Maladie de Lyme : 30 ans de lutte pour une meilleure reconnaissance - Vidéo Ina.fr

Maladie de Lyme : 30 ans de lutte pour une meilleure reconnaissance

 

Maladie de Lyme : 30 ans de lutte pour une meilleure reconnaissance

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video 10 juil. 2019 812 vues 02min 46s

La maladie de Lyme est devenue une question majeure de santé publique. Début juillet 2019, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, évoquée une “augmentation significative” du nombre de cas depuis 2018. Depuis plusieurs décennies cette infection complexe transmise par les tiques est au coeur des discussions entre les professionnels de santé. Les malades poursuivent quant à eux un long combat pour une meilleure reconnaissance de cette maladie.
Dans les années 80, les premiers français atteints de la maladie de Lyme sont diagnostiqués dans le pays. Une maladie transmise à l’homme après une morsure de tique infectée de la bactérie borrelia, aux conséquences parfois très graves. A l’époque le diagnostic tardif de la maladie était déjà pointé du doigt. Une errance thérapeutique que certains dénonçaient encore 25 ans plus tard malgré les progrès de la sciences. En 2012, l’association strasbourgeoise Lyme Sans frontières rejoint par d’autres associations frontalières appelait alors à une meilleure reconnaissance de la maladie. Certains médecins prennent aussi part au combat. En 2015, ce spécialiste dénonçait le manque de fiabilité du test de dépistage français appelé Elisa.
Pr Christian Perronne Infectiologue au CHU Raymond Poincaré de Garches : "Les tests Elisa qui sont fait en première ligne ne sont pas suffisamment sensibles et malheureusement il n’y a que eux qui sont autorisés pour le dépistage en premier ligne du coup les médecins passent à côté de beaucoup de cas."
Cette année-là, le nombre de malades de Lyme diagnostiqués était en progression. 33 202 cas étaient officiellement recensés contre 26 146 en 2014. En 2016, c’est encore plus, près de 55 000 cas étaient recensés. Sans compter les milliers de malades toujours en errance médicale. Le professeur Perronne en appelait alors aux pouvoirs publics.
Pr Christian Perronne Infectiologue au CHU Raymond Poincaré de Garches : "Il y a une urgence sanitaire en France aujourd’hui et c’est politique il y a une décision à prendre en urgence."
En septembre 2016, face à la pression des associations et des médecins la ministre de la santé Marisol Touraine présentait un plan national de lutte contre la maladie de Lyme. L’amélioration du diagnostic et du traitement faisaient partie des priorités. Mais quelques mois plus tard, à la veille de l’élection présidentielle 2017, les malades en demandaient plus.
Matthias Lacoste, président de L'association Le droit de guérir : "Les Français ont le droit de savoir les candidats à la présidentielle doivent parler de ce sujet c’est une épidémie. Ils doivent tous en parler pendant leur campagne."
En 2018, en France le nombre de nouveaux cas de la maladie Lyme a encore connu une augmentation significative. 104 cas pour 100 000 habitants, contre 69 pour 100 000 en 2017. Des chiffres qui encore une fois ne prennent pas en compte les malades toujours en attente de diagnostic.






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Institut national de l'audiovisuel

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rédacteur

Ludivine Lopez
Géraldine Cornet Lavau

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