Le Pape François crée du remous au sein des communautés traditionalistes après sa décision de restreindre la messe en latin, un rite qu'avait cherché au contraire à promouvoir son prédécesseur Benoit XVI. Retour en 1970, dans une église qui célébrait toujours la messe en latin.

Le 16 juillet, le Pape François signait un Motu proprio, c'est-à-dire un décret pris de sa propre initiative, abrogeant la libéralité ouverte par Benoît XVI en 2007 de célébrer la messe selon le rite dit de « saint Pie V », en vigueur avant la réforme de Vatican II. C'est en effet avec Vatican II, ce grand concile modernisateur de l'église catholique, tenu entre 1962 et 1965, que la réforme de la messe trouve sa source. Ce concile se traduisait en pratique dans les églises françaises par l'ordonnance du 3 janvier 1965 de l'épiscopat français qui autorisait (et encourageait) la messe en français. 

En 1970, certaines églises préféraient néanmoins toujours célébrer la messe en latin. A travers la continuation d'une telle pratique se jouait l'opposition entre deux visions de l'Eglise catholique. L'archive en tête d'article montre ainsi le choix que faisaient certains paroissiens de venir suivre une messe en latin dans la commune du Port-Marly (Yvelines).

Rédaction Ina le 02/01/2020 à 11:53. Dernière mise à jour le 21/07/2021 à 10:25.
Economie et société