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Conférence de presse de François Hollande à l'Elysée

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Conférence de presse de François Hollande à l'Elysée

19 20. Edition nationale

video 13 nov. 2012 1481 vues 02min 04s

[Source : documentation France 3] 17h03'54 / François Hollande explique le pourquoi de cette conférence de presse, 6 mois après son arrivée au pouvoir et explique les mesures qu'il a déjà prise. Il explique ce qu'est pour lui la justice sociale. Il le pourquoi de la nécessité de réformes. le plan de compétitivité, et le rapport de Louis Gallois. FRANCOIS HOLLANDE " Avant les élections législatives tout ce qui a pu être pris par décret a été fait : la réduction de 30% de la rémunération du président et du gouvernement, le plafonnement des salaires des dirigeants des services publics, la création en urgence d'emplois de postes dans l'Education nationale, l'augmentation de 25% de l'allocation de rentrée scolaire, le relèvement du SMIC et le droit à la retraite à 60 ans pour ceux qui avaient commencé tôt leur vie professionnel. Au début du mois de juillet le parlement a pu commencer son travail et à d'ores et déjà adopté des textes importants, notamment le rétablissement des comptes publics à travers le projet de loi de financement pour 2012, mais aussi la préparation de la loi de finance pour 2013, la lutte contre la vie chère en Outremer, le renforcement du dispositif de lutte contre le terrorisme, les emplois d'avenir et le traité budgétaire européen. Mais une politique n'est pas une accumulation de propositions ou de mesures aussi fortes soient elles, ce n'est pas une addition de réformes aussi tuiles soient elles, n'est même pas une comptabilité de promesses aussi respectée soit elle. Une politique c'est une réponse cohérente et forte à la situation du pays. Or quel est elle ? Elle est grave et je ne veux pas forcer le trait à dessein... " 17h06'49 / " Il n'est pas utile ici de revenir sur les responsabilités du passé. Le constat suffit et il est implacable. La dette publique dépasse 90% la richesse nationale, et a grossit de 600 milliards en 5 ans. Le chômage est en hausse continue depuis 17 mois, la croissance est à l'arrêt depuis près de deux ans, le décrochage productif est incontestable dés lors que la France figure au 17ème rang pour son industrie de la zone euro. Il y a aussi cette perte continue de compétitivité depuis 10 ans. Une alternance change le pouvoir mais elle ne change pas la réalité. Je comprends donc l'inquiétude des français face à la crise et les doutes qu'ils peuvent eux-mêmes exprimer par rapport à la capacité du politique de la surmonter la crise. Mais la seule question qui vaille à mes yeux, c'est l'état de la France dans 5 ans. Ma mission est simple, c'est de parvenir à redresser la croissance et à réduire le chômage, et c'est sur ces seuls résultats que je demande à être jugé par els français. " 17h08'30 / " C'est pourquoi j'ai voulu relevé avec le gouvernement Ayrault relevé les trois défis majeurs que sont la réorientation de l'Europe, le désendettement de la France et la compétitivité de l'économie. Je l'ai fait sans perdre de temps, tout simplement parce que nous n'en avons plus. Je suis, certes, au début d'un quinquennat, mais au bout d'une décennie où il y a eu tant de proclamations et si peu de traductions. Hors nous sommes, La France, un pays majeur en Europe, une nation attendue dans le monde, un peuple qui a des valeurs et qui en est fier, des références et un modèle. Hors, une France affaiblie ce serai aussi une Europe impuissante. Hors, nous vivons bien plus qu'une crise, nous vivons un changement du monde. C'est pourquoi, depuis 6 mois, j'ai fait mes choix et je m'y tiens sans avoir à prendre je ne sais quel tournant, je ne sais quel virage, car ces choix sont conformes à mes engagements, à mes principes et surtout aux intérêts de la France. " 17h10'01 / " le premier de ces choix c'est la réorientation de l'Europe. J'y ait consacré toute mon énergie depuis le premier jour ici, à l'Elysée. Et le premier rendez vous, le rendez vous majeur, si je voulais que l'on sorte enfin de cette crise lancinante de la zone euro, c'était le conseil européen de la fin du mois de juin. C'est là que c'est nouée une nouvelle orientation de l'Europe, le pacte de croissance, 120 milliards d'euros. Le mécanisme de stabilité qui a permis à la banque centrale européenne (BCE) de redéfinir ses interventions et d'ainsi apaiser les marchés. Je tends une solution utile à la crise des dettes publiques. C'est donc une nouvelle donne qui s'est distribué en Europe. C'est par rapport à cette nouvelle donne que j'ai demandé au gouvernement de saisir le parlement du traité budgétaire européen, car je considérais qu'il avait pu compléter et donc renégocié. C'était l'intérêt de la France et de l'Europe. " 17h11'17 / " la deuxième étape, sans doute plus discrète c'est jouée le 18 octobre dernier avec l'union bancaire, c'est-à-dire la supervision des banques qui avaient été à l'origine de la crise aux Etats-Unis puis en Europe. Avec un mécanisme de résolution qui demain permettra la recapitalisation directe des banques par le mécanisme européen de stabilité. Nous y sommes parvenus. Ca prendra encore du temps mais le chemin a été ouvert. Dans la même période j'ai pu enfin faire introduire la taxe sur les transactions financières. L'idée courait depuis longtemps, mais qu'il fallait trouver 11 pays, 10 pays avec la France, pour faire cette coopération renforcée. Cette taxe pourra voir le jour dès le début de l'année prochaine. Elle permettra non seulement de faire face à la finance, modestement, mais aussi de financer le développement. J'en ai par pour autant terminer avec cette mission. Reste toujours la question de la Grèce. Le parlement grec vient d'adopter un nouveau plan dure avec des réductions de déficits. La Grèce attend de recevoir de l'Europe et du fonds monétaire international (FMI), ce soutien qui lui a été promis. Je considère qu'au-delà encore des quelques mises au point des modalités techniques, ce soutien lui est du, pour en terminé aussi avec ce qui a pu être un doute sur l'intégrité de la zone euro. " 17h13'12 / " Depuis 6 mois je me suis fixé un but, régler les questions lancinantes de la crise de la zone euro avant d'ouvrir d'autres étapes, d'ici la fin de l'année. C'est indispensable pour desserrer l'étreinte qui pèse sur les pays qui ont engagé des plans d'ajustement douloureux aussi. C'est par la solidarité, et non par l'austérité sans fin, que seront atteints les objectifs de réductions des déficits publics, par ailleurs impérieux. C'est pourquoi le second choix que j'ai fait pour notre pays et au nom de notre pays, C'est le désendettement. J'ai donc demandé au gouvernement de Jean Marc Ayrault de mener à marche forcée le rétablissement des comptes publics. Pour respecter nos engagements européens ? Sûrement. Pour préserver notre souveraineté ? Assurément. Pour faire aux marchés également. Notre crédibilité est aujourd'hui assurée. Les taux d'intérêt sur notre dette publique sur les plus bas de notre histoire. Ils ont même diminué depuis le 6 mai. Je n'en tire aucune conclusion, mais je ne me prive pas de ce commentaire. Nous sommes à 2,10% de taux d'intérêt sur la dette à 10 ans. Et il nous arrive sur des échéances plus courtes d'avoir nous aussi des taux d'intérêt négatif. Nous avons même réduit l'écart avec l'Allemagne de près de 40%, pour ceux qui s'interrogent sur les rapports que nous avons avec l'Allemagne et ils sont bons. " 17h15'06 / " J'avais demandé avec Jean Marc Ayrault, au lendemain de mon élection, un audit indépendant au premier président de la cour des comptes, Didier Migaud, sur la perspective de nos finances publiques. Il n'a pas tardé à nous donner sa livraison, elle était sévère. 30 milliards devaient être trouvés en 2013. Que fallait il faire ? Attendre ? Espérer ? retarder ? Nous avons pris là encore des décisions. 10 milliards d'économie, ce qui fait que c'est un effort inédit qui est engagé pour trouver là, la maitrise de nos dépenses. Mais aussi 20 milliards de prélèvements supplémentaires, 10 milliards sur les ménages, 10 milliards sur les entreprises. C'était la condition pour arriver à réduire le déficit budgétaire à 3%, c'était mon engagement pour 2013. J'ai veillé à ce que cet effort soit compensé par deux principes. La justice, en demandant aux plus favorisés de faire l'essentiel du sacrifice et en limitant autant que possible les prélèvements pour les plus modestes. Et le second principe c'est l'emploi. Tous les dispositifs en faveur des PME ont été préservés de toute contribution supplémentaire. " 17h16'51 / " Le budget pour 2013 représente la première étape de la réforme fiscale pour laquelle je m'étais présenté devant les français, au nom de la justice. C'était justice que de taxer de la même manière les revenus du capital et ceux du travail. Justice aussi de relever la plus haute tranche du barème de l'impôts sur le revenu à 45% par part de plus de 150.000 euros. Justice de revenir sur un certain nombre de niches fiscales, pas toute. Justice de revenir sur la réforme de l'impôt sur la fortune parce qu'il n'était pas compréhensible que les plus gros patrimoines soit favorisé quand tant est demandé à ceux qui n'en ont pas. Justice aussi de solliciter ceux qui gagnent le plus, plus d'1 million d'euros, 75%, au-delà d'un million d'euros, pour 2 ans seulement, c'est fait. 17h17'58 / " Le justice ce n'est pas une mise en accusation de ceux qui ont le plus et qui ont apporté autant qu'il était possible à leur économie. Ce n'est pas non plus une spoliation que de demander la solidarité. La justice, c'est ce qui nous permet de vivre ensemble et de rassembler tous les talents, tous les entrepreneurs, tous les actifs, toutes les générations, toutes les forces pour redresser notre pays. Je ne monterai aucun groupe contre un autre. Et c'est grâce à cet effort que nous avons mené en 2012, que nous avons engagé pour 2013. Que pour atteindre l'équilibre de finances publiques à la fin du quinquennat, il sera possible de se tourner essentiellement du côté des économies budgétaires et non plus du côté des prélèvements. " 17h18'53 / " La dépense publique atteint aujourd'hui 57% de la richesse national. C'est 52% il y a 5 ans, est-ce que l'on vit mieux pour autant ? Est-ce que l'Etat est devenu plus juste plus efficace ? Est-ce que les prestations ont permis de réduire suffisamment les inégalités ? Non ; Donc il nous faut faire cette réforme. Réforme de l'Etat, réforme de notre organisation, de notre système social pour qu'il soit plus efficace, plus juste, qu'il accompagne celles et ceux qui souffrent aujourd'hui, et ils sont nombreux, et notamment les demandeurs d'emplois. Nous devons être capable de faire en dépendant moins, en modernisant l'Etat, en décentralisant, en simplifiant les procédures, en faisant autant d'économies que possibles. Il y en a toujours à chercher et à trouver et chacun peut le faire, lorsqu'il est responsable public pour son organisation, son administrations, son ministère. " 17h20'07 / " J'ai demandé au premier ministre pour le quinquennat de conduire 50 milliards d'euros d'économie sur 5 ans, 10 milliards par an. Nous aurons à financer le plan de compétitivité. " 17h20'21 / " Si le désendettement c'est le premier étage du redressement, le second c'est la compétitivité. Derrière ce mot il y a tout simplement l'emploi. Le décrochage productif c'est le mal français et les plans sociaux qui se sont accumulés et pour lesquels le gouvernement déploie tout ce qu'il peut pour y faire face, c'est e symptôme. Pour répondre au décrochage productif, c'est la meilleure façon de dire aux ouvriers de notre pays que nous sommes à leurs côtes, de lutter contre la désindustrialisation, contre la délocalisation, les désastres humains que représentent les fermetures d'entreprises. Là encore j'ai voulu que les décisions soient prises et dans le bon ordre. Un rapport à donc été demandé à monsieur Gallois, devenu aujourd'hui une référence nationale, j'en suis heureux. C'est un homme de bien qui mérite toute notre estime. Que n'a-t-on dit : nous commandons un rapport pour ne pas l'appliquer. Curieuse idée. SUITE DANS SEQUENCES

Émission

19 20. Edition nationale

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producteur ou co-producteur

France 3

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François Hollande

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