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Pour ou contre la presse enfantine

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Pour ou contre la presse enfantine

Liberté de l'esprit

video 09 févr. 1959 437 vues 31min 25s

Pierre CORVAL anime un débat sur la presse enfantine. Quelle est sa fonction auprès des enfants? A-t-elle une influence sur eux? Est-elle néfaste au développement de leur intelligence? Les incite-t-elle a tomber dans la délinquance juvénile? Voilà les thèmes dont débattrons ELISABETH GUERIN (?), psychologue et conseillère en orientation professionnelle, JEAN CHAPELLE (?), Prsdt du Syndicat Nal des Publications de la Jeunesse, RAOUL DUBOIS (?), instituteur et membre du bureau de la Fédération des Patronages Laïcs, PIERRE MORELLI(?), Magistrat à la Direction de l'Education Surveillée, Secrétaire de la Commission de Surveillance et de Contrôle de la Presse Enfantine, HENRI-GERARD VIOT, journaliste de Presse enfantine, et RENE FINKELSTEIN, Directeur de journaux d'enfants. - Les participants au débat regrettent que les parents ne fassent pas très attention aux journaux qu'ils achètent à leurs enfants. Ils étudient la différence de fonction dans le développement de l'enfant entre le jouet et le magazine illustré. IL apporte à l'enfant une possibilité de rêve et d'évasion, qui échappe au contrôle familial. L'enfant sait quel journal il veut lire.RAOUL DUBOIS affirme que l'enfant a le droit d'avoir son journal. C'est pour lui un moyen de ressembler à ses parents, qui ont chacun le leur aussi. E.GUERIN souligne le fait que c'est un moyen de s'affirmer pour l'enfant, et de pénétrer un monde qui lui est fermé, comme celui de la pensée, de la découverte du monde, et de la recherche de soi. - P.CORVAL regrette qu'il y ait peu de textes dans la presse enfantine. Ils abordent la place de l'image dans les illustrés, sa fonction et son influence sur l'enfant. Ils discutent de l'abus d'image. VIOT pense l'image prédispose à la lecture. Ils évoquent un lieu commun qui prétend que l'image déshabitue l'enfant de la lecture, le rend paresseux. CHAPELLE précise que la plupart des enfants qui lisent des illustrés où il y a peu de texte ne liraient pas du tout si ces illustrés n'existaient pas. R.DUBOIS, l'instituteur n'est pas de cet avis. Il trouve qu'il y a trop d'images gratuites. Une image qui se substitue au texte est dangereuse, dit-il, parcequ'elle supprime des procédures intellectuelles. Au contraire, E.GUERIN pense que par la fréquentation de l'image, l'enfant acquiert une nouvelle forme de pensée. Il développe une certaine acuité pour pénétrer le monde sans avoir recours aux mots. - Ils abordent ensuite le problème de la violence dans les illustrés, et notammant des histoires de gangsters ou de westerns où il y a des armes. Mais la présence d'une arme ne signifie pas forcément qu'il y a de la violence. MORELLI, qui fait parti de la commission de censure de la presse enfantine explique que tout est affaire de mesure et de style. VIOT souligne le fait qu'il y a de nombreuses images de violence dans les manuels d'Histoire, et que ça ne choque personne. De même pour les tragédies qui regorgent de meurtres. DUBOIS n'admet pas cette comparaison. Pour lui, la violence des illustrés est gratuite, et même pas plausible. FINKELSTEIN regrette que dans certains illustrés, on essaie de rendre la violence sympathique, séduisante. Ce qui donne ensuite envie aux enfants de les imiter. Dans une tragédie, il peut y avoir douze cadavres. Ce ne sont que des cadavres littéraires. CHAPELLE craint que si on supprime ce type d'histoires, et toute représentation d'arme dans les illustrés, on fabrique une jeunesse émasculée. MORELLI conclut que la violence ne doit pas être une fin en soi, mais un moyen de l'action. - Ils se demandent ensuite si les illustrés favorisent l'inadaptation de l'enfant au milieu social. MORELLI pense que la lecture de ces aventures permet à l'enfant de se défouler et de vivre ainsi fictivement des expériences que la réalité lui conseille de ne pas expérimenter. - R.DUBOIS est choqué par le racisme qui règne la plupart du temps dans ces histoires. - Ils se demandent si la presse enfantine favorise la délinquance juvénile, et si les enfants inadaptés lisent plus d'illustrés que les autres. MORELLI affirme que rien n'est prouvé scientifiquement, et qu'il faut être très prudent sur cette question. - MORELLI explique le rôle de la commission de censure de la presse enfantine. Ils veillent notamment à ce qu'il n'y ait rien qui présente sous un jour favorable le vol, la violence, le crime... - Ils évoquent les progrès faits par la presse enfantine ces dernières années. Ils attachent beaucoup d'importance à sa qualité. Ils évoquent notamment le rôle joué par le Syndicat des éditeurs. - Ils envisagent comment les éditeurs de presse enfantine parviennent à concilier les critères de mission d'éducation des enfants, avec les objectifs commerciaux. - DUBOIS regrette qu'il n'y ait pas plus de littérature pour enfant, car lui il est attaché à la lecture du texte.

Émission

Liberté de l'esprit

Production

producteur ou co-producteur

RADIODIFFUSION TELEVISION FRANCAISE

Générique

réalisateur

Arnaud Desjardins

participant

René Finkelstein
Raoul Dubois

présentateur

Pierre Corval

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