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Rencontre avec un Gaulois tailleur de pierre qui craignait qu'un avion lui tombe sur la tête

Rencontre avec un Gaulois tailleur de pierre qui craignait qu'un avion lui tombe sur la tête

Des Gaulois, il y en a au cinéma ou en bande dessinée. Et puis, en 1970, les journalistes rencontraient, dans un reportage pittoresque, un tailleur de pierre, cheveux longs et moustache bien taillée, qui se faisait appeler « le Gaulois ».

Par Romane Sauvage - Publié le 07.02.2023
Le gaulois - 1970 - 08:56 - vidéo
 

Des Gaulois populaires, il y en a au cinéma, mais aussi à la télévision. En 1970, l'émission « Vivre en France » de l'ORTF allait à la rencontre d'un tailleur de pierre aux cheveux longs et à la moustache parfaitement taillée. « Vivre en France, c'est aussi la vie des Français extraordinaires. La station régionale du Mans nous présente le Gaulois », annonçait le commentaire dans l'archive ci-dessus.

Perché sur une échelle, l'homme se présentait : « Alors, je suis le Gaulois, on m'appelle le Gaulois. J'ai 60 ans, j'ai commencé à travailler à 13 ans, voyez, pour tailler de la pierre. Je m'en porte pas mal, vous voyez que ça marche ! » La caméra s’arrêtait sur ses créations, de la simple pierre pour construction à l’œuvre soignée, dessinée puis taillée.

Pour son travail, il s'était inspiré des ouvrages de ses confrères. « J'ai d'abord admiré ce qui était construit. Tout ce qui était construit pourvu que ça ait du cachet, que ce soit beau, un peu. » Il avait voyagé en France, disait-il : « Dans la région notamment, mais surtout dans le midi, des travaux de Romains. » Conclusion, pour être tailleur de pierre : « Il faut avoir le tour de main. »

Le port de la moustache se perd

« Les Gaulois, c'était nos ancêtres et puis moi je me sens un encore un peu, j'aime ça », poursuivait le tailleur de pierre, massette et ciseau à pierre dans les mains. « Autrement dit, vous faites exprès de ressembler à un Gaulois ? », s’enquérait le journaliste. Réponse : « Non, on retrouve ce type-là chez moi, tous mes oncles avaient des moustaches. » Et de déplorer : « Les jeunes de nos jours n'ont pas de moustache, ce n'est pas pareil, voyez-vous ils ont l'air moins rudes. »

« Mes ancêtres les Gaulois avaient peur que le ciel leur tombe sur la tête. Moi, c'est les avions. Ils sont agaçants. (...) Vous savez, ils peuvent perdre les pédales et puis nous tomber purement et simplement sur le visage, comme ils tomberaient ailleurs », commentait-il en regardant le ciel. Pour sa pause repas, des pissenlits, des patates, parfois du hérisson. Il élevait aussi des lapins, des canards et quelques poules. « Ah, si je suis tranquille ? Vous le voyez bien, je suis heureux ! »

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