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Berlin

Berlin

Liberté de l'esprit - 26.03.1959 - 28:18 - vidéo

Dans ce débat PIERRE CORVAL propose à des journalistes de faire le point sur les relations Est-Ouest en ce qui concerne la question de l'Allemagne et de Berlin. Les soviétiques ont proposé, sous une forme qui a été prise comme un ultimatum, que Berlin-Est passe sous le contrôle de l'Allemagne de l'Est, alors que les Occidentaux ne reconnaissent pas l.existence de celle-ci. Cela reviendrait à entériner la séparation de l'Allemagne en deux pays, dont une partie rejoindrait le bloc communiste. Se poserait aussi le problème du ravitaillement de Berlin Ouest. Ses invités sont JEAN-RAYMOND TOURNOUX, rédacteur en politique au Progrès de Lyon, PIERRE CHARPY, de Paris Presse, JEAN SCHREIBER(?), spécialiste de politique étrangère au journal Le Monde, MAURICE CLAVEL, de Combat, ANDRE FROSSARD, journaliste. - Pour commencer le débat, les participants essaient de déterminer les raisons des soviétiques de vouloir tout à coup la résolution du problème de Berlin. A.FROSSARD et J.SCHREIBER évoquent le problème de Berlin qui est une épine dans la chair de l'Allemagne de l'Est. Berlin Ouest est une vitrine de l.opulence occidentale, un lieu de propagande et d'espionnage. Actuellement, les Soviétiques veulent consacrer la division de l'Allemagne en deux et obtenir la reconnaissance juridique de l'Allemagne de l'Est. Berlin est un moyen de pression. Ils se sentent dans une situation favorable sur le plan militaire. Ils cherchent à diviser les Occidentaux. - Puis les invités se demandent si les Occidentaux ont une unité de vue sur le problème allemand, Berlin, et les relations avec l'URSS. Ils analysent la position de chacun des grands: les approches sont différentes, mais ils se rejoindront de toute façon si le danger devenait imminent. Ils soulignent la position très ferme des Anglais, qui s'opposent au Gal DE GAULLE. Ils évoquent les négociations possibles avec l'URSS. - Ils envisagent ensuite la possibilité d'une conférence au sommet, son utilité et ses répercussions. Beaucoup estiment que cela ne servirait à rien. Mais tant que les pays discutent, ils ne se lancent pas des bombes. FROSSARD estime que les Soviétiques tentent de mettre les Occidentaux dans la position de l'agresseur. Ils envisagent les possibilités que d'autres pays soutiennent le clan des Occidentaux en cas de conférence à l'ONU. Beaucoup seraient prêts à revoir un traité d'occupation qui date de 14 ans. - Ils débattent ensuite de la proposition du Gal DE GAULLE d'aide collective et mondiale aux pays sous-développés. M.CLAVEL y est très favorable. Cette proposition diplomatique permettrait de détourner l'attention de la proposition soviétique sur Berlin. P.CORVAL souligne la disproportion énorme entre les pays riches et les pays pauvres, en citant des chiffres tirés d'un ouvrage d'A.SAUVY. Ils évoquent le fait que la lutte des classes est transposée au plan mondial entre les pays riches et les pays prolétaires. CHARPY croit peu à ce dispositif qui suppose que l'Est et l'Ouest soient prêts à travailler ensemble, sans imposer un style de vie aux pays sous-développés. SCHREIBER affirme que, de plus, les peuples occidentaux et soviétiques ne sont pas prêts à faire les sacrifices considérables que cela implique. TOURNOUX pense que c'est pourtant une proposition à envisager, car nous entrons dans une aire de grands ensembles, et de grands ensembles de coopération.

Producteur / co-producteur Radiodiffusion Télévision Française
Générique Réalisateur : Arnaud Desjardins
Producteur : Pierre Corval
Présentateur : Pierre Corval
Participants : Pierre Charpy, Jean Raymond Tournoux, André Frossard, Maurice Clavel
Histoire et conflits
Politique

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