Lettre de New York par la Compagnie Renaud Barrault - Audio Ina.fr

Lettre de New York par la Compagnie Renaud Barrault

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Lettre de New York par la Compagnie Renaud Barrault

audio 25 déc. 1952 396 vues 59min 59s

Documentaire radiophonique inédit, consacré à la tournée de la Compagnie Renaud Barrault à New York. Le fil rouge du document est une "lettre" que Jean-Louis BARRAULT adresse aux auditeurs racontant la vie de la compagnie à New York. Elle est illustrée par des reportages de Pierre CRENESSE (envoyé spécial à New York, pour la RTF) dans différents lieux de la ville (hôtel, théâtres, universités, et dans les rues). Pendant six semaines, la Compagnie Renaud Barrault présentera six spectacles au public américain : "Les fausses confidences" de MARIVAUX ; "Baptiste" (d'après "Les enfants du paradis") ; "Le procès" de KAFKA ; "Amphytrion" de MOLIERE ; "Occupe toi d'Amélie" de FEYDEAU et "Hamlet" de SHAKESPEARE. - A 0'00 : Lettre de Jean-Louis BARRAULT Récit de l'arrivée à New York par le train venant du Québec. Les taxis de New York, "tourbillon de gros insectes jaunes et rouges". Le tunnel de la grande Central Station. La vitalité dans les rues. Cite Céline : "New York est une ville que l'on reçoit debout !". Leur crainte de jouer dans un théâtre de 1800 places. Finalement, toutes les places étaient vendues, "SOLD out". - A 7'00 : Reportage à l'Hotel Waldorf Astoria (5'08) Pierre CRENESSE a suivi la soirée donnée en l'honneur de la compagnie, le soir de la première dit "openning night". Description du lieu et des invités prestigieux présents à cette soirée, comme Marlene DIETRICH. Interview de l'ambassadeur de France (Henri BONNET, non cité) sur l'importance de la tournée de la Compagnie Renaud Barrault. Son retentissement a une valeur politique. Il exprime l'amitié profonde qui lie la France et l'Amérique. Madeleine RENAUD présente à l'amasseur les membres de la compagnie. Jean Louis BARRAULT et toute la compagnie saluent l'exceptionnelle gentillesse des Américains depuis leur arrivée à New York. Quelques mots du conseiller culturel de l'ambassadeur de France qui exprime sa reconnaissance au peuple américain et à la presse pour leur accueil. Les Compagnons de la Chanson viennent de terminer leur engagement à New York et passe le relais à la compagnie. (Ambiance joyeuse en fond sonore, bruits de conversation ; chanson ; applaudissements). - A 12'08 : Lettre de Jean-Louis BARRAULT (suite) Récit du lendemain de la première. L'unanimité des critiques. Leur vie partagée entre l'hôtel et le théâtre où ils travaillent entre 10 heures du matin à minuit pour préparer les 6 spectacles qu'ils jouent en 19 jours ! - A 13'22 : Reportage au théâtre pendant la mise en place des éclairages "d'Amphytrion". Séance de travail entre Jean Louis BARRAULT, Robert et Fernand les deux techniciens français et Américain. La transposition des éclairages. Les problèmes de traduction du vocabulaire technique (ponctués de rires) : "switch board", "reset", "kill", "Snap off" et "Snap on". - A 16'25 : Lettre de Jean-Louis BARRAULT (suite) Récit de leur installation à l'hôtel. Description de leur appartement équipé de "kitchenette". Les coutumes de New York. Les boutiques "delicatessen". Les repas emportés dans un sac en papier. La liberté vestimentaire, la liberté d'esprit. - A 18'39 : Reportage chez un épicier new-yorkais. Madeleine RENAUD et Jean-Louis BARRAULT commandent des sandwichs en anglais. L'épicier parle du "french camembert" ! - A 21'32 : Témoignages sur New York Jean-Louis BARRAULT demande à chaque membre de la compagnie de donner ses impressions sur la ville. Dans une ambiance bonne enfant, ponctuée de rires, chacun se prête à l'exercice. Pierre (?) raconte une anecdote sur une jeune fille lisant des poèmes sur BAUDELAIRE. Lina (?) est électrisée par New York. "On dort peu et on est jamais fatigué !". Anaïs (?) donne son opinion "Bourguignonne" de la ville. Jean Pierre (?) raconte une anecdote sur une jeune femme lui disant "c'est extraordinaire, toute la nuit nous avons écouté la radio !". Maïenne (?) raconte une promenade à pied dans Broadway à la recherche d'un théâtre dans lequel avait joué son père. Léonard (?) parle de la population hétéroclite en fonction des quartiers. Un autre parle de l'enthousiasme de la jeunesse américaine. Simone VALERE est impressionnée par les building. Jean DESAILLY est fasciné par le Cinérama et la stéréophonie. Jean JUILLARD raconte comment il a acheté un bocal aux cornichons au sucre, ne sachant pas lire l'anglais ! Jacqueline (?) est déçue par sa visite sur la statue de la liberté : "on ne voit rien du tout !" (rires). Sognier (?) parle des couleurs de la ville rappelant l'atmosphère des romans de DOS PASSOS. Anne CARRERE parle des collections de peintures et du Metropolitain Museum. Jean François CALVE parle de l'importance accordée aux enfants à New York. Les écureuils à Central Park. Jean Louis BARRAULT et Régis HOUTIN racontent leur visite au building de l'ONU. Madeleine RENAUD parle de la fièvre hystérique pour préparer Noël, les boutiques, les lumières. Le sens de la famille. "L'enfant et la femme sont rois à New York !". Pour finir, toute la compagnie souhaite un bon Noël à la France : "BON NOEL !". - A 36'59 : Lettre de Jean-Louis BARRAULT (suite) Comme les micros sont interdits les jours de premières, il a demandé à Pierre CRENESSE d'interroger les new-yorkais, pour connaître le retentissement de leur représentation. - A 37 46 : Reportage de Pierre CRENESSE Interview d'une libraire du ROCKEFELLER Center sur la 5ème avenue, expliquant que les oeuvres jouées par la Compagnie Renaud Barrault sont épuisées ! Interview de Mme YOUTH (?), une aristocrate américaine, (en français avec un fort accent américain). Elle a vu presque tous les spectacles de la Compagnie. Elle salue le mélange d'esprit, de gaieté et de perfection. "Brillant c'est le mot qui me vient !". Pierre CRENESSE parle du quartier de Greenwich Village. Jacqueline LANDRI (?) donne ses impressions sur la performance de pantomime de Jean Louis BARRAULT dans "Baptiste". L'enthousiasme Pour le théâtre français considéré très chic ! - A 42'10 : Extrait d'un discours de Jean DESAILLY à l'Université de New York : il parle des avantages de l'alternance sur le plan artistique et sur le plan économique. "C'est une formule très française ; une sorte de placement de père de famille !" - A 43'27 : Extrait d'un discours de Jean-Louis BARRAULT à l'Université de Columbia : qu'est ce qu'une représentation théâtrale ? La confrontation de deux groupes humains couvrant toutes les classes de la société : le public et les personnages joués par les acteurs. Jean-Louis BARRAULT caricature les archétypes humains (rires dans la salle) - A 45'47 : Reportage dans un cours de théâtre où Pierre BERTIN donne des conseils à un acteur qui répète une scène (en français). - A 47'52 : Extrait d'un discours de Marie Hélène DASTE à l'Université de Columbia : elle évoque les funérailles de Jacques COPEAU. - A 50'19 : Extrait d'un Récital de poésie à l'Institut de France : Madeleine RENAUD dit un poème de PEGUY "La prière de l'enfant qui s'endort" (applaudissements) (3'50) - A 54'20 : Extrait d'un discours du professeur Maurice COINDREAU à l'Université de Princeton : il évoque le parcours de Jean Louis BARRAULT et de ses maîtres dont Charles DULLIN, Etienne DECROUX, Antonin ARTAUD, Charles Granval. - A 55'37 : Interview de Virgil THOMSON, critique américain, à propos de la musique de Pierre BOULEZ directeur musical de la Compagnie : il est reconnu comme l'un des chefs de la musique dodécaphonique. Sa célébrité devance la connaissance de sa musique. (En fond sonore Pierre BOULEZ joue au piano) - A 56'12 : Interview de Pierre BOULEZ : en quoi consiste son travail au sein de la compagnie. Adapter les partitions ; faire répéter les musiciens pendant les tournées. Il prépare une manifestation de Musique concrète. - A 58'00 : Lettre de Jean-Louis BARRAULT (suite) La fin de leur séjour. Le paquebot "Liberté" va les ramener en France. Remercie le public, les techniciens, le gouvernement français, leur imprésario, et les critiques new-yorkais pour leur bienveillance et leur ouverture d'esprit. Puis, Virgil THOMSON conclut par ces mots "la porte est ouverte à d'autres troupes françaises."

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