2000 : quand les adultes voulaient la peau des Pokémon - Vidéo Ina.fr

2000 : quand les adultes voulaient la peau des Pokémon

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2000 : quand les adultes voulaient la peau des Pokémon

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video 08 mai 2019 337 vues 02min 52s

Cinéma et la sortie de "Détective Pikachu". Pikachu, oui, le plus célèbre des Pokémon. Souvenez-vous, ces petits monstres japonais ont débarqué en France avec tout leur univers en 2000, ils ont captivé toute une génération et inquiété bien des parents. Quand les adultes voulaient la peau des Pokémon...
L’année 2000, l’année Pokémon. Pocket monster, monstres de poche en français… monstres tout court pour certains adultes.
"On a lutté contre Dorothée à l’époque de Dorothée, aujourd’hui on essaie de lutter contre les Pokémon."
Trois ans après leur apparition au Japon, les Pokémon ont envahi les écrans de Gameboy des jeunes Français. Dans le jeu, il s’agit d’élever des Pokémon, les collectionner, il y en a 150, et devenir maître Pokémon. Des heures et des heures pour y arriver, alors il faut parfois poser des limites.
Pokémon, un jeu débile ? N’allez pas dire ça à David, 14 ans et quelques arguments.
"C’est pas j’attaque, je bourrine, j’attaque, je bourrine ! Il faut réfléchir, il faut faire une équipe. Il y a 150 Pokémon, il faut assimiler les attaques de chacun, savoir ce qu’il faut faire, anticiper sur ce que l’autre va faire… Bon..."
Pour trancher la question, il a fallu consulter deux psychiatres. Pour Serge Tisseron, les Pokémon comportent un mécanisme d’identification et d’acceptation.
"Le Pokémon rondouillard, il va utiliser son poids, le Pokémon qui éternue tout le temps, il va utiliser son souffle… C’est comme si l’enfant était invité à se reconnaître dans une image de lui où il est engagé à utiliser ses faiblesses, des aspects de lui qu’il n’a pas choisi pour le meilleur."
Pour son confrère Samuel Lepastier, c’est de la violence et rien d’autre.
"Les relations entre les êtres vivants, entre les animaux, sont beaucoup plus différenciées que celles qui consistent à se taper sur la gueule, envoyer un rayon, à anesthésier l’autre, à l’hypnotiser et à le détruire."
Sous une autre forme, les Pokémon se sont imposés dans les cours de récré, en 2000 aussi, dans sa version jeu de cartes à collectionner.
Si ce n’était qu’une question de mémoire... Dans un collège en Normandie, il a fallu interdire les cartes : elles étaient au cœur d’un trafic entre élèves.
"Ça se vend cher ? Une carte comme Dracaufeu, ça se vend 200 francs. Mais personne ne l’achète 200 francs, ça tourne autour de 80 francs si on veut la vendre."
La franchise japonaise n’a cessé de se développer avec un tournant particulier en 2016 : Pokémon Go, ou la chasse aux petits monstres sur smartphone. Cette fois, les adultes s’y sont mis… et ont causé accidents de voitures et intrusions dans des espaces privés, avec un jeu à l’origine pour enfants.

Émission

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Production

producteur ou co-producteur

Institut national de l'audiovisuel

Générique

rédacteur

Géraldine Cornet Lavau
Tarik Khaldi

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