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Guy Mollet

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Guy Mollet

Face à face

video 24 janv. 1966 1020 vues 49min 29s

Pour cette première édition de "Face à face", c'est le secrétaire de la SFIO, Guy MOLLET, qui est interrogé par les journalistes Michel DROIT, Jean CAU et Françoise GIROUD et par Jean FARRAN, producteur de l'émission.Françoise GIROUD mais surtout Michel DROIT lui rappellent sa politique algérienne qui les a "beaucoup déçus", MOLLET dit que les Européens d'Algérie avaient été chauffés à blanc pour refuser CATROUX, le collège unique et dément que Robert LACOSTE ait basculé du côté des ultras de l'Algérie française (le comité de Vincennes), Jean CAU surenchérit en lui rappelant son soutien à De GAULLE sur l'Algérie en 1962, FARRAN y ajoute l'expédition de Suez en 1956, selon MOLLET c'est la violation des droits internationaux et non les intérêts de la compagnie qui a motivé l'envoi de troupes et également l'ingérence de NASSER dans les affaires algériennes, également la sécurité d'Israël "petite nation démocratique".Selon ses propres termes, son gouvernement a voulu se garder du complexe munichois de 1939.On lui reproche sa soumission aux Etats Unis, MOLLET s'adresse à Françoise GIROUD, journaliste de "L'Express" proche de SERVAN SCHREIBER pour déplorer qu'on "n'ait pas sauvé la république espagnole" comme on a sauvé la république israélienne, pour lui c'est le seul bilan positif de l'expédition de Suez. A CAU qui pense qu'au contraire ça a rendu plus difficile la conclusion de la paix en Algérie, MOLLET rétorque qu'il pense exactement le contraire.Au plan intérieur : Françoise GIROUD reprend une déclaration du parti socialiste de 1962 où il est question de l'abolition du régime de la propriété, MOLLET polémique sur la date du texte qui est celle d'un discours de 1945 de BLUM et se lance dans l'historique de la reconstruction du parti socialiste après-guerre, disant au passage que "communisme" et "socialisme" dans la bouche des fondateurs de 1905 étaient synonymes et accusant le "profit individuel" d'être responsable du malheur de la société.Après le droit aux congés payés, le "droit à la vieillesse heureuse" est l'acquis majeur de son passage aux affaires en 1956, il soutient que la SFIO est un parti de réforme, le PC un parti de révolution mais que la SFIO se distingue en ce qu'elle respecte les voies démocratiques ; il évoque le centre gauche et certains modérés qui veulent transformer la société sans toucher au régime capitaliste.MOLLET constate que "le rapport du salaire par rapport à la production en France est en diminution constante", on vit mieux mais on contribue encore plus à l'enrichissement du capital. Jean CAU "le parti socialiste a toujours donné l'impression de se compromettre plutôt que de vouloir faire la révolution", sur cette question MOLLET fait un mea culpa "sans doute avons-nous été plus près de sauver la démocratie menacée que marquer le caractère socialiste de notre parti". Pour lui, la menace depuis un demi-siècle est dans les trusts qui "échappent à ceux qui les dirigent", de petits entrepreneurs "qui se prennent pour des bourgeois..." "travaillent pour la banque en réalité", ce sont des "prolétaires qui ne s'en rendent pas compte". CAU lui demande ce qu'il en est de la place de la SFIO au sein de la gauche non communiste, la FGDS créée en 1965 pour mener campagne en faveur de François MITTERRAND, lui-même est étonné des résultats de MITTERRAND qui a mis "De GAULLE en ballotage", il pense que les idées socialistes gagnent en audience dans le monde et qu'il faut regrouper toutes les tendances démocratiques. FARRAN l'interpelle sur les liens avec le PCF depuis 1920, il déplore que les communistes français "aient suivi les consignes staliniennes, on ne saura jamais assez le drame qu'a représenté Staline dans la vie mondiale" mais il n'est pas anti communiste "pour la vie" "on est contre les positions affirmées par le parti communiste pendant une période mais le PC évolue-t-il ? je me pose moi-même la question".Le parti unique est une des très grandes différences avec les communistes ainsi que le culte de la personnalité. A son avis, il n'y a pas les garanties que le PC a changé sur le parti unique.Il élude sur la rivalité avec Gaston DEFFERRE que CAU lui rappelle, les militants de la SFIO lui reprochant de s'accrocher au pouvoir.Guy MOLLET termine sur sa condamnation du régime présidentiel "à cause du système que l'on a installé, qui ne peut survivre à la personne du général de GAULLE" ; conclusion : les socialistes travaillent à ce que sera l'après gaullisme.

Émission

Face à face

Production

producteur ou co-producteur

Office national de radiodiffusion télévision française

Générique

réalisateur

Igor Barrère

participant

Françoise Giroud
Jean Cau
Guy Mollet
Michel Droit
Jean Farran

présentateur

Jean Lanzi

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