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Débat : Que veulent les refondateurs

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Débat : Que veulent les refondateurs

Polémiques

video 05 avril 1998 1117 vues 31min 15s

Pierre-André WILZER (UDF) - Je vais aller me renseigner à l.UDF. Hervé de CHARETTE (UDF) - Bon, je vais quand même aller voir ! Jean-Michel MERCUROL - L.UDF dans tous ses états, de rendez-vous secret en réunion à huis clos, c.est à l.UDF que le désarroi est le plus visible.La confédération vacille sur ses bases et certains se demandent s.il n.est pas temps de passer la main. Claude GOASGUEN (UDF) - Il est difficile dans cette fin de siècle d.avoir un parti qui soit composé ainsi de baronnies qui rentrent très souvent en conflit. André SANTINI (UDF) - On devrait bientôt avoir touché le fond quand même ! Et puis vous allez voir, on va repartir mais il fallait d.abord toucher le fond. Je crois qu.on n.est pas loin. Jean-Michel MERCUROL - Dans cette débâcle à droite, l.Elysée cherche la parade. Consultations tous azimuts pour étudier entre autres un mode de scrutin qui ôterait au Front national l.exorbitant privilège d.arbitrer l.opposition. Sur le terrain pendant ce temps, le malaise perdure entre le soutien UDF-RPR au Front national en Haute-Normandie et l.entêtement solitaire en Rhône-Alpes d.un Charles MILLON. Charles MILLON - C.est que le président peut assumer tout seul les fonctions... C.est une escroquerie politique ! C.est une escroquerie politique ! Jean-Michel MERCUROL - Devant l.échec, l.effondrement intérieur des vieilles structures, 20 jeunes députés UDF ont décidé de réagir pour reconstruire la droite et en finir avec les chapelles qui s.affrontent. Jean-Louis BORLOO (UDF) - Et nous ne sommes au service d.aucune espèce d.écurie... Jean-Michel MERCUROL - Bref, la droite se cherche un avenir parmi tous ses prétendants, un avenir qui continuerait de passer par l.Elysée. Michèle COTTA - Alors autour de cette table, donc Jean-Louis BORLOO, député UDF Force démocrate et maire de Valenciennes, Jean-François COPE qui est maire RPR de Meaux, je dirais chiraquien tendance JUPPE, vous êtes aussi secrétaire national du RPR, François GOULARD, député du Morbihan, vous, vous êtes madeliniste, Henri GUAINO, ancien commissaire au Plan. Vous avez écrit cette semaine un article fameux dans lequel vous avez dit que tout était de la faute finalement de Philippe SEGUIN, vous aurez l.occasion de revenir là-dessus. C.est un peu provocateur. Dominique PAILLE, député des Deux-Sèvres. Alors comment vous qualifierais-je ? Vous êtes à la fois proche de François BAYROU et de Jacques CHIRAC. Rudy SALLES, député UDF des Alpes-Maritimes et nous rejoindrons en dupleix Samuel MARECHAL du Front national. Alors merci d.être tous venus à cette invitation. Alors une première question, qu.est-ce qui vous a déterminé les uns et les autres à vous dire il faut se remuer, il faut faire quelque chose et il faut faire quelque chose à la base ? Vous, Jean-Louis BORLOO ? Jean-Louis BORLOO - Ecoutez, c.est assez simple. Entre le RPR qui est une formation plutôt jacobine qui a son histoire et son style et le bloc socialo-communiste, il y a tous les Divers droite français qui ont un socle de convictions rentrées à peu près commun et qui sont représentés par cinq formations politiques, cinq politiques. Donc, pas de parti réellement organisé, pas de confrontation intérieure, pas d.émergence, pas de rénovation et d.émergence de nouveaux élus. Enfin, quand on a vu comment se font les investitures par une espèce de confédération au sommet alors qu.il n.y a aucune organisation d.un parti, moi, je pense qu.il y a la place pour un grand parti populaire français entre le RPR et un jour probablement avec une association avec le RPR et le bloc socialo-communiste. Je crois que ce pays qui est en train de changer de millénaire, où il se passe des enjeux extraordinaires, où il faut une réactivité extraordinaire...j.ai écouté le débat tout à l.heure mais l.Education nationale, c.est un peu plus compliqué que de savoir si Jules FERRY, c.était bien. Ca a été bien Jules FERRY. Le monde d.organisation du XXIe siècle ne sera sûrement pas pyramidale, centralisé et sans oxygène. Michèle COTTA - Pardon, mais alors dans ce cas-là, vous voyez un RPR, une sorte de parti donc centriste, libéro-centriste et un troisième parti à droite, le Front national. Vous n.en avez pas parlé mais...donc, est-ce que, vous tous, vous êtes pour deux mouvements dans la droite dite classique ou pour un seul mouvement qui reprenne l.UDF et le RPR ? Henri GUAINO - Oui, résolument pour deux mouvements. Ca me permet de revenir sur votre présentation de tout à l.heure. Je n.ai pas dit que tout était de la faute de Philippe SEGUIN. J.ai simplement dit que, dans la reconstruction de la vie politique française, la responsabilité de Philippe SEGUIN était aujourd.hui historique parce que je crois que l.essentiel va se jouer sur la capacité d.un grand mouvement gaulliste à redevenir un parti républicain, national, capable de marquer sa différence dans la vie publique. Donc, je suis assez d.accord avec ce que vient de dire mon voisin. Je crois qu.il faut que chaque famille assume son identité à condition, à condition que cette identité soit claire et qu.elle ne soit pas masquée dans le discours en langue de bois qu.on entend régulièrement sur les plateaux de télévision, dont on vient d.ailleurs, pardonnez-moi, d.avoir un exemple assez significatif face à la violence scolaire. Je crois donc qu.il faut au moins deux partis à condition que chacun de ces deux partis assume réellement son identité politique. Michèle COTTA - Sauf que, Henri GUAINO, vous parlez d.un grand mouvement national, un mouvement gaulliste national. Est-ce que c.est votre définition du mot gaulliste parce qu.on a l.impression maintenant dans le mot gaulliste il y a les libéraux et aussi autre chose ? Où est l.identité du mouvement gaulliste, Jean-François COPE ? Jean-François COPE - Pour tout vous dire, je n'arrive pas à être complètement convaincu par l'utilité de ce débat à ce stade. Je vous dis pourquoi. Moi, aujourd.hui, j'ai le sentiment que ce que les Français attendent, ce n.est pas tant de savoir si on a à droite un parti, cinq partis ou dix partis, c.est de savoir ce que l.on a à leur dire. Et ce qui m'a beaucoup frappé durant cette campagne électorale, c'est que mes administrés à Meaux, sans cesse, ils ne m'ont parlé que de sécurité. Ils ont une angoisse sur un certain nombre de sujets et ils ne comprennent pas pourquoi les réponses qu.on leur fait à la télé,et le premier travail à faire à droite est de travailler sur la base d.un corps de valeurs autour desquelles les familles se retrouveront à droite selon des traditions qu.on connaît bien et de les adosser sur des actions concrètes. Moi, je rêve d'hommes politiques à droite qui soient invités sur les plateaux de télé pour raconter ce qu.ils font dans leur ville et de réussir à démembrer... Michèle COTTA - Il y a d.autres endroits que les plateaux de télé quand on est un homme politique tout de même ! Jean-François COPE - Oui, mais sachez Michèle COTTA qu.aujourd.hui la télévision, c.est bien utile pour faire passer des messages sur ce qu.on fait. Moi, je vais vous donner un exemple. Il y a une valeur à droite auquelle on tient beaucoup et devant laquelle on ne cesse de s.excuser, c.est l.autorité publique. Je ne dis pas l.ordre, je ne dis même pas la sécurité, je dis l.autorité. Aujourd.hui, et on l.a bien vu à travers le débat de tout à l.heure, aujourd.hui, nos jeunes sont en danger. Ils ont complètement perdu un certain nombre de repères y compris entre le bien et le mal. Vous savez, une société qui tolère que des jeunes balancent pour se distraire des pitbulls sur des gosses, c.est une société qui est malade. Alors si, nous, on n.est pas capable à droite d.avoir un discours fort et courageux là-dessus, eh bien, on va continuer de s.excuser d.exister alors que la France, aujourd.hui, elle a besoin majoritairement d.un discours de droite. Michèle COTTA - Philippe PAILLE, c.est votre avis ? Philippe PAILLE - Moi, je crois que la droite a besoin d.un discours homogène et d.un projet clair. Nos concitoyens attendent un projet clair qui puisse leur donner des perspectives qui sont pour eux aujourd.hui absolument nécessaires parce qu.ils sont complètement déroutés. C.est ce qui explique d.ailleurs ou leur vote protestataire pour le Front national ou les abstentions. Donc, la droite a besoin d.un projet clair qui est tout à fait réalisable autour de toutes les tendances qui la composent aujourd.hui. Mais elle a également besoin d.une structure unique, quelle qu.en soit la forme, que ce soit donc une structure unitaire ou confédérale parce qu.aujourd.hui, chacun le comprend bien, lorsqu.il y a plusieurs chapelles, plusieurs écuries, plusieurs partis, il y a des chocs d.ambitions qui gâchent les énergies à des activités où les objectifs ne sont pas salutaires. Michèle COTTA - Quand vous parlez des chocs d.ambitions, vous voulez dire que, désormais, à la tête de l.UDF par exemple, cette trilogie vous paraît menacée et menaçante pour l.état d.esprit de la droite en général ? Philippe PAILLE - Complètement, complètement. Moi, je crois, nous ne sommes pas sortis de l.idée de l.unité de l.UDF par la voie positive. Cette semaine va être déterminante. Je ne sais pas ce qu.il va en advenir. Michèle COTTA - C.est quoi, l.unité de l.UDF par la voie positive ? Philippe PAILLE - C.est-à-dire un seul parti dans lequel les adhérents pourraient s.exprimer clairement et avec un seul chef. Michèle COTTA - Et qui le dirige ? Voilà, quel chef ? Philippe PAILLE - Alors nous n.en sommes pas sortis parce que, justement, il ne faut qu.un seul chef. Mais quand bien même nous en sortirions donc comme je vous l.indique, le chef qui serait à la tête de l.UDF n.aurait de cesse qu.à combattre sur le même terrain le chef qui est à la tête du RPR. Et on continue l.antagonisme au lieu de rechercher à élargir cette majorité et à convaincre des Français qu.ils soient d.ailleurs à droite ou à gauche. Michèle COTTA - Monsieur GOULARD, vous, vous êtes madeliniste. Ca veut dire quoi être madeliniste aujourd.hui dans un contexte un peu mouvant ? François GOULARD - Vous savez, moi, je crois qu.à la suite de ces événements, un certain nombre d.hommes politiques ont manqué de calme parce qu.en définitive, on a eu quoi ? On avait un mauvais mode de scrutin, un mode de scrutin absurde et on a eu des réponses absurdes qui découlent uniquement de ce mode de scrutin. Changeons le mode de scrutin et on n.aura plus ce genre de situations. Alors face à cela, moi, je suis tout à fait d.accord avec Jean-François COPE. Notre intérêt, c.est effectivement de mettre en avant nos valeurs, de mettre en avant notre projet et surtout de ne pas apporter de fausses réponses politiques à des problèmes qui ne sont pas posés en ces termes. Mais quand vous me disiez «qu.est-ce que ça veut dire d.être madeliniste ou madelinien ?», moi, je ne suis pas madelinien ou madeliniste, je suis libéral. Et je crois profondément que l.alternance sera libérale et que c.est ça qui compte au-delà des querelles de personnes. Sylvie PIERRE-BROSSOLETTE - Mais justement, quand on vous écoute les uns et les autres, on a l.impression quand même, même si vous appelez à une meilleure unité quelle que soit sa forme, qu.il y a des gens plus ou moins libéraux, plus ou moins proeuropéens, plus ou moins centristes et qu.il y a de vrais clivages entre vous qui ont du mal à être assumés. Quand vous parlez de projet clair, c.est difficile. François GOULARD - Dans la majorité plurielle, est-ce qu.on pourrait mettre en lumière des divergences entre madame VOYNET, monsieur GAYSSOT et Lionel JOSPIN ? Je pense que les clivages sont infiniment plus importants. suite du débat dans le classeur des conducteurs

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Polémiques

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France 2

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présentateur

Michèle Cotta

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