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Comment se prémunir contre le deep fake ?

Comment se prémunir contre le deep fake ?

Notre vidéo explique le principe et les usages malveillants de cette technologie. Et dans les programmes de formation du fact-checking de l'INA, le deep fake est devenu incontournable.

Manipuler Barack Obama pour lui faire dire qu’il déteste Donald Trump, pirater la voix d'un chef d'entreprise pour dérober 35 millions de dollars à une banque des Emirats ou voir une star dans une mauvaise posture, c’est l’utilisation malveillante du deepfake. Ces vidéos totalement fabriquées grâce à des logiciels basées sur des intelligences artificielles essaiment de plus en plus et deviennent une réalité à prendre en compte,  notamment en période électorale.

A l'oeil nu, il est possible de déjouer les pièges en observant les différentes qualités de l'image, la carnation ou encore la lumière. L'absurdité des scènes suffit parfois aussi à ne pas se faire piéger.

La vidéo ci-dessous donne des clés pour comprendre de quoi on parle et éviter les manipulations : 

Récemment, des chercheurs des universités de Berkeley et de Californie du Sud ont utilisé l’IA pour analyser certaines séquences douteuses. Elle est parvenue à détecter les deepfakes dans 92 % des cas, relevant entre autres une fixité du regard. 

Un avenir attend pourtant le deepfake, notamment au cinéma. Le youtubeur Shamook a par exemple impressionné les équipes de Disney et LucasFilm. Déçu par le rajeunissement de Luke Skywalker lors du dernier épisode de The Mandalorian,  Shamook a recréé la scène sur sa chaîne YouTube, 4 jours seulement après la sortie de l'épisode. Le résultat était tel que la société d'effets spéciaux Industrial Light and Magic (ILM), créée par le réalisateur de Star WarsGeorge Lucas, l'a embauché.