Conférence de presse - Vidéo Ina.fr

Conférence de presse

Publicité

 
+ de 20 000 programmes en streaming illimité
visionnage
illimité
Un abonnement sans engagement
sans
engagement
Une expérience sans publicité
sans
publicité
Le 1er mois offert
1er mois
offert
|
ou
|
2,99 €
 
telecharger
Téléchargez le programme sur votre ordinateur
graver
Créez votre DVD à la carte (5€ de frais de gravure par DVD gravé)

Conférence de presse

JT 20H

video 14 janv. 1963 7282 vues 01h 23min 16s

Conférence de presse du général DE GAULLE à l'Elysée. Les thèmes abordés concernent la politique intérieure et extérieure : la réforme constitutionnelle récente, le développement économique, l'entrée de la Grande-Bretagne dans le Marché Commun, les relations Est-Ouest, l'indépendance nationale en matière de défense, la conférence des Bahamas, le désarmement et, enfin, les relations Franco-Allemandes. - Intégralité de la conférence. De Gaulle demande aux journalistes de formuler toutes les questions au début de la conférence : elles sont malheureusement inaudibles. Le problème sonore sera réglé ensuite lorsque le Général demandera à chaque journaliste de répéter certaines questions. - POLITIQUE INTERIEURE : le Général parle d'abord du récent référendum sur l'élection du Président de la République au suffrage universel, réforme qui "correspond... à une nécessité vraiment absolue des temps modernes". Considérant que "la situation politique et stratégique où se trouve le monde" met en "danger de mort subite" des pays comme la France, il est nécessaire "d'avoir au sommet une autorité permanente qui soit en mesure d'assumer le destin et, le cas échéant, de prendre instantanément des décisions d'une immense portée". D'où, le rejet de "l'ancien système des partis" et le constat que "pour la première fois depuis sa naissance, la République est établie dans la continuité. Assurément, les problèmes avec lesquels nous sommes confrontés comportent que demeure ouvert un libre débat d'où peuvent et doivent sortir maintes idées, propositions, amélioration, de la part de ceux qui ne sont pas de parti pris. Il ne faut pas s'attendre, bien sûr, à ce que les professionnels de la nostalgie, du dénigrement, de l'aigreur, renoncent, tout au moins pour le moment, à suer le fiel, à cracher la bile et à lâcher le vinaigre. Seulement, c'est un fait que le jeu de naguère, celui des continuelles intrigues, combinaisons, chutes, élévations, qui était pratiqué par les spécialistes, ce jeu-là ne peut pas reprendre. La simple application des dispositions de la Constitution s'y oppose et, s'il le fallait, le recours au jugement du pays serait là pour l'empêcher." - Le Général enchaîne ensuite sur la politique économique menée pour transformer la France : "Notre expansion à nous est, dans l'ensemble, en bonne voie". Il donne des exemples de progrès mais parle également de tout ce qui reste à faire et qui passe, notamment, par la réalisation du Plan qui fixe les objectifs et donne les moyens d'y parvenir. En conclusion : "... le bien de la France et celui des Français dépendent tout simplement d'éléments éprouvés : le travail, l'ordre et la paix". - POLITIQUE EXTERIEURE : ENTREE DE LA GRANDE-BRETAGNE DANS LE MARCHE COMMUN : De Gaulle explique longuement pourquoi l'entrée de l'Angleterre pose "des problèmes d'une très grande dimension". Contrairement aux Six du Traité de Rome "économiquement parlant... de même nature", la GRANDE-BRETAGNE est "insulaire, maritime, liée par ses échanges, ses marchés, son ravitaillement, aux pays les plus divers et souvent les plus lointains". Il pense que, pour le moment, elle n'est pas prête à "se transformer... au point de s'appliquer toutes les conditions qui sont acceptées et pratiquées par les Six". Il pense, en outre, qu'à la suite de la GRANDE-BRETAGNE, d'autres pays, liés à elle, voudront entrer dans le Marché Commun d'où des problèmes de cohésion qui risquent de conduire à une "Communauté atlantique colossale sous dépendance et direction américaines et qui aurait tôt fait d'absorber la Communauté européenne". Aussi, tant que l'Angleterre ne se transformera pas "elle-même suffisamment pour faire partie de la Communauté européenne, sans restriction et sans réserve, et de préférence à quoi que ce soit", la porte ne peut être ouverte. Ce "non" n'empêche pas de Gaulle de penser qu'il n'y a aucune raison "pour que soient changés, en ce qui nous concerne, les rapports que nous avons avec elle". En conclusion, il félicite le gouvernement de Mac Millan d'avoir "fait faire les premiers pas à [son] pays dans la voie qui, un jour peut-être, le conduira à s'amarrer au continent".MÊME DISCOURS LITTÉRAL CETTE FOIS SUR LA GRANDE-BRETAGNE : - "La GRANDE-BRETAGNE a posé sa candidature au Marché Commun après s'être naguère refusée à participer à la Communauté qu'on était en train de bâtir, après avoir créé une zone de libre échange avec 6 autres états, après avoir fait quelques pressions sur les 6 pour empêcher que ne commence réellement l'application du Marché Commun, a demandé à y entrer suivant ses propres conditions, cela pose à chacun des 6 des problèmes. La GRANDE-BRETAGNE est insulaire, maritime, liée par ses échanges, ses marchés, son ravitaillement, aux pays les plus divers et souvent les plus lointains. La nature, la structure, la conjoncture qui sont propres à l'ANGLETERRE diffèrent profondément de celles des continentaux. Comment faire pour que l'ANGLETERRE telle qu'elle est (...) soit incorporée au Marché Commun, tel qu'il a été conçu et qu'il fonctionne ? Le système de fonctionnement des 6 est la politique commune, comment faire entrer l'ANGLETERRE dans ce système-là ? On pensait que la GRANDE-BRETAGNE était prête à se transformer ... au point de s'appliquer toutes les conditions qui sont acceptées et pratiquées par les 6. La question est de savoir si la GRANDE-BRETAGNE, actuellement peut se placer avec le continent et comme lui, à l'intérieur d'un tarif commun, de renoncer à toute préférence à l'égard du Commonwealth, de cesser de prétendre que son agriculture soit privilégiée et encore de tenir pour caducs les engagements qu'elle a pris avec les pays qui font partie de sa zone de libre échange. Il est possible qu'un jour l'ANGLETERRE se transformera elle-même suffisamment pour faire partie de la Communauté européenne, sans restriction et sans réserve et de préférence à quoi que ce soit. Il est possible aussi que l'ANGLETERRE n'y soit pas encore disposée. Mais si c'est le cas, il n'y a rien là qui puisse être dramatique. - ACCORDS DES BAHAMAS [entre les ETATS-UNIS et la GRANDE-BRETAGNE sur la force nucléaire multilatérale] : De Gaulle répète, une nouvelle fois, que la France "entend avoir en propre sa défense nationale". Il ne rejette évidemment pas l'alliance atlantique mais considère, qu'à l'ère atomique, la défense de l'Europe ne se pose plus dans les mêmes termes. "Ainsi, les principes et les réalités s'accordent pour conduire la France à se doter d'une force atomique qui lui soit propre "d'où le rejet catégorique d'une force "intégrée". Il poursuit sur l'accord lui-même : "la France a pris acte de l'accord anglo-américain des Bahamas. Tel qu'il est conçu, personne sans doute ne s'étonnera que nous ne puissions y souscrire" [suit un passage sur le refus d'acheter des fusées Polaris aux américains]. La question n'étant donc pas "d'actualité", de Gaulle enchaîne sur la question suivante. - Les RELATIONS FRANCO-ALLEMANDES: "... ce qui se produit... c'est une espèce de découverte réciproque des deux voisins, dont chacun s'aperçoit à quel point l'autre est valable, méritant et attrayant". Il pense que c'est un mouvement en profondeur, "quelque chose de décisif et, sans aucun doute, d'historique". Il rappelle ensuite l'émotion ressentie lors de son voyage en ALLEMAGNE, "touché jusqu'au tréfonds de mon âme et affermi dans ma conviction que la politique nouvelle des relations franco-allemandes repose sur une base populaire incomparable". Le Général rend ensuite un hommage au Chancelier ADENAUER, "ce grand homme d'Etat" qui n'a "jamais cessé de penser et de proclamer que la coopération de l'Allemagne et de la France était une nécessité absolue de la vie et du développement moderne des deux pays, mais aussi qu'elle constituait la condition et le fondement même de la construction de l'Europe...". Un journaliste ayant posé une question sur la possibilité de doter l'armée allemande en armements nucléaires...

Émission

JT 20H

Production

producteur ou co-producteur

RADIODIFFUSION TELEVISION FRANCAISE

Générique

participant

Charles de Gaulle

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies relatifs à la publicité, aux réseaux sociaux et à la mesure d'audience.
Masquer ce message
En savoir plus et paramétrer les cookies
AdBlock activé!