5 septembre 1972, JO de Munich, le terrorisme entre dans l'arène - Vidéo Ina.fr

5 septembre 1972, JO de Munich, le terrorisme entre dans l'arène

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5 septembre 1972, JO de Munich, le terrorisme entre dans l'arène

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video 05 sept. 2016 1172 vues 02min 31s

Nous sommes en Allemagne. Un commando palestinien prend en otages des athlètes israéliens aux Jeux Olympiques de Munich. Nous sommes le 5 septembre 1972, cet événement sanglant marquera un tournant dans la lutte antiterroriste, encore en vigueur aujourd'hui alors que les attentats se multiplient en Occident.
Dans l'après-midi, les terroristes sont encore retranchés avec leurs otages dans le village olympique. Ils se moquent des sommes astronomiques proposées par les négociateurs allemands.
Ce qu'ils veulent, c'est la libération de 234 Palestiniens emprisonnés en Israël, ainsi que celle d’Andreas Baader et Ulrike Meinhof, les chefs de la fraction armée rouge, internés en Allemagne. Le soir, après négociation, les membres de Septembre Noir et leurs otages sont transférés par hélicoptère sur un aéroport militaire, à 25 kilomètres de Munich, un avion les y attend pour décoller vers un pays arabe, leur promettent les autorités. En réalité un traquenard. Des coups de feu éclatent, un carnage racontée par le rédacteur en chef du Monde, quelques mois après les événements.

Les négociations et l'assaut lancés pour libérer les otages illustrent de façon dramatique les maladresses et l'amateurisme de la police allemande. Mauvais renseignements, absence de liaisons radio avec les tireurs d'élite, ceux-ci n'avaient même pas d'instrument à visée nocturne alors que l'assaut a été donné la nuit. Cette opération est devenue un cas d'école pour tous les gouvernements occidentaux, dépourvus de forces de réaction pour ce terrorisme d'un nouveau genre. L'attaque a viré au carnage, comme le raconte André Fontaine, rédacteur en chef du Monde, quelques mois après les événements.

Les conséquences sont multiples. Israël lance l'opération "colère de dieu", une série d'assassinats des responsables et de plusieurs dignitaires palestiniens. En Occident, les gouvernement prennent la mesure de l'événement. En 1974, la France crée le GIGN, une unité de gendarmerie spécialement entraînée à la lutte antiterroriste et aux prises d’otages. Côté police, la BRI, Brigade de recherche et d'intervention, est également renforcée. C'est cette BRI qui a abattu les deux terroristes devant l'église de Saint Etienne du Rouvray, en juillet dernier.

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Production

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Institut national de l'audiovisuel

Générique

rédacteur

Richard Poirot

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