Edmond Locard : 1ère partie - Audio Ina.fr

Edmond Locard : 1ère partie

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Edmond Locard : 1ère partie

Entretiens avec

audio 01 sept. 1955 673 vues 13min 52s

Rencontre avec Edmond LOCARD, créateur et directeur-pendant près d'un demi siècle - du laboratoire de police de LYON chez lui, entretien mené par Madeleine FINIDORI et Léon ZITRONE : Léon ZITRONE décrit le professeur LOCARD et Madeleine FINIDORI décrit son appartement. - A 1'24 : Edmond LOCARD décrit les pièces conservées dans son appartement, témoignages des différentes affaires qu'il a traité ou d'affaires célèbres. (Lettre de RAVACHOL ; éléments liés à Vidocq ; vers poétiques de LACENAIRE). Madeleine FINIDORI lit les derniers vers écrits par LACENAIRE. Edmond LOCARD décrit ensuite le testament de Giuseppe FIESCHI (raconte une anecdote sur son exécution et sa veuve); une lettre de Sylvio PELLICO, illustre prisonnier, auteur de "Mes prisons"; une lettre de LATUDE [Jean Henry, dit Danry, dit Masers de Latude], autre prisonnier célèbre, resté 25 ans à la Bastille et célèbre pour ses évasions. - A 4'55 : son album renfermant plusieurs milliers de tatouages, il en décrit quelques-uns. La mode du tatouage tend à disparaître, il décrit le plus beau tatouage qu'il ait vu. - A 6'03 : évocation de la lettre de Jéronimo CASERIO, qui assassina le président CARNOT. Ses plus belles pièces sont une lettre de Nicolas de CATINAT écrite dans le grand chiffre de Louis XIV (code secret qui a disparu à la mort de Louis XIV, dont seuls quatre grands hommes avaient la clé - Louvois, Turenne et CATINAT) - Code décrypté dans les années 30 par le commandant BASERIE (?) chef du service du chiffre du ministère de la guerre. La découverte de ce code a permit de trouver l'identité du masque de fer, MARCIALI (?), le ministre traitre du Duc de Modène. - A 7'22 : l'autre pièce exceptionnelle est une lettre de madame LAFARGE qui a empoisonné son mari et qui avait un style épistolaire remarquable. Il plaisante sur ses nombreux admirateurs. - A 8'18 : Edmond LOCARD explique ce qu'il pense des auteurs de romans policiers. Il constate leur "effroyable ignorance technique" et conseille à ces auteurs de venir faire un stage dans les services de sûreté et dans un laboratoire de police. Donne l'exemple d'inexactitudes contenues dans les romans. Quelques exceptions cependant, comme le personnage de Sherlock HOLMES car son auteur, CONAN DOYLE, était un médecin légiste de valeur et avait été stagiaire dans une laboratoire de médecine légale. - A 10'02 : Edmond LOCARD explique la différence entre criminologie (connaissance des criminels au point de vue psychologique) et criminalistique (qui est la science des traces et de l'identification par la preuve indiciale). - A 10'38 : il ironise sur le commissaire MAIGRET "fruit d'une imagination charmante", il s'agit là de criminologie (aspect psychologique des personnages). - A 11'00 : Edmond LOCARD évoque les bons détectives rencontrés au cours de sa carrière, surtout en Angleterre et en France. Sir Basil THOMSON a été pour lui le plus grand des détectives qui a servi de modèle à CONAN DOYLE. Dans la police, il y a pour lui deux aspects : les enquêteurs et les administratifs. Il plaisante sur le côté fonctionnaire de la police. - A 12'11 : Edmond LOCARD évoque ensuite Arsène LUPIN qu'il aurait adoré connaître. Cependant les auteurs de roman policier sont "souvent dépassés par les événements". Il les appelle à nouveau à étudier dans les laboratoires pour connaître ce dont ils parlent. Il conclut, en excluant CONAN DOYLE et Arsène LUPIN, "Le reste, mon dieu, quel art d'accrocher les subjonctifs et de ne pas accorder les participes !".

Émission

Entretiens avec

Générique

participant

Edmond Locard

présentateur

Léon Zitrone
Madeleine Finidori

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