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Le temps du gadget

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Le temps du gadget

Volume

video 26 nov. 1971 2431 vues 42min 42s

Le gadget a peu à peu envahi le quotidien. Mais s'interroge-t-on sur l'utilité de ces objets, leur utilisation, leur impact dans la vie courante et leur coût ? Le film rencontre des acteurs des milieux scientifique, commercial, technique et artistique qui donnent leur sentiment. Les interviews, dont certaines séquences sont dispersées tout au long du film, alternent avec des extraits de films ou des petits sketches tournés pour l'occasion.ABRAHAM MOLES, professeur de psychologie sociale à l'université de Strasbourg, est devant une table couverte de gadgets ou porteur d'une petite malette. Il présente avec humour des objets improbables : "Le gadget est une maladie de notre société industrielle". Un petit sketch montre comment les gadgets sont utilisés dans une famille moyenne.Le sujet sur le célèbre PAUL LOUP SULITZER est précédé d'une compilation d'articles de presse. Il reçoit dans son appartement qui est classique et dénué de modernité apparente. Il assume très bien de gagner beaucoup d'argent en vendant des gadgets. CARELMAN, dessinateur de formation surréaliste est créateur d'objets absurdes. Il évoque Lichtenberg, Lautréamont, l'humour et le rêve. Il montre un pavé en plastique, un sablier rempli par des cailloux, exemples d'objets inutiles qu'il affectionne particulièrement. Un extrait du film de Buster Keaton, "V.I.P.", et un nouveau sketch sur une "cuisine boule" viennent illustrer cette partie du magazine.MARIANNE GIANOLI, qui a introduit le "gadget" en France pense que les fourchettes ont du sembler inutiles à l'époque de leur invention en France. JACQUES TATI dénonce l'emprise que ces objets peuvent avoir sur les êtres humains et le fait dans ses films comme "Trafic" ou "Mon oncle", dont on voit des extraits.ROBERT BENAYOUN s'interroge sur l'habitude de JERRY LEWIS, son ami, qu'on voit dans un de ses sketches et sur une photo d'archives, qui enregistre tout ce qu'il dit et tout ce qu'on lui dit, et qui photographie tous les instants de sa vie. Pour OLIVIER BURGELIN, le "David" de Miguel Ortiz Berrocal reste une oeuvre même reproduite à un grand nombre d'exemplaires. Un gros plan sur l'objet montre qu'il peut se démonter.Pour aller plus loin, ALAIN OSSARD, publicitaire, explique à quoi sert le gadget dans la vente. S'appuyant sur Baudrillard ("Signal & Symboles), il décortique la manipulation utilisant la stratification sociale pour pousser à acheter. C'est la "confusion entre l'être et l'avoir". De même, il examine les raisons dont se servent les publicitaires pour déclencher l'acte l'achat : la rationalisation, respectable et rationnelle et la motivation, émotive et cachée. Il est publicitaire pour s'opposer à ces méthodes..Un dernier sketch met en scène des jeunes gens invités à prendre l'appéritif chez l'un d'entre eux. C'est l'occasion d'utiliser une série de gadgets plus ou moins utiles, voire un peu ridicules.L'émission se termine sur une présentation d'ouvrages sur le sujet, notamment "Les objets introuvables" de CARELMAN.

Émission

Volume

Production

producteur ou co-producteur

Office national de radiodiffusion télévision française

Générique

réalisateur

Gérard Poitou

producteur

Marc Gilbert

participant

Robert Benayoun
Jacques Tati
Paul Loup Sulitzer
Jacques Carelman
Abraham Moles
Olivier Burgelin

présentateur

Marc Gilbert

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