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Pierre Juquin

L'heure de vérité

video 01 févr. 1988 1426 vues 01h 54min 24s

François-Henri de VIRIEU reçoit Pierre JUQUIN, candidat communiste à l'élection présidentielle.Des questions lui sont posées par Alain DUHAMEL, Dominique JAMET, et Albert Du ROY; Jean-Louis LESCENE relaie les questions des téléspectateurs et François-Henri de VIRIEU rend compte, durant l'émission, des résultats des questions posées à un panel de téléspectateurs par l'intermédiaire de la SOFRES.Les sujets abordés, au cours de l'émission, sont les suivants :ENGAGEMENT COMMUNISTE ET DISSIDENCE : - Alors qu'il développe sa conception du communisme, il est amené à s'expliquer sur son adhésion au PCF en 1953, en pleine phase stalinienne, puis sur sa rupture, il y a deux ans. - Il se rappelle les raisons de son engagement au parti communiste, les combats qu'il mena, lorsqu'il était étudiant. - Il évoque certaines erreurs qui ont été commises par le PCF, tout en soulignant d'autres actions positives. Il déplore notamment l'invasion de la Hongrie et de l'Afghanistan par l'URSS. Toutefois, malgré ses nombreux désaccords avec les dirigeants du PCF, il pensait "changer de l'intérieur le parti communiste français". - Il s'explique sur sa présence au PCF pendant 35 ans, et sa place privilégiée aux côtés de Waldeck ROCHET puis de Georges MARCHAIS. Il refuse de porter un jugement personnel sur Georges MARCHAIS. Il déclare toutefois que Georges MARCHAIS fut le "secrétaire général du déclin du Parti communiste". - Il dénonce le régime actuellement en place en Roumanie. Il le juge "ubuesque, caricatural et scandaleux". - S'il devait faire un choix, il avoue préférer vivre en Allemagne de l'Ouest qu'en Allemagne de l'Est. - Il perçoit une différence entre sa dissidence du PCF et les inombrables dissidences qui ont précédé la sienne. - Il accuse le PCF d'avoir demandé, en 1981, aux militants de l'appareil politique de voter Valéry GISCARD D'ESTAING et non François MITTERRAND, au second tour de l'élection présidentielle ; moment de sa rupture réelle avec le PCF. - Il s'explique sur les exclusions qu'il a été chargé d'instruire dans son ancien parti, et l'effet ressenti d'être traité, aujourd'hui, comme il l'a fait avec d'autres. - Il donne son point de vue sur les militants du PCF.CANDIDATURE ET PROJET POLITIQUE : - Il s'explique sur sa candidature à l'élection présidentielle, et ses soutiens divers à gauche (PSU, LCR, certains écologistes, communistes rénovateurs, ou déçus par le communisme...). Il rend compte du mouvement qui s'est développé autour de lui, regroupant plus de 600 comités. - Au second tour de l'élection présidentielle, il appellera à voter François MITTERRAND, s'il était candidat. Il analyse le septennat du chef de l'Etat. - En matière de défense, il préconise le désarmement nucléaire unilatéral, alors que François MITTERRAND prône une politique différente en la matière. Il propose que la France refuse de baser sa défense sur la dissuasion nucléaire. Il souhaite également que soit ouvert les dossiers "tabous", tel que le nucléaire civil. - Il met en lumière la contradiction qui existe, selon lui, entre le "mouvement" souhaité par de nombreux Français et les blocages de la société française ("le patronat et les banques fonctionnent sur des critères archaïques"). A plusieurs reprises, il rappelle que son objectif n'est pas de prendre des voix à tel ou tel homme politique, mais de rassembler le plus grand nombre de Français souhaitant le changement. - Il conteste le constat fait par un journaliste, selon lequel, les pays sous un régime libéral parviennent à contenir le chômage. Il rétorque en dénonçant la précarité des emplois proposés dans ces pays. A ce propos, il déplore l'existence en France des TUC (Travail d'Utilité Collective) et des SIVP (Stage d'Insertion à la Vie Professionnelle). - Selon lui, l'élection présidentielle de 1988 est, dans une certaine mesure, la dernière de ce type, le pouvoir de la finance prenant le pas sur le pouvoir du politique. - Une de ses grandes propositions : donner le pouvoir économique aux salariés. En référence à Emmanuel-Joseph SIEYÈS dans "Qu'est-ce que le tiers état ?", il déclare : "Qu'est-ce que le monde du travail dans la société française ? Presque tout. Comment est-il traité ? Comme presque rien. Que veut-il devenir ? Celui qui décide." - Il propose d'ouvrir la possibilité à tous de se qualifier au niveau exigé par le XXIème siècle. - Il préconise le droit de vote aux immigrés. Il définit les notions de nationalité et de patrie. - Il prône l'égalité entre hommes et femmes. Il défend la parité entre les hommes et les femmes, en particulier dans les assemblées représentatives. - Il est favorable à l'ouverture de la France à l'Europe, "comme citoyen du monde", dit-il. - Il ne peut être socialiste, dans la mesure où ces derniers ne souhaitent pas changer profondément les rapports sociaux. - Il souhaite doubler le budget alloué à l'Education nationale. - Il propose 35 heures de travail sans diminution de salaire. - Il apporte son soutien aux indépendantistes Kanaks, en Nouvelle Calédonie. - Il dénonce la pauvreté grandissante. Il rappelle que ce jour est l'anniversaire du 1er février 1954, jour où l'Abbé Pierre lançait le premier appel pour le logement des sans logis, et fait remarquer que ce dernier n'assiste pas à cette émission pour des raisons de santé.REPONSES AUX QUESTIONS DES TELESPECTATEURS : - Il a obtenu les 500 promesses de signatures de maires lui permettant de se présenter à l'élection présidentielle. - Il évoque les contacts qu'il a gardé avec d'actuels et d'anciens membres du PCF. - Des partisans de diverses tendances politiques et syndicales sont membres des comités, qui se sont constitués autour de sa candidature à la présidentielle. - Il propose le SMIC net à 5000 francs. - Il préconise la hausse des effectifs d'enseignants et non de fonctionnaires de police. - Jérôme JAFFRE, de la SOFRES, analyse les résultats des questions posées à l'échantillon de téléspectateurs durant l'émission. - Dédicace sur le livre d'or : "Notre nature est dans le mouvement" (Blaise Pascal).

Émission

L'heure de vérité

Production

producteur ou co-producteur

Antenne 2

Générique

réalisateur

Jean Luc Leridon

participant

Dominique Jamet
Pierre Juquin
Alain Duhamel
Jean Louis Lescene
Albert Du Roy
Jérôme Jaffre

présentateur

François Henri de Virieu

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