Le 30 juillet 1960, dans l'émission "Cinépanorama", celle que l'on surnommait "la muse de Saint-Germain-des-Prés", évoquait ce quartier en pleine effervescence après la Libération et qui allait devenir le laboratoire culturel et intellectuel de la France d'après-guerre.

"On était des gens libres et jeunes et curieux, et on a eu la possibilité de se trouver tous ensemble..." 

En vacances en Ardèche, Juliette Gréco explique pourquoi ce quartier de la capitale était à son avis devenu un lieu de réunion, par tradition, "parce que c'était là que se réunissaient les Surréalistes et puis c'est un bel endroit…" la chanteuse poursuit, "les défauts de Saint-Germain-des-Prés ? Il n'y en avait pas au départ. Le seul ennui, c'est que les gens se sont aperçus brutalement, qu'il y avait un mouvement, un certain courant de fraîcheur dans un endroit… elle plaisante,  "c'est normal, c’était à l'intérieur des caves ! Mais tempère, "C'était quand même extrêmement sérieux, on était des gens libres et jeunes et curieux, et on a eu la possibilité de se trouver tous ensemble. Et de pouvoir poser des questions, par exemple à Albert Camus ou comme à Jean-Paul Sartre ou comme à Raymond Queneau ou même comme à Boris Vian".

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Juliette Gréco conclut, "Je ne regrette rien parce que je pense que d'autres gens viendront derrière, qui répondront à des questions que je poserai".

Rédaction Ina le 24/09/2020 à 11:16. Dernière mise à jour le 24/09/2020 à 15:35.
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