègre les différents aspects constituant une démarche de responsabilité sociétale, sociale et environnementale :

  • Les enjeux sociaux d’égalité femme-homme, de diversité, du handicap et de l’inclusion
  • Les enjeux environnementaux, de réduction de consommation d’énergie, d’élimination des produits phytopharmaceutiques, d’achats responsables, de numérique responsable
  • Les enjeux sociétaux, d’engagement pour l’économie circulaire

L’INA s’engage dans le cadre de sa démarche RSE à répondre et suivre les 20 engagements pour des services publics écoresponsables.

(Mesure 1) : Forfait mobilité durable.

La mise en place de la mesure est remise à plus tard, une révision de l'ACE en décembre 2020 a déterminé que les mesures de transport actuelles sont plus favorables aux collaborateurs. Une solution annexe pour la mobilité douce va être mise à l’étude à l’horizon 2022.

(Mesure 2) : Covoiturage domicile travail.

Des contacts avec des sociétés de covoiturage (Klaxit, Karos, Blalalines, Mobicoop) ont été pris en 2020 mais la mise en place a été retardé par la crise sanitaire.

(Mesure 3) : Covoiturage déplacements professionnels.

Le rattachement de l'INA au logiciel ODRIVE de la DAE n'est pas envisagé car inadapté aux besoins (flotte de petite dimension, excentrée géographiquement, principalement composée de véhicules utilitaires (pour tournages) et déjà partagée en interne). Pour ce qui concerne le parc auto + véhicules personnels, les km parcourus sont 153 722 en 2019 et 65 696  au 1er semestre 2020  (soit 95 % IdF et 5% province pour les 2 périodes cumulées) .

(Mesure 4) : Bornes de recharge pour véhicules électriques.

L’INA dispose de six bornes de recharges disponibles sur son site de Bry-sur-Marne. Douze bornes de recharges supplémentaires sont prévues dans le futur parking.

(Mesure 5) : Acquisition de véhicules hybrides ou rechargeables lors du renouvellement du parc.

L’INA dispose de deux véhicules de direction hybrides rechargeables en location. Aucune acquisition n’est prévue mais l’INA envisage la location de cinq véhicules hybrides rechargeables supplémentaires.

(Mesure 6) : Installation de places de stationnement sécurisées pour les vélos des personnels et les visiteurs.

L’INA dispose de 30 places sur son site de Bry-sur-Marne. Il n’y en a aucune sur le site de Saint-Rémy l’Honoré. Un abri à vélo supplémentaire sera installé en 2021 et des places sont prévues dans le futur parking de Bry. Les sites de Rennes et Strasbourg ont des stationnements à vélos sécurisés

(Mesure 7) : Financement de projets de lutte contre l’émission de gaz à effet de serre (GES) à hauteur des émissions de CO2 générées par les déplacements aériens des personnels.

L’INA a émis au total 19 820 teqCO2 en 2019, dont 618 726 kg CO2 (soit 2 694 800 km parcourus) et en 2020, 219 820 kgCO2 (soit 957 820 km). Pour le moment, aucun financement de projets de lutte contre ces émissions de GES n'a été identifié. Des axes d'amélioration opérationnels sont la priorité,  afin de sensibiliser les collaborateurs à prendre le train plutôt que l'avion lors de déplacement en dessous de 3h.

(Mesure 8) : Mise à disposition d’une solution de visio-conférence pour l’ensemble du personnel.

La solution Microsoft Teams a été mise en place pour tous les personnels travaillant à distance au 1er semestre 2020.

(Mesure 9) : Suppression de l’achat de plastiques à usage unique.

Les gobelets plastiques ont été supprimés dans les fontaines à eau. Le plastique a été supprimé des prestations traiteurs et dans la plupart des prestations du restaurant d’entreprise, ainsi que pour l’emballage des DVD. La politique de non achat de matières plastiques à usage unique est maintenue : couverts en bois ou sacs en papiers pour les plats à emporter de la cafétéria par exemple. Les règles sanitaires liées à la pandémie, ont amené à mettre en place des produits individuels que la restauration n'avait pas coutume d'utiliser (dosettes de sauces, petites bouteilles d'eau).

(Mesure 10) : Intégration dans les appels d’offres de dispositions sur la prise en compte du risque de déforestation. Les produits agricoles concernés : hevea, bois, coton, soja, huile de palme, bœuf, cacao.

L’INA a procédé à l’identification des produits concernés et insère dans ses appels d’offres des clauses prenant en compte le risque de déforestation.

(Mesure 11) : Utilisation systématique de papier bureautique recyclé ou, à défaut, de papier intégralement issu de forêts gérées durablement.

Le papier utilisé par l’INA est du papier recyclé commandé à l’UGAP depuis mars 2020.

(Mesure 12) : Alimentation plus respectueuse de l’environnement.

Des obligations ont été inscrites dans le marché traiteur ou de mise à disposition d’espaces et prestations annexes, ainsi que dans le marché de restauration d’entreprise. Un logiciel a été mis en place pour répertorier les produits achetés par catégorie. D’ici à septembre 2021 ,grâce au logiciel nous devrions être en mesure de pouvoir collecter des informations fiables sur nos achats et ainsi pouvoir nous positionner sur le 50% produits qualité durable dont 20% issus de l’agriculture biologique. Nous maintenons les offres majoritairement  « recette maison » , et les approvisionnements en produits « de qualité ».

L’INA a mis en place une action innovante : 12 tonnes de déchets bio sont valorisés par le restaurant d’entreprise grâce à un composteur utilisé dans les jardins des alentours (https://facile.upcycle.org/ec-ina). Les objectifs d’approvisionnement de produits de qualité et durable, et d’apport protéinique vont être intégrés dans le cahier des charges du marché traiteur et de prestation de restauration en juillet 2021.

Organisation de formation du personnel de la restauration « Comment intégrer les menus végétariens en restauration collective » les 24 et 25 juin 2021.

Organisation de formation du personnel de la restauration, invitation faite aux responsables du CSE INA et à Delphine Boscher « Lutte contre le gaspillage alimentaire en restauration collective » le 21 septembre 2021

(Mesure 13) : Déployer un outil de suivi de consommation des fluides.

L’INA travaille à la cartographie énergétique de son parc immobilier, avec une liste des bâtiments avec surface, type d’énergie en vue de la publication en Open data.

(Mesure 14) : Fioul.

L’INA ne dispose plus d’aucune chaudière au fioul dans ses emprises depuis 2015.

(Mesure 15) : Réduction de deux tiers de la facture énergétique et réduction de 50 % des émissions de gaz à effet de serre (GES).

Des actions sont en cours via la réduction du parc immobilier  ( l’abandon de bâtiments ancien , extension de bâtiments ) le déménagement du centre de données, et un chantier DSI sur l’énergie-climatisation. Des mesures ont été prévues dans le cadre du plan de relance, et du suivi du bilan carbone.

(Mesure 16) : Mise en place de travaux simples sur les immeubles permettant de réduire rapidement la consommation d’énergie.

L’INA étudie la mise en place de dispositifs de contrôle et de régulation des systèmes d’éclairage, de chauffage et de climatisation, à travers le plan de relance et le schéma directeur.

(Mesure 17) : Sensibiliser et impliquer les personnels pour développer les comportements économes et responsables permettant une réduction de la consommation énergétique.

Les actions de sensibilisation du personnel ont porté essentiellement sur le tri et le recyclage des déchets et la participation au projet « Eco-Campus ». Une action de communication interne a été prévue sur l’utilisation écoresponsable des outils numériques. L'organisation de la semaine de Développement Durable fin septembre avec le fil rouge : Agir au quotidien, permettra de sensibiliser les collaborateurs aux gestes écoresponsables, au tri, au calcul de leur empreinte carbone et autres actions de sensibilisation autour du Développement Durable.

(Mesure 18) : Suppression de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques pour l’entretien des espaces verts.

L’INA n’utilise plus ce type de produits depuis juillet 2019.

(Mesure 19) : Économie circulaire.

L’INA étudie l’opportunité d’utiliser la plateforme des dons de la Direction nationale des interventions domaniales (DNID). Quatre ou cinq prestataires détruisent ou valorisent les déchets et matériels inutilisés.

(Mesure 20). Numérique responsable.

L’INA achète du matériel audiovisuel reconditionné affecté à ses missions. Une action de sensibilisation du personnel est prévue sur l’utilisation écoresponsable des outils numériques.