La révolution tunisienne en 5 actes - Vidéo Ina.fr

La révolution tunisienne en 5 actes

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La révolution tunisienne en 5 actes

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video 01 févr. 2018 343 vues 03min 01s

17 décembre 2010 : un suicide à Sidi Bouzid. Mohamed Bouazizi, vendeur ambulant, se fait confisquer arbitrairement par la police sa marchandise. Désespéré, il s’immole par le feu. Son acte marque le début d’une révolte dans tout le pays. " Commencé à Sidi Bouzid, le mouvement social s’est étendu à de nombreuses villes. Les manifestations se multiplient."
Le président Ben Ali, après 23 ans de pouvoir personnel est la cible des manifestations :
" Dégage-toi ! On en a marre des promesses, des mensonges ! ".
14 janvier 2011 : Ben Ali fuit : " Le président de la République étant dans l’incapacité d’exercer ses fonctions momentanément, j’assume désormais l’exercice des autorités du président de la République…l’homme que vous venait d’entendre s’appelle Mohamed Ghannouchi, il assure ce soir l’intérim d’un pouvoir laissé vacant en Tunisie par le président Ben Ali".
Ben Ali fuit pour l’Arabie Saoudite. Contesté par la rue, Ghannouchi démissionne après 6 semaines.
Béji Caïd Essebsi est nommé Premier ministre.
23 octobre 2011 : Premières élections libres. Les Tunisiens votent pour la formation d’une Assemblée constituante : " De longues files d’attente pour un jour si particulier. Les Tunisiens patientent pour choisir leur avenir avec l’émotion des premières fois, et le sentiment d’écrire l’histoire. " […] "Cette femme a 102 ans et voulait absolument voter : Je suis heureuse pour nos enfants. Je voulais absolument voter. Je suis heureuse pour nos enfants. Je suis heureuse que la Tunisie se mette debout et se débarrasse du mépris. "
Le parti islamiste Ennahda, majoritaire forme un gouvernement. Moncef Marzouki est élu président,
par l’Assemblée constituante. 26 janvier 2014 : adoption d’une nouvelle constitution. Après 2 ans de heurts et de négociations entre Islamistes et modérés, l’Assemblée adopte une constitution : "l’hymne nationale, une unité rare, trois ans après la révolution. Pour la Tunisie, un formidable espoir de démocratie. Il n’y a pas de fatalité ou bien la dictature ou le chaos et la violence. Il y a la liberté, la démocratie, le vivre-ensemble, la paix ! ".
" Au final un texte qui fait référence à l’Islam mais qui garantit aussi la liberté de croyance et l’égalité entre homme et femme".
31 décembre 2014 : Essebsi est investi président. L’islamiste modéré Moncef Marzouki est battu
à la présidentielle par le laïc Béji Caïd Essebsi. Ce dernier remporte l’élection avec 56% des voix :
"Nous avons tourné aujourd'hui la page de la compétition électorale et des tiraillements qu'elle a engendrés. En tant que chef de l'État je m'engage à être le président de toutes les Tunisiennes et les Tunisiens. "
Aujourd’hui, Essebsi est contesté par la rue, qui se plaint de la vie chère. Un parfum de révolution flotte toujours dans le pays.

Émission

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Production

producteur ou co-producteur

Institut national de l'audiovisuel

Générique

rédacteur

Richard Poirot
Paul Basse

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