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Ostéopathie : que vaut la science des mains ?

Ostéopathie : que vaut la science des mains ?

20 heures - 30.09.2015 - 06:02 - vidéo

Formation, efficacité des soins, spécificités du métier, reconnaissance du monde médical : enquête sur l' ostéopathie qui a conquis la France. 23 000 ostéopathes exercent en France, mais les consultations ne sont pas prises en charge par la Sécurité sociale et beaucoup s'interrogent toujours sur ses vertus. Que vaut la science des mains ? Torticolis, lumbago, entorse, troubles digestifs ou du sommeil, l'ostéopathie guérirait tous ces maux. Un adulte sur deux affirme avoir consulté un ostéopathe. Mais comment ces professionnels sont-ils formés ? Leurs manipulations peuvent-elles être dangereuses ? Paul-Elie COHEN, médecin ostéopathe, depuis plus de 20 ans soigne une patiente qui a régulièrement des problèmes de dos et la manipule pour la soulager. La patiente allongée : "je ressens une petite douleur forcément, mais je me sens complètement débloquée. Le blocage au niveau du cou disparaît." L'ostéopathe a étiré la zone douloureuse. Le Dr Paul-Elie COHEN : "les mains suivent le mouvement des tissus et les flux dans le corps. Il ne faut pas bouger. Il faut recevoir l'information du patient." Contrairement au kinésithérapeute, l'ostéopathe agit en même temps sur les muscles, les os et les nerfs. Le dr COHEN explique la différence entre ostéopathie et kinésithérapie. La grande majorité des ostéopathes ne sont pas médecins et sont formés dans une des 23 écoles privées accessibles après le bac et agréées par le ministère de la Santé. Les étudiants paient en moyenne 40 000 euros pour cinq ans d'études théoriques et pratiques. Aurélie DUQUET vient pour ses jumeaux de quatre mois. Elle a rendez-vous avec Julien BAZIN, étudiant de 5ème année qui soigne ces bébés nés prématurément et souffrent d'un torticolis congénital. C'est une consultation délicate qui se déroule sous l'oeil attentif de la formatrice. La maman n'est pas inquiète de cette prise en charge par un étudiant et constate que le bébé va mieux. Pourtant, certaines manipulations sont risquées, surtout quand il s'agit des cervicales. Une sur 400 000 entraînerait un AVC. Nelly, une patiente souffrant d'une malformation de la colonne vertébrale a vécu une mauvaise expérience : "je devais avoir une rééducation des muscles au niveau de l'épaule. Il a fait beaucoup de manipulations cervicales jusqu'au jour où je mes suis plainte de fortes douleurs, de céphalées et un matin j'ai dû me rendre à l'hôpital en urgence." Le médecin qui la soigne, Jean-François SALMOCHI, médecine physique et réadaptation à la clinique du Parc (Lyon), déconseille à tous ses patients le recours aux ostéopathes : "je pense que c'est une profession inutile. Nous sommes déjà bien occupés par les médecins, les kinésithérapeutes qui couvrent toute la pathologie. Cette profession n'est pas utile pour la santé publique." Pourtant cette discipline est de plus en plus reconnue par les autorités médicales. Jean-Pierre GUILLAUME, collège Ostéopathique Européen : " l'osthéopathie rentre à l'hôpital, c'est une forme de reconnaissance et les chefs de service ne permettraient pas aux ostéopathes d'agir s'ils n'avaient pas une certaine garantie sur la qualité de ces intervenants." Nelly SAKORAMOS devra porter un corset sur mesure pendant six mois, une technique de soins validée depuis des dizaines d'années mais bien loin des thérapies manuelles de l'ostéopathie.

Producteur / co-producteur France 2
Générique Journaliste : Florence Bouquillat Journaliste reporter d'images : Frédéric Bohn Monteur : Stéphane Wislin Participants : Jean Pierre Guillaume, Paul Elie Cohen, Jean François Salmochi
Descripteur(s) colonne vertébrale, consultation, corset, école, étudiant, formation initiale, geste, médecin, médecine, ostéopathie, prix, risque médical, santé publique, traitement médical, vertèbre

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