TMC diffuse ce lundi la suite de la série "Les sous-doués" de Claude Zidi, cette fois, les cancres sont en vacances sur la Côte d'Azur et vont rencontrer l'amour, qu'une machine étrange mettra à l'épreuve...

Le 4 septembre 1981, les actualités régionales d'Île-de-France nous entraînaient sur le tournage de la dernière comédie de Claude Zidi. Il s'agit de la suite des Sous-doués, sortis en 1980. Aux côtés du casting du premier opus, tel Daniel Auteuil, en cancre attardé, Guy Marchand et Grace de Capitani ont rejoint la bande de gais lurons. Nous les surprenons en plein tournage d'une scène qui deviendra culte, la scène du "Love computer"…

"Comme il le dit lui-même, Claude Zidi a un casier judiciaire chargé : douze condamnations non amnistiable par la critique. L'acte d'accusation est simple : beaucoup de francs lourds pour des films légers ! Claude Zidi prépare pourtant un nouveau coup : Les sous-doués en vacances avec Guy Marchand, Charlotte de Turckheim et Grace de Capitani, dont c'est la première apparition au cinéma". Ainsi débute le sujet.

L'actrice énumère les précédents films du réalisateur qu'elle avait vu auparavant, "Les Charlots, son premier, puis j'ai vu L'Aile ou la cuisse, j'ai vu La moutarde me monte au nez…", le journaliste lui demande si elle a aimé ces films, question à laquelle la comédienne répond par une pirouette.. "ils m'ont fait rire…"

Sur des images du tournage, le reporter poursuit en résumant le thème du film, "Grâce de Capitani à deux soupirants, l'un étudiant ringard [Daniel Auteuil] et l'autre star étincelante [Guy Marchand]. Les deux hommes seront départagés par une machine qui révèle les affinités entre deux êtres. Il y a donc bien une histoire dans ce film, poursuit-il, même si elle est simple. Mais les recettes des productions de Claude Zidi reposent toujours sur le gag et le rire".

Interrogé sur ce côté potache, Claude Zidi assume, "moi, je fais des comédies, avec des gags, des situations drôles, j'essaye. Mais il y a toujours un message derrière. Mais personnellement, c'est pas à moi de le dire, c'est au film de le dire et puis, que ce soit un peu camouflé, caché comme ça". Le reporter insiste, "mais pourquoi vous cachez ce message ? C'est peut-être cela que l'on vous reproche finalement. C'est peut-être parce que les gens ne comprennent pas ?"

Le réalisateur éclaircit son point de vue sur cette question, "parce que si on commence à mettre le message en avant, on se trompe de genre. Je ne pense pas que le cinéma soit tellement fait pour faire passer un message. En tout cas, il faut le camoufler un peu, le camoufler derrière un spectacle".

Pour conclure son sujet, le journaliste pose le débat, "le dernier film en date de Claude Zidi sortira sur les écrans en janvier prochain. La critique hurlera certainement. Le grand public lui, applaudira à tout rompre et l'on se posera à nouveau la question : Claude Zidi va-t-il au-devant des désirs des spectateurs ? Ou bien s'est-t-il fabriqué ses désirs, grâce à on ne sait trop quelle machine diabolique ? Le reportage se termine sur un Guy Marchand, en veste argentée, en pleine promotion de sa "love computer", "vous saurez si vous vous êtes fait l'un pour l'autre grâce à cette machine, vous saurez tout sur votre destinée...".

Rédaction Ina le 29/07/2020 à 12:47. Dernière mise à jour le 29/07/2020 à 12:53.
Art et Culture Cinéma