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1964, lorsqu'on encourageait l'usage du plastique jetable

1964, lorsqu'on encourageait l'usage du plastique jetable

Pour lutter contre le fléau du plastique qui menace les écosystèmes, une loi interdit depuis le 1er janvier l'usage de divers ustensiles plastiques jetables, comme les couverts et les touillettes. En 1964, un reportage illustrait la nouvelle société de consommation et du tout jetable. 


Par la rédaction de l'INA - Publié le 04.01.2021 - Mis à jour le 04.01.2021

1964, lorsqu'on encourageait l'usage du plastique jetable

Pour lutter contre le fléau du plastique qui menace les écosystèmes, une loi interdit depuis le 1er janvier l'usage de divers ustensiles plastiques jetables, comme les couverts et les touillettes. En 1964, un reportage illustrait la nouvelle société de consommation et du tout jetable. 


Par la rédaction de l'INA - Publié le 04.01.2021 - Mis à jour le 04.01.2021
Une grande vague des "emballages perdus" - 1964 - 01:03 - vidéo
 
Une grande vague des "emballages perdus" - 1964 - 01:03 - vidéo
Pour lutter contre le fléau du plastique qui menace les écosystèmes, une loi interdit depuis le 1er janvier l'usage de divers ustensiles plastiques jetables, comme les couverts et les touillettes. En 1964, un reportage illustrait la nouvelle société de consommation en ventant les charmes du tout jetable.

Le reportage des Actualités françaises rend compte de la tenue du salon de l'emballage, au Cnit de la Défense. Le commentaire évoque le changement de comportement du consommateur : « Réputé jadis grand collectionneur de récipients vides, le Français s'habitue à tout jeter après usage ».

Le salon récompense les industriels qui mettent en oeuvre cette nouvelle philosophie du tout-jetable : « Fait significatif, l'un des oscars du salon est allé à une société qui révolutionne la distribution des vins de consommation courante avec un emballage ultra léger, non consigné. Donc le vin lui-même se plie au nouveau style. »

Un nouveau style, c'est-à-dire des bouteilles en plastique, « fabriquées en grande série près de Marseille, ces majorettes qui ne pèsent que 36 grammes ne servent plus strictement qu'à l'acheminement du vin, du lieu d'embouteillage à la table où il sera consommé. »

Le commentaire se fait alors philosophe, reconnaissant le gain de temps de ces nouvelles pratiques pour le consommateur [et la fameuse ménagère des Trente Glorieuses ] : « A la bouteille d'hier qu'il fallait récupérer, laver, au prix d'une manutention coûteuse, succède aujourd'hui la bouteille que l'on jette, purement et simplement. La vie moderne est la grande ennemie du temps perdu, et le jour n'est peut être pas si loin où, le repas terminé, le couvert, au même titre que la bouteille, retournera aussitôt au néant. Expéditif et tellement reposant ! »


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