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[spécial Christian BOLTANSKI]

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[spécial Christian BOLTANSKI]

Le cercle de minuit

video 21 mai 1996 1878 vues 50min 20s

Laure ADLER nous convie à une émission exceptionelle puisque enregistrée chez Christian BOLTANSKI, plus précisément dans son atelier de Malakoff. Dans ce long entretien, l'artiste parle de son enfance puis de ses oeuvres et de ses expositions, le tout étant illustré par quelques images d'archives. BOLTANSKI fume la pipe tout au long de l'interview. - En prélude à l'interview, BOLTANSKI dit combien il trouve dangereux le monde qui l'entoure, vivant dans la crainte de recevoir de mauvaises nouvelles. Prenant l'exemple des nazis qui avaient l'air sympathiques dans un contexte familial, il se dit homme bon mais capable de tuer. De son vrai prénom Christian Liberté, il est né à la Libération, alors que son père a du se cacher durant toute la guerre. Enfant secret, il ne supportait pas du tout l'école. Heureusement, plutôt que de faire appel aux psychiatres, ses parents le laissèrent travailler ses passions : le dessin et la peinture (style naïf et violent). S'il ne peint plus, il se considère toujours comme un peintre car faisant partie de la catégorie de "l'art de l'espace" et non de "l'art du temps". - Au regard de son oeuvre, il dit avoir toujours parlé de la même chose : la petite mémoire. Cette mémoire est unique, appartient à chaque individu et disparaît avec la mort de celui-ci ; il la met à jour dans ses expositions. Ainsi a-t-il déposé de nombreux vêtements usagers sur le sol d'une église, la vente de ceux-ci étant considérées comme une renaissance. Partant de l'idée que nous portons en nous une partie morte, l'enfance, il a travaillé sur le portrait de lycéens (enfants puis adultes). Enfin, il a effectué un gros travail sur les Suisses morts : expo basée sur les photos de Suisses défunts, photos collectées dans "les nouvelles du Valais" qui adjoint une photo à l'avis de décès dans la rubrique nécrologique. BOLTANSKI insiste sur le fragilité de son art (ex : empilages de boîtes de biscuits) puis rappelle que la personne qui fait l'oeuvre est celle qui la regarde. Se considérant comme quelqu'un d'heureux et déprimé, il se souvient du début de sa psychothérapie. - La discussion est maintenant tournée vers l'art en général, BOLTANSKI évoquant l'importance de l'artifice dans ce domaine. Extrait du film "la nuit du chasseur" avec Robert MITCHUM qui fait penser à BOLTANSKI que les escrocs sont moins dangereux que les saints. Il affirme que l'art et la religion sont extrêmement mêlés, l'église servant souvent de cadre à la première rencontre d'un individu avec l'art. - Pessimiste, BOLTANSKI pense que le monde va de pis en pis, la fin du communisme signifiant la fin de la dernière utopie et les scientifiques ayant échoué dans leurs tâches. - ORIGINES DES IMAGES D'ARCHIVES : "la danse des ombres" (MCHT ESCOFFIER), "Réserve des Suisses morts" (QUINEJURE), "les concessions de Christian BOLTANSKI" (LEVY KUENTZ), "C. BOLTANSKI" (NURIDSANY), images des galeries Yvon Lambert et Centre Georges POMPIDOU.

Émission

Le cercle de minuit

Production

producteur ou co-producteur

France 2

Générique

réalisateur

François Levy Kuentz

participant

Christian Boltanski

présentateur

Laure Adler

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