FRANCOIS MITTERRAND - Vidéo Ina.fr

FRANCOIS MITTERRAND

Publicité

 
+ de 20 000 programmes en streaming illimité
visionnage
illimité
Un abonnement sans engagement
sans
engagement
Une expérience sans publicité
sans
publicité
Le 1er mois offert
1er mois
offert
|
ou
|
2,99 €
 
telecharger
Téléchargez le programme sur votre ordinateur
graver
Créez votre DVD à la carte (5€ de frais de gravure par DVD gravé)

FRANCOIS MITTERRAND

Actuel 2

video 25 juin 1973 4497 vues 01h 10min 04s

Jean-Pierre ELKABBACH reçoit François MITTERRAND, premier secrétaire du parti socialiste, au lendemain du congrès de Grenoble. Il répond aux questions des journalistes : Pierre VIANSSON PONTE (Le Monde), Raymond BOURGINE (Valeurs actuelles), Michel HABIB DELONCLE (directeur politique de "La nation"), Jean Edern HALLIER (L'idiot international) et Michel BASSI (Le Figaro). Le témoin surprise est Michel D'ORNANO (secrétaire général adjoint des Républicains Indépendant). - VIANSSON PONTE : Comment allez-vous construite le grand rassemblement populaire ? - MITTERRAND : "Il y a déjà 105 000 adhérents ainsi que 88 députés et apparentés. Avec radicaux de gauche, 102 députés. Donc 3 parti de France après UDR et PC. Capacité de représenter intérêts nationaux. Développer les thèses intérressant les français" - BASSI : "il faut rééquilibrer le PS face au PC" - MITTERRAND : "ce sont 2 faces électorales comparables. Il faut un équilibre. Le PS est nécessaire à la vie française..." - BOURGINE : Comment pouvez-vous gouverner avec le PC ? - MITERRAND : "3 points essentiels de difficulté entre PS et PC : sur l'Europe programme à court terme sur 5 ans, autogestion ce n'est pas défini exactement avec difficulté, programme commun nos sens d'accord. Nous ne pensons pas que l'autogestion nous gène..." - HABIB DELONCLE : "Que pensez-vous des capitaux étrangers ? il est nécessaire qu'il y ait échange..." - MITTERRAND : "la gauche au pouvoir serait sévère aux fuites de capitaux par suite de panique. Le meilleur système c'est le contrôle du crédit..." - BOURGINE : "nationalisation des banques françaises donc les banques privées en France seront étrangères..." - MITTERRAND : "aujourd'hui banque d'affaires deviendrons des banques de dépot et vice versa. Nous nationaliserons toutes les banques d'affaires ce qu'a commencé le général DE GAULLE..." - BASSI : "Un communiste a dit "François MITERRAND risque de profiter du PS plus que le PS profitera de François MITERRAND..." - MITERRAND : "Si celà était, je serai de droite et non de gauche..." - ELKABBACH : "Irez-vous chez LIP ?" - MITTERRAND : "...Si c'était utile oui. Celà est crée par carence du gouvernement..." - HALLIER : "Voici une montre LIP que proposez-vous ?" - MITTERRAND : "Expérience isolée qui n'a pas de valeur exemplaire mais valeur symbolique formidable..." - HALLIER : "le PS faut-il mener ces luttes ? Comment ?" - MITTERRAND : "Spécialistes politiques analysent la théorie avant de poser à la pratique : pratique électorale (suffrage universel que nous respectons), ou action directe..." - BOURGINE : "Si vous êtes au pouvoir, toléreriez-vous des conditions comme celles de chez LIP ?" - MITTERRAND : "Lorsque la gauche sera au pouvoir, elle nationalisera certains secteurs. Pas tous mais parfois nationalisations sanctions. Donc pas de dents sur la sécurité de l'emploi" - HALLIER : "... la gauche est-elle une gauche de la parlerie ou des luttes ?" - MITTERRAND : "... le PS doit communiquer avec l'effort de l'option. Nous sommes sur le bon chemin... Le PS est révolutionnaire car il entend casser les structures du capitalistes. Il faut rendre la liberté et la responsabilité à chacun..." - BASSI : "les manifestants gauchistes l'autre jour à Paris" - MITTERRAND : "...parfois nécessaire, par exemple les infirmières..." - BASSI : "les manifestants gauchistes dans la rue..." - MITTERRAND : "Je me sens solidaire des gens de gauche contre le fachisme..." - HABIB DELONCLE : "Qu'auriez-vous fait si vous étiez un gouvernement ?" - MITTERRAND : "le gouvernement actuel encourage la fonction de groupements fachistes. Un gouvernement de gauche ne se mettrait pas dans une telle situation. Le gouvernement a manqué de sang-froid pour avoir laissé se développer de telles situations... "Témoin surprise : - MICHEL D'ORNANO (secrétaire général adjoint des RI) : "Vous vous proposez d'introduire le PC dans le gouvernement et des contraintes : nationalisations, contrôle, etc... Est-ce la bonne voie ? En ce qui concerne l'Europe ?" - MITTERRAND : "Il n'y a de fait communiste important qu'en Italie et en France. Nous ne devons pas laisser diviser les forces populaires devant le capitalisme. Nécessité d'union. La planification existe en Allemagne et en Italie... En Suède, médecine et pharmacie sont nationalisées. Tracasserie administrative ? Et la politique de GISCARD D'ESTAING ? Nationalisation si marché est corrompu..." - D'ORNANO : "Vous avez besoin des voix communistes pour arriver au pouvoir. Si cela arrivait que feriez-vous ? En Suède les banques ne sont pas nationalisées. Les tracasseries administratives datent de très longtemps. Nous nous efforçons de décentraliser mais le régime commun propose le contraire..." - MITTERRAND : "En 15 ans, vous avez fait grand chose. Approuvez-vous DE GAULLE, en ce qui concerne les nationalisations de Renault, etc... ?" - D'ORNANO : "Il y a des limites et je désapprouve la frénésie des nationalisations. Je ne souhaite pas revoir les communistes au gouvernement..." - HALLIER : "Vous sentez-vous un homme du destin ?" - MITTERRAND : "Ma vie n'a de sens que par rapport à celà. Comment justifier sa vie ? La rencontre avec le socialisme est un évènement majeur. J'essaie, trop mal, mais le PC est le meilleur instrument et l'union de la gauche nécessaire au passage au socialisme... Je voudrais être digne des militants..." - HABIB DELONCLE : "Je ne vous crois pas. Vous avez commencé votre carrière politique soutenue par la droite, pourquoi ne pas en avoir donné les raisons aux français ?" - MITTERRAND : "Tant que je n'étais pas socialiste, je n'ai pas tenu un langage socialiste. J'ai suivi le sens de mon parti (UDRSR) allié au parti radical au début. C'est l'espérance de ma vie qui m'a conduit au socialisme. Je ne mets pas en doute votre honnêteté. Auriez-vous dit celà à JAURES ?" - BASSI : "Que pensez-vous du jugement d'EDMOND MAIRE au sujet du retour du PC de STALINE ?" - MITTERRAND : "Il y a des traces mais pas un retour au stalinisme. Le PC est à un grand tournant. Il commence à comprendre son temps" - BASSI : "... Vous ne manifestiez pas au manif du PC, l'autre jour ?" - MITTERRAND : "... Le PS est un parti responsable qui ne s'est pas laissé entrainer. Cette manif ne nous avait pas appartenue..." - VIANSSON PONTE : "... l'élection présidentielle ?" - MITTERRAND : "Le seul juge est le président de la république. Je combat sa politique mais il est des domaines sur lesquels nous pénétrons avec respect. En son temps, nous choisirons notre candidat avec nos alliés. Il affrontera les candidats de la droite. Ma tâche est de permettre au socialisme d'arriver à assurer sa responsabilité. Le problème n'est pas posé". - BOURGINE : "Si vous étiez président de la république...êtes vous partisan d'une armée française, de la force de frappe française"- MITTERRAND : "cela a fait l'objet d'un discours lors du congrès de Grenoble..."- BASSI "êtes-vous pour l'arrêt des expériences nucléaires françaises ?"- MITTERRAND "oui"

Émission

Actuel 2

Production

producteur ou co-producteur

Office national de radiodiffusion télévision française

Générique

réalisateur

Jean Luc Leridon

participant

François Mitterrand
Jean Edern Hallier
Michel d' Ornano
Pierre Viansson Ponte
Michel Habib Deloncle
Michel Bassi
Raymond Bourgine

présentateur

Jean Pierre Elkabbach

AdBlock activé!