Aidants familiaux, leur longue quête de reconnaissance - Vidéo Ina.fr

Aidants familiaux, leur longue quête de reconnaissance

 

Aidants familiaux, leur longue quête de reconnaissance

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video 11 déc. 2019 451 vues 02min 53s

Présentation du plan Grand Âge aujourd’hui au Conseil des ministres. Le vieillissement croissant de la population fait partie des enjeux majeurs du gouvernement. En 2050, 4,8 millions de personnes auront 85 ans et plus, contre 1,5 million aujourd’hui. Plusieurs actions sont envisagées par le gouvernement, et notamment en faveur des aidants familiaux. Un statut reconnu depuis peu.

Jacques Chirac Premier ministre (1986-1988) : "C’est ainsi qu’aujourd’hui 2 Français sur 10 ont un parent à charge âgé qui n’est plus autonome. "
1988. Le vieillissement croissant de la population inquiétait le gouvernement. Face au manque de place dans les structures spécialisées le Premier ministre Jacques Chirac appelait alors à la solidarité nationale : "Nous devons assumer à leur égard nos responsabilités. "
Aujourd’hui, plus de 4 millions de personnes accompagnent régulièrement un proche de 60 ans et plus. Des aidants familiaux qui consacrent leur temps et leur énergie à un proche âgé et dépendant.
Une aidante : "On est coincé un petit peu chez nous, on ne peut plus sortir, on ne peut plus inviter les amis qu’on veut. "
Une aide indispensable peu reconnue à cette époque par les pouvoirs publics. Seules quelques initiatives locales permettaient aux aidants de souffler pendant quelques jours.
"Ce soir M. et Mme Kintz partent en vacances. Pendant leur absence une association d’aide aux personnes âgées organisera des gardes à domicile un service peu remboursé par les caisses de retraite."
Dans les années 90, pour se serrer les coudes, les aidants familiaux commençaient à se réunir. Plus que du temps pour se reposer, ils réclamaient surtout une reconnaissance économique de leur investissement quotidien.
Yannick Barbançon Membre du collectif dépendance : Le risque dépendance n’est actuellement reconnu par aucun organisme de sécurité sociale. Et c’est justement ce que souhaite le collectif que nous représentons aujourd’hui, que ce risque soit reconnu pour être pris en charge normalement par la solidarité nationale comme tous les autres risques de la sécurité sociale.
Cette demande restera vaine… jusqu’en 2006. Le gouvernement annonçait alors la création d’un congé de soutien familial. Une pause de 3 mois renouvelable mais non-rémunéré accordé à tous les salariés pour s’occuper d’un parent dépendant. Une avancée notable mais pas suffisante selon cette aidante : "Je pense qu’en effet ça peut-être une bonne idée mais que très peu de personne pourront en bénéficier dans la mesure où un salaire un petit peu plus élevé que le smic, en aucun cas on peut se permettre de s’en priver. "
10 ans plus tard, en 2016, un “droit de répit” entrait en vigueur. Pour la première fois une aide financière de 500 euros/an était accordée à l’aidant. Un dispositif encore trop insuffisante pour cette femme en charge de son mari atteint d’Alzheimer : "Ce n’est pas miraculeux non. Il ne faut pas croire qu’ils nous font un gros cadeau."
En juillet 2019, Agnès Buzyn, la ministre de la santé, annonçait une évolution majeure dans la reconnaissance du statut d’aidant. Un congé de 3 mois rémunéré entre 40 et 50€ par jour. Il devrait entrer en vigueur à l’automne 2020.

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Production

producteur ou co-producteur

Institut national de l'audiovisuel

Générique

rédacteur

Ludivine Lopez
Géraldine Cornet Lavau

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