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1971, Louis de Funès regrette de tourner des films trop classiques

1971, Louis de Funès regrette de tourner des films trop classiques

Lorsque l'on évoque Louis de Funès, c'est sa stature de comique qui saute à l'esprit. Cette interview nous présente au contraire l'acteur sous un autre jour plus intime et plus lucide aussi. Elle dévoile sa vision de son métier d'acteur comique et du cinéma tel qu'il aimerait le pratiquer.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 17.04.2020 - Mis à jour le 17.04.2020

1971, Louis de Funès regrette de tourner des films trop classiques

Lorsque l'on évoque Louis de Funès, c'est sa stature de comique qui saute à l'esprit. Cette interview nous présente au contraire l'acteur sous un autre jour plus intime et plus lucide aussi. Elle dévoile sa vision de son métier d'acteur comique et du cinéma tel qu'il aimerait le pratiquer.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 17.04.2020 - Mis à jour le 17.04.2020
Louis de Funès évoque le rire - 1971 - 04:07 - vidéo
 
Louis de Funès évoque le rire - 1971 - 04:07 - vidéo

Interviewé pour l'édition télévisée du Journal de Paris, le 6 janvier 1971, Louis de Funès accorde une interview atypique. Cette pépite, redécouverte il y a peu dans nos archives, dévoile une facette méconnue du comédien. Loin de son personnage de comique préféré des Français, l'acteur apparaît très posé, s'interrogeant sur l'humour, sur son jeu d'acteur et sur la manière dont il aimerait poursuivre sa carrière cinématographique.

"Ma passion, c'est le rire. Etre comique, c'est un don, qui m'a coûté cher au début et qui maintenant me rapporte".

Si l'interview débute sur une pirouette, le comique va peu à peu dévoiler un visage plus austère, loin de son image de trublion survolté du 7ème Art : "Je suis très sérieux malheureusement. Je m'ennuie à mourir avec moi-même (…) je me sens sérieux (...) C'est sur scène ou sur un plateau qu'il y a une soupape qui s'ouvre, et là, c'est moi, je crois". 

Lorsque la journaliste lui demande s'il a bon caractère, s'il fait rire ses proches, il répond : "Ça dépend des jours. Il faut que je sois en forme (…) je n'ai pas bon caractère, parce que je cherche la perfection en tout et chez les autres. Alors je serai perpétuellement insatisfait." Mais il tempère comme pour rassurer, "Mais je suis extrêmement heureux".

Quant à ses désirs ou aux choses qu'il n'a pas faites, après un instant de réflexion, il poursuit, "dans le métier, j'aimerais tourner dans des films qui soient mis en scène d'une façon plus moderne, comme Butch Cassidy, Le Lauréat ou comme Macadam Cowboy mais en comique. J'aimerais bien faire ça. C'est un nouveau langage, c'est une nouvelle écriture et j'aimerais bien faire ça. Je trouve que je tourne dans des films qui sont toujours un peu trop classiques".

Il le regrette et avoue volontiers se sentir prisonnier de son image de comique : "Il y a un écueil, car les auteurs m'écrivent toujours le même style de personnage de mauvaise humeur, irascible, injuste, vil, candide à la fois et j'aimerais bien en sortir. C'est pour ça qu'après le film de Gérard Oury [La folie des grandeurs], je vais prendre un petit battement d'une année pour faire ça et essayer de travailler avec un scénariste, je ne sais pas avec qui. Chercher autre chose."

L'acteur décédé en 1982 a joué dans 140 films. Il a obtenu un César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière en 1980.

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