Plateau invité : Claude Allègre - Vidéo Ina.fr

Plateau invité : Claude Allègre

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Plateau invité : Claude Allègre

20 heures le journal

video 04 mars 1999 997 vues 07min 43s

Le ministre de l'Education Claude ALLEGRE a présenté ce matin au Conseil Supérieur de l'Education la version finale de sa réforme des lycées. Ce document, intitulé "Un lycée pour le XXIème siècle", est inspiré en partie par les propositions du rapport rendu en avril 1998 par Philippe MERIEU. La réforme repose sur des principes communs à toutes les classes : un allègement des heures de cours au profit d'un soutien individualisé et de travaux en demi-groupes en seconde ou au bénéfice de "travaux personnels encadrés" en première et en terminale. La nouvelle classe de seconde proposera aux lycéens en difficulté deux heures de soutien hebdomadaire par groupes n'excédant pas huit élèves. Une nouvelle discipline intitulée "Education civique, juridique et sociale" sera désormais dispensée à tous les lycéens. En langues étrangères, l'accent sera mis sur la pratique de l'oral, en classes dédoublées. Les modifications des horaires doivent entrer en vigueur dès la prochaine rentrée scolaire. Les changements pour la classe de première auront lieu lors de la rentrée 2000-2001 et ceux de terminale interviendront l'année scolaire suivante". Cette réforme divise le monde de l'éducation. Invité du plateau, Claude ALLEGRE, ministre de l'Education nationale, de la Recherche et de la Technologie. - Claude ALLÈGRE : "Quel est le rôle de l'enseignant ? Son travail aujourd'hui est plus difficile qu'hier. Les classes sont hétérogènes, la société est plus dure donc son rôle doit changer. Il faut aider les élèves et aider les enseignants : moins de cours magistraux et formels, donner plus de méthodes de travail et travailler en petits groupes. Les programmes pléthoriques sont à adapter. Je vais citer MONTAIGNE : "Il vaut mieux des têtes bien faites que des têtes bien pleines". Il ya 30 ans, on a instauré dans les universités les travaux dirigés et les maîtres assistants et les enseignants ne sont pas devenus des travailleurs sociaux. Maintenant, c'est l'Etat qui paie les leçons particulières. Cela, c'est une vraie réforme de gauche. Quant aux moyens financiers, avant on augmentait les moyens de l'enseignement qui est le premier budget de la France. C'est bien mais la première des choses, c'est d'avoir un bon projet. Je pense que j'ai les moyens de faire ce projet. Le gouvernement fera ses choix. Pour le gouvernement, l'éducation nationale est une priorité, donc il en augmente le budget. Les enseignants sont augmentés (leur niveau de vie a augmenté plus vite que celui des Français). Aujourd'hui, il y a un large consensus au Conseil Supérieur de l'Education pour réformer les lycées. Il n'y a pas de contestation sauf de la part de minoritaires. Cette charte ne vient pas du haut mais du bas : 9 mois de concertation avec les enseignants et les élèves. Tout le monde a apporté sa pierre au texte. L'école doit rassembler dans ce pays. Les parents d'élèves du privé et les parents d'élèves du public et les élèves sont d'accord avec ce texte". - BT numéro de la revue "Le Monde de l'Education" : couverture présentant une caricature d'ALLEGRE avec ce titre : "Le cas ALLEGRE". - Claude ALLEGRE : "Quand on réforme (vraiment, une vraie réforme en profondeur), il y a des incompréhensions, des maladresses. Il y a eu des maladresses de ma part, je le reconnais. Nous changeons les choses pour un lycée plus juste, les mathématiques ne seront plus discriminantes, c'est une chance pour tout le monde". - A-t-il songé à démissionner ? "Non, je ne démissionnerai pas, je n'y ai pas songé".

Émission

20 heures le journal

Production

producteur ou co-producteur

France 2

Générique

journaliste

Claude Sérillon

participant

Claude Allègre
Claude Sérillon

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