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L’être humain au cœur des peintures d’Edvard Munch

L’être humain au cœur des peintures d’Edvard Munch

Le Musée d'Orsay propose une exposition dédiée au peintre norvégien Edvard Munch jusqu'au mois de janvier 2023. Son plus célèbre tableau, «Le cri» ne sera pas exposé, l'occasion de découvrir le reste de son œuvre.

Par Romane Sauvage - Publié le 20.09.2022
Munch vision du nord - 1998 - 02:30 - vidéo
 

Jusqu'au 22 janvier 2023, le peintre norvégien Edvard Munch (1863-1944) est à l’honneur au Musée d’Orsay. L’exposition, intitulée «Un poème de vie, d’amour et de mort», retrace l'œuvre de cet artiste pionnier de l’expressionnisme.

L’un de ses plus célèbres tableaux, Le cri, n’y sera pas exposé : il n’est prêté que très rarement par la Norvège depuis un vol en août 2004. Cette absence laisse le champ libre au reste de l'œuvre prolifique et préoccupée de l’artiste, où il peint son propre état émotionnel.

En 1998, Paris avait toutefois pu accueillir le célèbre tableau dans une exposition au Musée d’Art Moderne. Celui-ci, «réalisé en 1893, constitue l’acte de naissance de l’expressionnisme», soulignait le reportage de France 2 en tête de cet article. Sur les images, le trait épais de Munch laissait apparaître le ciel rouge et menaçant, les courbes inquiétantes et le personnage angoissé de la fameuse peinture. 

Alors que s'affichaient à l’écran les expressions fatiguées et stressées des personnages peints par Munch, le journaliste Georges Begou expliquait : « Munch est un mélancolique au sens ancien du terme, on dit aujourd’hui maniaco-dépressif. La poésie fout le camp : du paisible fjord d’Oslo, Munch donne une image torturée, les souvenirs d’été des demoiselles à capeline s'évanouissent vite, du débarcadère ne reste qu’un vestige. »

Une âme douloureuse

« L'être humain est au centre de son travail », énonçait Suzanne Pagé, commissaire de l’exposition du Musée d’Art Moderne, dans le reportage. Et de poursuivre ses explications : « Et au-delà de l’être humain, peut-être (...), son âme douloureuse. » 

Car l'œuvre d’Edvard Munch est aussi le reflet de sa vie. «Dans sa vie comme dans ses tableaux, la vision de la mort est omniprésente, très jeune, il perd sa mère et sa sœur. Il ne s’en remet pas », explique le journaliste. Et d’ajouter, en commentant une peinture où le rouge prédomine : «Cette âme douloureuse tient également à l’échec de sa vie sentimentale, l’amour n’est que flamme et cendre. Il transforme en parure sanglante la vigne vierge de la maison du couple. »

« Il faut aller s’émouvoir (...) du génie bouleversant de Munch, le solitaire », concluait alors le journaliste.

Au Musée d’Orsay,  les spectateurs pourront s’émouvoir encore de l'œuvre du peintre norvégien, et notamment d'une litographie du Cri de 1895. La dernière fois qu'une version originale du tableau est venue en France remonte à 2015, pour l'exposition «Les clés de la passion», à la Fondation Vuitton, dirigée par Suzanne Pagé, déjà à l'oeuvre en 1998...

 

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