Je suis chirurgien j'ai le sida : les risques du métier - Vidéo Ina.fr

Je suis chirurgien j'ai le sida : les risques du métier

Publicité

 
+ de 20 000 programmes en streaming illimité
visionnage
illimité
Un abonnement sans engagement
sans
engagement
Une expérience sans publicité
sans
publicité
Le 1er mois offert
1er mois
offert
|
ou
|
1,99 €
 
telecharger
Téléchargez le programme sur votre ordinateur
graver
Créez votre DVD à la carte (5€ de frais de gravure par DVD gravé)

Je suis chirurgien j'ai le sida : les risques du métier

Savoir plus santé

video 13 avril 1996 7521 vues 54min 02s

François de CLOSETS et Martine ALLAIN-REGNAULT consacrent leur magazine au personnel médical contaminé par des malades séropositifs. Ils reçoivent le professeur Luc MONTAGNIER de l'Institut Pasteur et Jean-François GIRARD, directeur général de la Santé. - -Témoignage de Patrick COHEN, chirurgien orthopédiste, contaminé par le virus du sida à la suite d'une opération chirurgicale pratiquée sur une de ses patientes (Martine ALLAIN-REGNAULT (off) interviewe Patrick COHEN chez lui). Patrick COHEN raconte les circonstances de la contamination qui a eu lieu en 1983, à une date où le virus était encore mal connu et les tests non obligatoires. Malgré des symptômes alarmants, il a attendu dix années avant de passer le test VIH et de découvrir sa maladie. Il parle ensuite de l'attitude du Conseil de l'Ordre et des services publics qui ont tout fait pour étouffer l'affaire. Il se bat aujourd'hui pour que son cas soit reconnu par la Sécurité Sociale comme accident du travail et veut être indemnisé en tant que tel. - -Sur le plateau, Martine ALLAIN-REGNAULT précise que le sida n'est toujours pas reconnu comme "maladie professionnelle". - -Itw d'Hervé GAYMARD, secrétaire d'Etat à la Santé et à la Sécurité Sociale. Il reconnait la nécessité d'adapter la législation du travail au cas particulier du sida et rappelle que les procédures juridiques sont en cours. - -Pour Luc MONTAGNIER, l'accident professionnel ne fait aucun doute (photo de la déclaration de l'accident de travail de Patrick COHEN). Martine ALLAIN-REGNAULT ajoute qu'en France, seulement une vingtaine de personnes sont dans le cas de Patrick COHEN, les tests étant maintenant obligatoires. - -REPORTAGE: <REACTIONS DE L'HOPITAL DE SAINT-GERMAIN EN LAYE>. Patrick COHEN exerçait à l'hôpital de Saint-Germain en Laye. Qu'a fait l'hôpital pour les patients opérés par lui ? Robert CAPPE, directeur de l'hôpital, témoigne de la compétence et du dévouement de Patrick COHEN. Michel PERICARD, pdt du conseil d'administration de l'hôpital, opéré par Patrick COHEN, a ressenti une profonde tristesse pour cet "homme remarquable". Il a été testé comme ses autres patients. Le docteur Jean-Christophe SEGUIER, directeur du comité de lutte contre les infections à l'hôpital, explique les difficultés matérielles et psychologiques rencontrées pour amener les patients du docteur COHEN à se faire tester. - -Sur le plateau, madame KOIRAN, une patiente de Patrick COHEN, témoigne des qualités humaines de ce médecin. Luc MONTAGNIER rappelle que le virus du sida présente des différences selon les individus qui peuvent maintenant être identifiées. - -REPORTAGE (Achat) : <LE DENTISTE DE MIAMI>. Kimberley BERGALIS, contaminée par son dentiste, est décédée en 1991, à l'âge de 23 ans. Récapitulatif de cette affaire illustré par des photos de Kimberley BERGALIS, son procès, des photos du dentiste ASSER, et tournage dans le laboratoire du CDC (centre de contrôle des maladies infectieuses). - -Pour Jean-François GIRARD, le cas de Kimberley BERGALIS est un cas d'école, unique au monde. La contamination de soignés à soignants, plus courante, exige de réelles précautions. - -REPORTAGE : <LE BLOC OPERATOIRE>. Au bloc opératoire du service de gynécologie de Saint-Germain en Laye, le docteur Bruno MICHELON, chef du service gynécologie/obstétrique, opère une patiente ayant l'hépatite B. L'équipe soignante doit se protéger contre les piqûres et les éclaboussures en portant des lunettes et des doubles gants. Les vêtements et les instruments seront décontaminés après l'opération. Bruno MICHELON, dans le bloc opératoire, explique les précautions qu'il faut prendre pour opérer un patient atteint d'hépatite B, et ce qu'il faudrait faire pour un malade séropositif. Il insiste sur le danger des piqûres et estime que le personnel soignant est très sensiblisé à l'égard des actes blessants. - -Jean-François GIRARD pense que ces précautions sont universelles et qu'elles doivent être appliquées systématiquement. - -REPORTAGE: <HYGIENE A L'HOPITAL>. Interview du personnel soignant de l'hôpital de Saint-Germain-en-Laye sur les mesures préventives utilisées pour éviter une contamination. Une infirmère dit piquer sans gants. Une technicienne de laboratoire ne prend pas de gants non plus, mais, si elle verse du sang, elle désinfecte systématiquement. L'infirmière chef de l'Unité Sida exprime l'angoisse du personnel à l'idée d'être contaminé. "Lorqu'on se pique, on fait le test". Une infirmière montre un registre sur lequel le personnel note quand il se pique, "personne ne s'est piqué depuis trois mois". Le médecin du travail parle des vaccins, "la vaccination contre l'hépatite B est obligatoire depuis 1991". Le chef du service de pharmacie montre de nouveaux systèmes de protection plus performants (masque, gants spéciaux,...). Le docteur Bruno MICHELON explique qu'il ne peut opérer avec ce type de masque car il porte des lunettes. - -Martine ALLAIN-REGNAULT constate que seulement 70% du personnel soignant est vacciné. François de CLOSETS donne les statistiques officielles des soignants atteints par le virus du sida dans le monde. Photos de médecins et personnel soignant touchés par le sida et qui l'ont annoncé publiquement. Luc MONTAGNIER et Jean-François GIRARD répondent à la question de François de CLOSETS : se feraient-ils opérer par un médecin atteint du sida? Jean-François GIRARD précise quil n'y a pas d'obligation pour un médecin de dire s'il est contaminé ou non et rappelle la nécessité pour le personnel soignant de se faire tester régulièrement. Luc MONTAGNIER conclut en donnant un message d'espoir "il faut démystifier cette maladie, on peut maintenant la traiter".

AdBlock activé!