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Jacques Chirac en direct de l'Elysée

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Jacques Chirac en direct de l'Elysée

Invité spécial

video 26 oct. 1995 7734 vues 44min 47s

INVITE SPECIAL : JACQUES CHIRAC, en direct de l'Elysée, s'entretient en tête-à-tête avec ALAIN DUHAMEL. Ils sont installés dans la grande salle des fêtes de l'Elysée, vide. JACQUES CHIRAC commence son entretien par un rapide tour d'horizon international avant d'évoquer les problèmes économiques et sociaux. - BORIS ELTSINE - Ouvrant l'entretient sur l'état de santé du président russe, CHIRAC redit son "estime" pour Boris Eltsine et souhaite que ce ne soit qu'un incident. "Politiquement, c'est un homme qui veut la réforme et qui souhaite la démocratie et la paix. Il faut être très attentif (...) à ne pas humilier les Russes, à ne pas leur faire peur, à ne pas déconsidérer leur président. C'est un grand peuple, une grande nation". - L'ALGERIE - A propos de l'ajournement de sa rencontre avec le président algérien Zeroual, CHIRAC déclare : "Tout a été dit et écrit sur cette affaire. L'Algérie est dans une situation difficile et pourtant les Algériens ont le droit à une vie normale, au développement, à la liberté, à la démocratie". Rappelant qu'il voulait rencontrer M Zeroual "de façon amicale, sans faire d'ingérence dans les affaires intérieure de l'Algérie, afin de voir comment pourrait se dérouler un processus conduisant à une véritable démocratie". Puis il rappelle les exigences de M Zeroual pour que cette rencontre se déroule "devant les caméras et les photographes" avant de préciser que la France n'a pas de préférence entre les candidats à l'élection présidentielle : la seule, c'est "notre préférence pour la mise en oeuvre d'un système démocratique". - ESSAIS NUCLEAIRES - "J'imaginais", dit CHIRAC, des réactions vives, "en raison de certaines organisations" telles que Greenpeace. "Nous avons suivi extrêmement attentivement tout ce qui concernait les ventes françaises à l'étranger (...) et nous n'avons observé aucune trace d'une réaction dans ce domaine". L'intérêt de la défense nationale était supérieur à ces considérations. "Ma vocation c'est d'assurer la défense des Français". Il a estimé que la décision de reprendre les essais nucléaires était "incontournable". - BOSNIE - Le chef d'Etat déclare être "aujourd'hui dans une phase d'optimisme" à propos du sort des deux pilotes français dont le Mirage a été abattu le 30 août au-dessus de la Bosnie. Sur l'évolution générale de la situation en Bosnie, CHIRAC se déclare "raisonnablement optimiste", à la veille des négociations de paix qui doivent débuter aux Etats-Unis. - MECONTENTEMENT DES FRANCAIS - Il reconnaît : "Il faudrait être aveugle pour ne pas le voir. De mon point de vue, c'est inévitable". Il explique que pendant 15 ou 20 ans, la France "a dépensé plus qu'il n'était raisonnable et elle a accumulé des déficits". Il ajoute que "nos partenaires" ont fait une politique de même nature pendant longtemps, mais que "dès 1983" l'Angleterre et l'Allemagne ont engagé une politique de réduction des déficits, alors que la France ne s'y est engagée que tout récemment. CHIRAC insiste sur la nécessité de "remettre de l'ordre dans nos finances publiques". - REDUCTION DES DEFICITS - Il souligne que "notre économie est bonne et elle est saine : elle a l'un des taux d'inflation les plus faibles du monde et un commerce extérieur très fortement excédentaire (...). Notre économie permet d'avoir confiance. Ce qui ne va pas, ce sont nos finances". CHIRAC déplore le "cercle vicieux" qui consiste à faire peser une charge plus lourde sur ceux qui travaillent pour combler les déficits, d'où un sentiment de "découragement" et une baisse de la consommation. "Le résultat, c'est que le chômage s'accroît et, quand le chômage s'accroît, le coût des dépenses sociales s'accroît". - "N'avez-vous pas sous-estimé ces difficultés durant la campagne ?" demande DUHAMEL. "Peut-être. J'ai dit, tout au long de ma campagne, que la France vivait au-dessus de ses moyens et qu'il était indispensable de réduire nos déficits pour réduire le chômage (...). La maîtrise des déficits est une nécessité si l'on veut être maître de son destin (...). L'indépendance nationale, cela exige la maîtrise des déficits". - SALAIRE DES FONCTIONNAIRES - "Par rapport aux autres catégories de la population, ils ne sont pas brimés. Et ce serait profondément injuste qu'ils le soient (...). J'ai toujours dit que le salaire n'est pas du tout l'ennemi de l'économie. Si l'on veut que l'économie prospère, il faut qu'il y ait des gens qui achètent et des gens qui investissent (...). Le problème des fonctionnaires est différent parce que, dans la maîtrise des dépenses publiques, l'essentiel doit être fait par l'Etat qui, lui-même, dépense trop dans notre pays (...). Nous devons réduire les dépenses de l'Etat, ce qui ne veut pas dire, naturellement, réduire la situation ou les traitements des fonctionnaires. Il faut que tout le monde soit traité de façon égale". - JUSTICE SOCIALE - A DUHAMEL qui lui demande où est passé le beau programme de justice sociale d'il y a six mois, CHIRAC s'efforce de tracer une juste répartition des charges : "Il faut exonérer des efforts les plus démunis, il faut que ceux qui ont les moyens fassent d'avantage d'efforts et il ne faut pas décourager ceux qui travaillent (...). - LES IMPOTS - Il estime que les charges fiscales et sociales ont atteint un "niveau paralysant" et qu'il faut commencer à les baisser "au plus tard dans deux ans". Mais, il souligne que la priorité est de réduire les déficits et, pour cela, "il faut prendre des mesures qui peuvent être en contradiction avec ce que l'on veut faire plus tard", ajoutant que "c'est un effort à faire pendant deux ans". - DEUX ANS - S'il récuse le terme de "purge", CHIRAC se déclare persuadé que la France réussira à réduire ses déficits en deux ans, "ne serait-ce que pour entrer dans la monnaie unique européenne". Pour autant, l'objectif n'est pas la monnaie unique, mais la lutte contre le chômage. Pour parvenir à une situation d'équilibre en deux ans, il lui semble nécessaire d'engager "une forte réduction des dépenses, mais aussi un certain accroissement des recettes".

Émission

Invité spécial

Production

producteur ou co-producteur

France 2

Générique

réalisateur

Jérôme Revon

participant

Jacques Chirac
Alain Duhamel

présentateur

Alain Duhamel

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