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Les Françaises qui ont brisé le plafond de verre

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Les Françaises qui ont brisé le plafond de verre

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video 23 janv. 2018 65 vues 02min 48s

Pour la première fois en 2018 le Forum économique mondial de Davos est présidé par sept femmes dont Christine Lagarde, à la tête du FMI, et la directrice générale d’Engie, Isabelle Kocher. Deux femmes, deux Françaises, qui ont percé dans les hautes sphères économiques, longtemps dominées par les hommes.
En 1996, les entreprises dirigées par des femmes sont deux fois plus rentables
et grandissent deux fois plus vite.
C’est le résultat d’une étude pour le magazine L’Entreprise. Un exemple, avec Laurence Parisot, elle dirige l’IFOP, l’institut de sondage, elle a 36 ans et 160 salariés sous ses ordres. "J’ai eu la chance d’avoir un modèle familial de chefs d’entreprises qui m’a appris beaucoup de choses, puis par ailleurs j’ai été tout simplement persévérante, travailleuse, accrocheuse et ça c’est mon tempérament mais c’est un tempérament qu’on peut aussi trouver chez des hommes".
Malgré tout dans les années 90, une femme à la tête d’une société, ce n’est pas tout à fait naturel dans les esprits. En 1998, une chef d’entreprise nous raconte, écoutez.
"Lorsque je me déplace avec des collaborateurs ou des associés voire des grandes entreprises ou des collectivités locales, il est évident que moi, en tant que femme chef d’entreprise, je passe plus facilement pour la secrétaire ou l’assistante qui va prendre des notes".
Du machisme pur et dur, dans l’hexagone en tout cas. Aux Etats-Unis, une femme, une Française, s’est hissée à la tête du plus grand cabinet d’avocats du pays.
Nous sommes en 1999, cette femme, c’est Christine Lagarde. "Je crois que c’est un monde dans lequel les compétences priment sur les a priori. Et si les gens sont à la mesure des défis qui leurs sont posés sur le plan professionnel. Ces principes sont en train de disparaître. Je crois qu’on parle d’un vieux monde. Le monde de demain, je l’espère, fera fi de ces principes de machisme".
En France, ça reste compliqué. Les politiques s’emparent de la question dans les années 2000, mais il faut attendre 2011 pour qu’une loi soit votée. Elle prévoit un quota dans les entreprises de plus de 500 salariés.
"Pour changer cette situation, les députés ont voté une loi qui instaure un quota. D’ici 2017, les grandes entreprises devront avoir 40 % de femmes dans leurs conseils d’administration".
Et enfin en 2016, le CAC 40 fait une petite place aux femmes. Deux femmes exactement. Sophie Bellon à la tête de Sodexo, 420 000 salariés et Isabelle Kocher,
nouvelle directrice générale d’Engie, 150 000 salariés, 70 milliards de chiffre d’affaires. "Je me sens extrêmement émue aujourd’hui. Ca n’est pas une chose facile, c’est même un défi redoutable de prendre la direction d’un groupe de l’énergie".
Dans les entreprises cotées en bourse, les femmes ont fait du chemin. En 2003, elles étaient 5 % dans les directions, elles étaient 42 % l’an dernier. Pas loin de la parité, pas tout à fait non plus.




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Production

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Institut national de l'audiovisuel

Générique

rédacteur

Tarik Khaldi

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