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John Carpenter, "J'ai découvert que je suis très doué pour susciter la peur."

John Carpenter, "J'ai découvert que je suis très doué pour susciter la peur."

John Carpenter, maître du film d'horreur et de science-fiction des années 70-80, a profondément marqué la culture. Ce soir, le réalisateur américain reçoit le Carrosse d'or, prix annuel décerné par la Société française des réalisateurs de films.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 10.05.2019 - Mis à jour le 15.05.2019

John Carpenter, "J'ai découvert que je suis très doué pour susciter la peur."

John Carpenter, maître du film d'horreur et de science-fiction des années 70-80, a profondément marqué la culture. Ce soir, le réalisateur américain reçoit le Carrosse d'or, prix annuel décerné par la Société française des réalisateurs de films.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 10.05.2019 - Mis à jour le 15.05.2019
Interview de John Carpenter par Igor Bogdanov - 1980 - 01:22 - vidéo
 
Interview de John Carpenter par Igor Bogdanov - 1980 - 01:22 - vidéo
John Carpenter, maître du film d'horreur et de science-fiction des années 70-80, a profondément marqué la culture populaire et influencé des générations de cinéastes. En 2019, la Société française des réalisateurs de films lui décerne son prix annuel le Carrosse d'or.

Le 19 janvier 1980, dans l'émission Temps X, Igor Bogdanoff interviewait le réalisateur John Carpenter, à propos de ses films Dark Star et Fog qui venait de sortir sur les écrans. Le cinéaste raconte alors comment il a découvert l'art de l'épouvante. "En tant que réalisateur, ce que j'essaye de faire c'est d'éveiller des réactions : le rire ou l'angoisse. J'ai découvert que je suis très doué pour susciter la peur. "Fog" vient de là. Dans "Fog", le brouillard revient dans un petit village cent ans après pour se venger. Il y a un siècle, les habitants du village ont tué les habitants du brouillard alors…"

Le cinéaste sait faire peur et avec peu de choses, il l'avouait avec plaisir dans l'émission Salle des fêtes, le 31 mars 1980.

"Je pense que mes films ont tous quelque chose en commun, en cela qu'ils représentent une peur inconnue qui n'a pas de visage. Cette chose qui vient et qui est sans visage, qui est cachée. Une ombre, une apparence. Dans "Assaut sur le poste 13", c'était un gang de voyous dont les ombres apparaissaient dans la nuit. Dans "Halloween", c'était un homme avec un masque et maintenant dans "Fog", ce sont des fantômes dans le brouillard.Ce sont des Thrillers qui illustrent la paranoïa."

Faire peur, un goût inné…

"J'ai toujours aimé la terreur et les récits surnaturels comme dans Edgar Poe, Lovecraft…" Pour le film Fog, il a voulu lui donner un ton classique de film de fantômes, un genre que l'on avait pas vu à son avis depuis des années.

... Mais pas une vocation.

En 1995, il confiait : "Quand j'ai commencé ce métier, je voulais faire des werterns… et puis "Halloween" est sorti et a fait un très gros succès, alors Hollywood m'a dit : "c'est formidable dorénavant tu feras des films d'horreur…" A mes débuts, ça m'ennuyait beaucoup mais aujourd'hui, j'en suis très heureux.

Pour aller plus loin

Lorraine Soir : Portrait de John Carpenter. Portrait du réalisateur et président du jury longs métrages : le maître de l'épouvante évoque ses débuts et sa façon de travailler. (3 février 1995)

Ciné Club : John Carpenter. Luc Lagier s'entretient avec Jean Baptiste Thoret, coauteurs de "Mythes et masques, à propos du cinéma fantastique et John Carpenter. (Audio, France Culture, le 6 mai 1998)

Florence Dartois


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