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1975, le trafic de vin voit rouge

1975, le trafic de vin voit rouge

Des millions de litres de rosé espagnol étaient vendus pour du vin français. C'est le résultat d'une enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. En 1975, la douane avait démantelé un trafic viticole entre la Grèce et l'Italie.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 09.07.2018 - Mis à jour le 09.07.2018

1975, le trafic de vin voit rouge

Des millions de litres de rosé espagnol étaient vendus pour du vin français. C'est le résultat d'une enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. En 1975, la douane avait démantelé un trafic viticole entre la Grèce et l'Italie.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 09.07.2018 - Mis à jour le 09.07.2018
Fraude et douane - 1975 - 02:46 - vidéo
 
Fraude et douane - 1975 - 02:46 - vidéo

Dans près d'un établissement contrôlé sur cinq, le rosé présenté comme français était en réalité espagnol.

Mais il est également beaucoup moins cher car en 2016 le rosé en vrac espagnol se vendait à 0,34 euro le litre contre 0,75 à 0,90 euro pour le rosé français, révèle Le Parisien. Ainsi, près de Narbonne, un négociant a "maquillé" 30 000 hectolitres de vin en trois ans. Et les négociants rivalisent d'ingéniosité, comme en 1975. Dans ce reportage diffusé sur TF1, le journaliste Alain Weiller explique que le marché commun a supprimé les droits de douane entre les neufs pays membres de l'Union européenne mais que les fraudes subsistent toujours. Les vins importés depuis les pays extérieurs sont taxés jusqu'à 10 millions de francs de taxes. Résultat, certains fraudeurs font passer du vin grec pour du vin italien.

Arrivé à Palerme, le vin grec devient italien grâce à de faux papiers. En Belgique, les douaniers belges en délivrent de vrais car ils sont moins pointilleux sur le marché viticole à l'intérieur de l'UE. Monsieur Moulin, qui a découvert le trafic, témoigne : "En faisant des recoupements, en étudiants les mouvements des navires, [...] on en est arrivés à la conviction qu'il y avait un trafic."

Un problème qui existe en 2018 car 22 % des établissements contrôlés présentaient une anomalie d’étiquetage, selon le quotidien. Des procès-verbaux et des procédures pénales pour tromperie ont été lancés par la DGCCRF.


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