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En 1964, on encourageait l'usage du plastique jetable

En 1964, on encourageait l'usage du plastique jetable

Pour lutter contre le fléau du plastique qui menace les écosystèmes, de nouvelles interdictions du plastique à usage unique ont pris effet le 1er janvier. Il y a près de 60 ans, en plein cœur des Trente Glorieuses, la société française se mettait à l'heure du tout jetable. Sans trop se poser de questions.

Par la rédaction de l'INA - Publié le 04.01.2021 - Mis à jour le 02.01.2023
Une grande vague des "emballages perdus" - 1964 - 01:03 - vidéo
 

L'ACTU.

Après l'interdiction en 2021 de la vaisselle jetable en plastique, les pailles et autres touillettes, puis en 2022 des emballages en plastique de certains fruits et légumes non transformés, des jouets en plastique offerts dans les menus pour enfants et les emballages en plastique pour la livraison des journaux, magazines et publicités, voici une nouvelle mesure pour lutter contre le plastique à usage unique. Depuis dimanche 1er janvier 2023, la restauration rapide n'a plus le droit de fournir des contenants jetables à ses clients consommant sur place.

LES ARCHIVES.

Au milieu des années 1960, en plein cœur des Trente Glorieuses, l'attitude des industriels et des Français en général était tout autre. C'était alors l'essor de la civilisation du plastique, et ce reportage des « Actualités françaises » présenté en tête d'articles illustre parfaitement cet état d'esprit. Il rendait compte de la tenue du salon de l'emballage, au tout nouveau Cnit de la Défense. Le commentaire évoquait le changement de comportement du consommateur : « Réputé jadis grand collectionneur de récipients vides, le Français s'habitue à tout jeter après usage. »

Le salon récompensait les industriels qui mettent en œuvre cette nouvelle philosophie du tout-jetable : « Fait significatif, l'un des oscars du salon est allé à une société qui révolutionne la distribution des vins de consommation courante avec un emballage ultra léger, non consigné. Donc le vin lui-même se plie au nouveau style. »

Du vin dans des bouteilles en plastique

Un nouveau style, c'est-à-dire des bouteilles en plastique, « fabriquées en grande série près de Marseille, ces majorettes qui ne pèsent que 36 grammes ne servent plus strictement qu'à l'acheminement du vin, du lieu d'embouteillage à la table où il sera consommé. »

Le commentaire se faisait alors philosophe, reconnaissant le gain de temps de ces nouvelles pratiques pour le consommateur - et la fameuse ménagère des Trente Glorieuses - : « À la bouteille d'hier qu'il fallait récupérer, laver, au prix d'une manutention coûteuse, succède aujourd'hui la bouteille que l'on jette, purement et simplement. La vie moderne est la grande ennemie du temps perdu et le jour n'est peut-être pas si loin où, le repas terminé, le couvert, au même titre que la bouteille, retournera aussitôt au néant. Expéditif et tellement reposant ! »

Dossier sur le fast-food
1981 - 06:54 - vidéo

Le retour au néant du plastique ne faisant pas partie des dernières innovations, il est désormais interdit pour les clients mangeant sur place dans les fast-foods. Un changement radical puisque dès ses débuts en France, la restauration rapide en faisait un usage massif comme le montre cette archive de 1981.

Pour les créateurs de contenus

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