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Le divan - Simone Veil (2/2)

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Le divan - Simone Veil (2/2)

Le divan d'Henry Chapier

video 25 juin 1988 4246 vues 20min 34s

2ème partie de l'entretien avec Simone Veil :- son retour des camps "on a presque dû réapprendre à lire, à penser, on ne pouvait pas avoir un comportement normal, la vie a repris à Paris, rentrée avec une de mes soeurs très malade, une autre était rentrée peu avant de Ravensbrück, ma mère était morte à Bergen Belsen quand nous étions avec elle et on a attendu quelques semaines mon père et mon frère, la question c'était comment on va assumer l'existence simplement, on n'avait plus notre place dans la vie normale, quand on a vécu comme Primo Levi Auschwitz plus rien n'a de sens pendant longtemps"- "ceux qui sont rentrés avaient une énergie et un amour de la vie mais chaque jour on se sentait étranger, pour tous il y avait la nécessité d'être très occupé parce qu'on ne pouvait pas se pencher sur le passé, ça a été plus facile pour les gens qui étaient très jeunes, qui sont repartis à zéro, je me suis mariée très vite, j'ai eu des enfants, pour les autres la vie était coupée en deux sans possibilité de joindre ces deux parts de l'existence"- Sciences Po c'était déjà l'éveil d'une vocation "rebâtir une famille sûrement c'était un besoin, pour le droit ça remonte à avant quand j'avais 12-13 ans, les Sciences politiques peut être que les relations entre les Etats ça s'est ouvert là, la réflexion entre la France et l'Allemagne, le nazisme déjà au camp quand on avait la possibilité de réfléchir"- Antoine Veil votre mari ne voulait pas que vous soyiez avocate "c'était un point de vue machiste, il me voyait livrée à tout le monde au palais de Justice et son désir d'emprise sur son épouse faisait que ça lui était désagréable, par goût il aurait préféré que je ne travaille pas, la magistrature ça a été le compromis, c'était très convenable, sa femme ne risquait pas de courir le guilledoux"- la bataille sur la légalisation de l'avortement "les attaques ont été hypocrites, certains disaient pour une femme bien on sait très bien que ça s'arrange et que pour celles qui n'avaient pas d'argent ou les jeunes filles paumées c'était les faiseuses d'anges, ça c'était pas supportable, pour moi c'était mettre fin à une situation de fait dramatique"- vous n'êtes pas une femme de système comme pour l'Europe "la cause de l'Europe n'est pas abstraite, déjà la haine, le désir de revanche c'était plus possible au sortir de la guerre, on s'est dit qu'il ne fallait plus vivre avec les ombres de tous les tués de 14-18 comme ma génération, l'Europe paraissait la seule possibilité d'en sortir, ça avait une réalité très grande dès 1979 lors de la 1ère campagne des européennes, les régions les plus touchées par la 1ère guerre ont été les plus engagées pour l'Europe"- "je suis une combattante, je trouve que je me bats déjà trop avec acharnement, je m'épuise, tout n'est pas un combat pour la vie ou la mort tous les jours...toute vie professionnelle représente une part en moins pour les enfants (cite une anecdote avec son fils), inactive ? le jour où je prendrai ,ma retraite je rattraperai tout ce que je n'ai pas pu faire"

Émission

Le divan d'Henry Chapier

Production

producteur ou co-producteur

Institut national de l'audiovisuel

Générique

réalisateur

Jean Claude Longin

participant

Simone Veil

présentateur

Henry Chapier

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