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1979, l'Europe enjeu de la guerre froide

1979, l'Europe enjeu de la guerre froide

Le 13 décembre 1979, les pays occidentaux membres de l'Otan décident de l'installation sur le sol européen des fusées américaines Pershing en réponse aux fusées soviétiques SS-20.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 09.12.2019 - Mis à jour le 09.12.2019

1979, l'Europe enjeu de la guerre froide

Le 13 décembre 1979, les pays occidentaux membres de l'Otan décident de l'installation sur le sol européen des fusées américaines Pershing en réponse aux fusées soviétiques SS-20.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 09.12.2019 - Mis à jour le 09.12.2019
Réunion OTAN Bruxelles - 1979 - 03:36 - vidéo
 
Réunion OTAN Bruxelles - 1979 - 03:36 - vidéo
Le 13 décembre 1979, les pays occidentaux membres de l'Otan décident de l'installation sur le sol européen des fusées américaines Pershing en réponse aux fusées soviétiques SS-20. Une crise qui va mettre l'Europe au coeur de la guerre froide.

Depuis 1977, les Soviétiques ont commencé à déployer des missiles balistiques nucléaires à l'Est du rideau de fer, et notamment en RDA. Ces fusées à moyenne portée, qui peuvent atteindre des cibles à 5000 km, menacent directement les pays d'Europe occidentale. L'URSS possède un avantage stratégique sur le « monde libre ».

Pour les Etats-Unis et les pays d''Europe occidentale, cette menace, en plus de faire peser un insupportable risque militaire, se double d'un risque politique. L'équilibre des forces qui prévaut depuis des années en Europe entre forces de l'OTAN et forces du Pacte de Varsovie n'est plus assuré.

Les forces de l'OTAN, conduites par les Etats-Unis, décident donc au sommet de Bruxelles, du 12 au 13 décembre 1979, le déploiement de missiles américains de dernière génération, les Pershing II, afin de contrebalancer la supériorité technologique soviétique.

Ce faisant, la décision américaine nourrit un fort sentiment pacifiste, notamment en Allemagne fédérale, épicentre de la crise, où certains mouvements critiquent une décision qu'ils jugent dangereuse, avec notamment le slogan de « plutôt rouge que mort », c'est-à-dire « plutôt risquer la domination de l'URSS que la mort par guerre nucléaire ». 

Les Américains bénéficieront du soutien sans faille des dirigeants français, allemand et britannique, qui soutiendront cette politique contre leur opinion publique.

La crise des Euromissile durera jusqu'en 1987, date à laquelle les fusées américaines et soviétiques sont retirées d'Europe. 


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