Le festival d'Aurillac

Redaction Ina le 21/08/2017 à 18:11. Dernière mise à jour le 23/08/2017 à 16:24.
Art et Culture

Du 23 au 26 août, les rues d’Aurillac vont vibrer au rythme du festival des arts de la rue, « ce merveilleux théâtre de tous les instants ». Créé en 1986 par Michel Crespin, scénographe passionné, il rassemble depuis tous les ans les plus belles troupes d’Europe et de plus petites formations, pour le plaisir de moments originaux et souvent surprenants…

La première édition du festival remonte donc à 1986. Michel Crespin, son fondateur, donne le ton des éditions à venir et de la philosophie générale du spectacle de rue : "Il faut étonner pour exister". Cette année-là, signe d'une ouverture à l'Europe, une troupe italienne donne un spectacle fellinien intitulé « La lunga notte ». L'occasion pour Yvon Bec, maire-adjoint aux affaires culturelles, d'exprimer la volonté de la part de la ville de faire une vraie politique culturelle populaire de qualité.

Coup de projecteur sur la première édition, en 1986.

Signe de son succès, le festival est réédité en 1987. C'est le signe d'une belle aventure qui séduit les habitants de la ville et du département. 

Extraits de spectacles de l'édition 1987.

En 1989, la participation de la troupe anglaise "Welfare State" et de son fondateur, John Fox.

En 1990, bonne ambiance et créativité sont toujours au rendez-vous. Pour René Souchon, le festival est un succès "au-delà des espérances" des organisateurs. 

Revue du festival, édition 1990.

En 1992, la production française est mise en avant du festival "Eclats", avec une ouverture sur les Amériques, comme l'explique Mireille Lacombe, Présidente du festival. Au programme notamment, la troupe Transe Express, qui a fait l'ouverture des Jeux Olympiques d'Albertville. Titre du spectacle de Transe Express, "l'homme catapulté" vaut le détour...

En 1992, coup de projecteur sur les troupes françaises, et notamment Transe Express.

L'affluence est chaque année au rendez-vous. En 1994, 50 000 amateurs se pressent dans les petites rues de la ville du Cantal.

Les meilleurs moments de l'édition 1994...

En 1995, la célèbre compagnie Royal De Luxe, fondée en 1979 et basée à Nantes depuis 1989, fait le show à Aurillac avec un spectacle égyptien...

La compagnie Royal De Luxe, en 1995.

Rétrospective de l'édition 1997.

En 1998, le festival accueille un spectacle d'une compagnie israélienne présentant une vision sarcastique de la société de leur pays. Cette année-là, c'est aussi la venue de la ministre de la culture Catherine Trautmann. Le maire de la ville, Yvon Bec, se réjouit de la participation financière en hausse de la part de l'Etat dans le budget du festival.

En 1998, la venue de la ministre Catherine Trautmann.

Rencontre en 2000 avec l'artiste Mauricio Celedon, et extraits du spectacle "Alice Underground" par la troupe du Theatro del Silencio. 

Rencontre avec Mauricio Celedon

 

Focus sur le groupe picard Tribal Jaze

Le festival est logiquement à la Une de la lutte des intermittents pour la défense de leurs droits. Ainsi, en 2006, cette thématique fait irruption dans les rues d'Aurillac et les artistes se font les porte voix de la défense de leur statut.

Interview en 2006 de Loïc Canitrot, délégué CGT aux spectacles et à la coordination des intermittents.

En hommage au décès du fondateur du festival, Michel Crespin, l'actuel président du festival, Jean Marie Songy, évoque sa personnalité et son riche parcours, depuis le manifeste de la Falaise des fous, point de départ du Centre national de création des arts de rue, à la création du festival et son implication pour "anoblir" le théâtre de rue.

Hommage à Michel Crespin par Jean Marie Songy