"Le Monde" publie ce mercredi le résultat d'une enquête sur 120 homicides conjugaux perpétrés par des hommes en 2018. Retour sur le combat de Jean-Michel Bouvier, qui milite pour que soit reconnu dans le droit français le terme de "féminicide" pour qualifier ces homicides. 

Que sont-ils devenus ? Ces femmes et ces hommes qui ont surgi dans nos JT pour nous étonner, pour lancer un coup de gueule, ou pour nous alerter ? Des personnages de la vie réelle qui sortaient de l'ordinaire parce qu'ils menaient un combat en notre nom sans que nous devinions que ce combat deviendrait le nôtre des années plus tard. Parce qu'ils étaient originaux, en avance, parce qu'ils défrichaient de territoires et des modes de vie qui allaient devenir notre quotidien. 

Ces hommes et ces femmes qui ont « fait l'actu » avant de tomber dans l'anonymat médiatique, l'Ina est allé à leur rencontre. Nous les avons retrouvés. Et, en visionnant nos archives, ils ont replongés dans leur passé, ce fameux jour où ils ont marqué le petit écran de leur empreinte. « Le jour où... », c'est le nom de ce nouveau rendez-vous, diffusé sur la chaîne FranceInfo, sur notre site et sur nos réseaux. Ce jour où une tranche de leur existence a été livrée au public. Ce jour où, parfois, leur vie a basculé.

Pour notre premier rendez-vous, nous sommes allés à la rencontre de Jean-Michel Bouvier. Le 29 juillet 2011, ce père de famille apprend la mort de sa fille Cassandre, violée et tuée, alors qu'elle était en voyage en Argentine avec une amie. Lors de son séjour à Buenos Aires, il découvre l'existence d'un terme qui qualifie ce genre de meurtre : le féminicide. Jean-Michel Bouvier revient chez lui avec une idée en tête, faire reconnaître ce terme en France et obtenir son inscription dans le code pénal. Une première, mais un combat vain jusqu'à présent. Bien que, désormais, des associations féministes se battent elles-aussi pour que la spécificité des violences faites aux femmes soit reconnue.

Rédaction Ina le 06/01/2020 à 17:06. Dernière mise à jour le 03/06/2020 à 10:38.
Economie et société