"Je le ferai demain". A l’occasion de la journée mondiale de la procrastination, ina.fr revient sur ce phénomène mal connu. Simple démotivation ou véritable pathologie ? Réponse en images

Tout remettre au lendemain : défaire des cartons, faire les courses, faire ses papiers, Sébastien Defrance, "procrastineur professionnel", n'y arrive pas, ce qui le met en difficulté, puisque faute de s'être inscrit au chômage, il ne touche rien pour vivre ! Et pourtant, il est organisé et utilise même un logiciel pour le seconder... Pas très convaincant !

"J'ai pas peur des papiers, comme j'ai pas peur des cartons mais je les ferai demain..."

Trop s'organiser empêche d'agir. Sylvaine Pascual (coach en développement personnel) l'affirme : "son organisation peut être une façon de continuer sa procrastination. Pendant que je m'organise, je ne fais pas mes tâches. C'est assez typique. Les procrastineurs ne sont pas des gens qui ne font rien, ce sont des gens qui font autre chose à la place de certaines tâches." 

Et Bruno Koeltz, auteur de Comment ne pas tout remettre au lendemain ?, enseigne ce trouble à l'université à de futurs médecins ou psychologues. Pour lui, elle peut cacher une dépression. Il les classe en trois catégories : les épicuriens, les perfectionnistes trop soucieux de bien faire et ceux qui manquent de confiance en eux.

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Pas de solution miracle, seulement de l'auto-discipline. "Ce que l'on propose dans ce moment-là, c'est la technique du salami qui consiste à couper la journée en différentes tranches et que chaque tranche puisse être, elle, source de récompense. Par exemple si je travaille une heure, après je vais m'octroyer le plaisir d'appeler un copain ou de regarder un DVD."

Et peut-être n'ont-ils pas tort ces procrastineurs... car comme le chante si bien Annie Cordy, "Ça ira mieux demain"...

Florence Dartois

Rédaction Ina le 20/03/2019 à 17:41. Dernière mise à jour le 20/03/2019 à 17:49.
Economie et société