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Les Max...anciens d'Algérie

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Les Max...anciens d'Algérie

Cinq colonnes à la une

video 02 févr. 1968 6190 vues 26min 32s

Philippe LABRO, auteur de "Des feux mal éteints", part à la recherche des personnages (réels) de son livre, c'est-à-dire les jeunes Français de 28 à 34 ans qui ont vécu la guerre d'Algérie. A chacun il pose les mêmes questions : "Comment était-ce, que vous reste-t-il de cette époque, qu'êtes-vous devenu ?" Chaque personnage est filmé en GP et TGP. - Rencontre avec François, 34 ans, journaliste, marié, deux enfants, était dans un commando de chasse dans la région de Palestro en 1960 : "Pas que des souvenirs gais, des moins gais. Le 4 octobre 1960, près du rocher des aigles, nous sommes tombés dans une embuscade..." Il raconte la mort d'un de ses compagnons français et d'un jeune harki. Images de plage et d'enfants jouant sur le sable. François, filmé en TGP, parlant de ses retours en Algérie, évoquant le ciel, la mer : "Je parle toujours du passé avec tendresse" en souriant. - Rencontre avec Philippe, 32 ans, marié, décorateur qui était en Algérie en 1957/58. Philippe, allumant cigarette, et racontant son premier "ratissage bouclage". Images de soldats (extrait du sujet de Cinq Colonnes "Sergent Robert", CAF89001859), images de main chargeant fusils. Philippe fait un parallèle entre l'attitude adoptée par les jeunes appelés et les films américains consacrés à la Seconde guerre mondiale. Photos NB de grands acteurs américains dans films de guerre : Grégory PECK, John WAYNE, Richard WIDMARK. "Beaucoup de choses m'ont fait bondir, les prisonniers, tout le monde s'amuse avec eux... C'est là que commence la torture, n'importe quel appelé s'amusait... Maintenant, j'ai des insomnies, c'est peut-être l'âge, et je me vois réagir comme j'aurais dû réagir et je n'ai pas réagi." - Rencontre avec Gérard, 27 ans, ouvrier, marié, trois enfants, qui se trouvait à Oran fin 1961. - Images de soldats en faction lors du putsch d'avril 1961 (Sujet Cinq Colonnes "Spécial Algérie" CAF89046888). "Tout me reste, il n'y a que les choses de routine pour que je les aies oubliées et encore. Je les revois aussi bien maintenant." Il raconte une anecdote sur les rapports avec un propriétaire foncier. Il parle de sa situation au retour. Question de LABRO : "La France vous semblait différente ? " "C'est moi qui étais différent. On est amené à se poser un tas de questions, l'habitude de réfléchir est prise... Des questions sur la raison de ma présence. S'il y a quelqu'un qui se trouve chez vous sans que vous l'ayez invité et qu'un jour vous vous décidez à le mettre à la porte, personne ne vous donnera tort.. Mais, il y a un mais, tous les pauvres bougres européens, qui n'avaient pratiquement rien, est-ce que dans une certaine mesure la maison qu'ils s'étaient fabriquée ne leur appartenait pas ?" - Rencontre avec René, ouvrier, était en Grande Kabylie entre 1957 et 1959. "J'me demande ce que j'ai été faire là-bas. Rien à y gagner, j'ai perdu deux ans." Il raconte une embuscade en hélicoptère. Photo de groupe devant hélicoptère. Il évoque les objets ramenés et dispersés et montre un tapis mural représentant un lion. "On pensait que c'était utile, mais maintenant... Si on avait abandonné l'Algérie dès le début plutôt que d'aller semer la merde pour pas avoir de résultat..." LABRO demande s'il a des regrets : "On sauvait notre peau. Ca m'a appris à me servir des armes, c'est tout." Port de Nantes. Off, LABRO fait référence au film "Lola" de Jacques DEMY. Rencontre avec Paul, 32 ans, inspecteur des ventes, engagé volontaire entre 1959 et 1961 dans un commando de chasse du Constantinois. "Un djebel pelé, rocailleux, avec une bande de gars en uniforme... un soleil de feu... un ciel toujours bleu." Il raconte la journée de fraternisation du 13 mai 1958. "Y en avait qui aurait préféré être ailleurs, on avait la trouille, la majeure partie éprouvait une sorte d'exaltation joyeuse servie par un motif supérieur : servir son pays." LABRO lui demande s'il n'a pas changé d'avis : "Non ; je ne suis plus le même que le jeune garçon de 58..." LABRO lui demande s'il est amer, pessimiste : "Oui". - Nantes : grues sur le port. Rencontre avec Jean Pierre, 34 ans, directeur commercial qui s'installe, sous-lieutenant avec des tirailleurs sénégalais à la frontière marocaine en 1957. Jean Pierre s'installant. Photos de soldats. "Le seul avec lequel j'ai gardé des relations, un capitaine, un type extraordinaire, un ancien officier des affaires indigènes, un peu taciturne, qui avait des qualités de jugement, de réflexion, d'honnêteté, de courage au-dessus de la moyenne... Ca m'a formé, ça m'a fait prendre conscience de la relativité d'un tas de concepts... Ca ne me fait plus grand chose, une certaine nostalgie, j'avais 24 ans... Je suis convaincu que tout ça n'a servi à rien. Une inutilité totale et un sentiment de culpabilité à l'égard de musulmans auprès desquels nous nous étions un peu engagés et que nous avions sûrement engagés puis la mort d'un soldat européen qui s'est tiré une balle dans la tête." - LABRO et Jean Pierre, marchant côte à côte passage POMMERAYE à Nantes. Off, LABRO expliquant que ce lecteur qui lui écrivait des lettres est son propre frère. - nuit : lumière des éclairages d'autoroute. Plans fixes des différents personnages rencontrés. Off, LABRO fait le point. Off chanson de Guy BEART.

Émission

Cinq colonnes à la une

Production

producteur ou co-producteur

Office national de radiodiffusion télévision française

Générique

journaliste

Philippe Labro

participant

Philippe Labro

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