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GEORGES POMPIDOU

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video 12 juin 1969 1620 vues 30min 50s

Interview de GEORGES POMPIDOU, candidat UDR à la présidence de la République, par GEORGES LEVARD, Conseiller d'Etat en service extraordinaire, ancien président de la CFDT, et par XAVIER MARCHETTI, journaliste à Paris Match. Georges Pompidou a surtout parlé des problèmes économiques et sociaux. Il a rappelé les "promesses précises" qu'il avait faites pendant la campagne. - GEORGES POMPIDOU :"Il s'agit en particulier des travailleursindépendants, des artisans, des commerçants, dans différents domaines fiscaux et autres, il s'agit aussi du problème des rapatriés et de quelques autres problèmes de détail. Et ces promesses je les ai chiffrées :"de l'ordre de 150 à 170 milliards d'anciens francs par an. j'ai vu il est vrai, que l'un des interlocuteurs de Mr Poher a simplement ajouté un zéro. Enfin ce sont les formes modernes de la polémique ! Ces promesses je les tiendrai et j'estime pouvoir les tenir dans le cadre budgétaire actuel." Il a défini ensuite le rôle de l'Etat dans les rapports entre employeurs et salariés. Il doit les "pousser" à négocier comme il l'avait fait en 1967 à propos du chômage partiel. Il annonce qu'il fera de même pour la mensualisation des salaires. Si la mensualisation s'instaure dans de nombreuses branches de l'industrie, l'Etat pourrait la généraliser en créant un SMIG mensuel, ajoutant :"Pour ma part, j'en suis tout à fait partisan." A propos du niveau du SMIG, il estime :"Si on veut éviter qu'il n'y ait de nombreux retardsdu SMIG par rapport aux autres salaires, je pense que la solution la plus simple serait d'indexer ce SMIG non plus sur le coût de la vie mais sur l'indice moyen de hausse des salaires dans l'industrie privée. C'est une question qui demande un peu d'étude mais qui ne me paraît pas à priori à rejeter. Cela n'aurait pas d'ailleurs toujours, malheureusement, une incidence très importante. Néanmoins, je crois que ce serait une amélioration sensible." - Evoquant la liberté syndicale dans l'entreprise il dit qu'il considère le projet adopté par le Parlement "un peu comme mon fils" et qu'il constitue une date importante pour l'existence et la capacité d'action du syndicalisme. En ce qui concerne la protection des délégués syndicaux, il estime :"On peut peut être aller vers une sorte de magistrature sociale qui serait chargées de traiter ce genre de questions et qui par là même aurait peut-être une autorité supérieure à celle des tribunaux ordinaires." - CONDITION OUVRIERE :"Je crois avoir des problèmes de la vie des salariés dans les agglomérations, de la vie quotidienne de l'ouvrier et de sa femme, une impression réaliste et précise. Il m'arrive souvent d'aller prendre l'avion par exemple de bonne heure le matin ou tard le soir et de voir ces salariés, ces employés qui gagnent Paris ou quittent Paris par des moyens de transport et je me dis :"Mon Dieu ! Une heure de train ou d'autobus et puis huit neuf heures de travail, et puis recommencer une heure de train, de métro, d'autobus, ce n'est pas une vie agréable, c'est une vie certainement très pénible et que je ressens profondément." - AGRICULTURE : explication des dispositions du plan Mansholt. - IMPOTS :il considère que leur répartition devrait être révisée pour que le système soit plus équitable et moins contraignant. - MONNAIE : à propos d'une éventuelle dévaluation du franc il se refuse à donner "une réponse positive" ajoutant :"Le problème de notre monnaie et de notre situation financière dans son ensemble n'est pas si grave qu'on le dit, en fin de compte le fond est solide mais il y a deux aspects : il y a d'une part un problème de confiance, il y a d'autre part un problème international. Problème de confiance il faut que l'Etat, par sa stabilité politique, par les hommes qui sont au gouvernement, par la politique qu'ils afficheront en matière économique et financière, inspire confiance. C'est un peu ce qui a manqué dans certaines occasions. En second lieu, il faut envisager l'affaire sous l'angle international. A l'heure actuelle, tout le mode occidental est en inflation. Nous parlons d'une hausse des prix en France, de l'ordre de 6%, mais les Etats-Unis sont, eux à une hausse de 5%, ce qui est pour eux tout à fait inaccoutumé, et certaines monnaies étrangères, sont certainement dans des rapports qui ne sont pas tout à fait normaux. Je crois donc qu'en dehors du problème de la confiance intérieure il faudra aller à un accord international dans tous ces domaines financiers ." - Pour conclure il a déclaré :"Ma présence au pouvoir demain devrait enc es matières monétaires et fiancières inspirer confiance non seulement aux milieux économiques mais à tous les petits épargnants français et parmi tous les hommes qui m'ont apporté leur appui il y a aussi d'autres garants de cette confiance. Tout cela réuni devrait permettre, devrait "nous" permettre de franchir les prochaines étapes en la matière sans trop de difficultés."

Émission

Campagne électorale officielle : élection présidentielle 2ème tour

Production

producteur ou co-producteur

Office national de radiodiffusion télévision française

Générique

participant

Georges Pompidou
Xavier Marchetti
Georges Levard

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