Il était une fois les patrons : 1981 2010, la montée des actionnaires - Vidéo Ina.fr

Il était une fois les patrons : 1981 2010, la montée des actionnaires

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Il était une fois les patrons : 1981 2010, la montée des actionnaires

Histoire

video 23 mai 2010 4030 vues 52min 39s

Deuxième partie d'un documentaire consacré à l'histoire du patronat. Evocation dans cette deuxième et dernière partie, de la période allant du début des années 80 à aujourd'hui, des grandes étapes de la libéralisation de l'ensemble de l'économie française, des rapports entre les patrons et leurs actionnaires et de leur attitude face à la crise économique et financière de 2008.Le documentaire prend pour exemple trois grandes entreprises françaises : Axa, Renault et Schneider Electric et alterne les images d'archives, les explications d'économistes et les témoignages de chefs d'entreprise.Vers le libéralismeRetour sur le choc de l'élection de François MITTERRAND le 10 mai 1981 pour le milieu patronal face au libéralisme des anglo-saxons de Margaret THATCHER et Ronald REAGAN : certains patrons décident d'émigrer tandis qu'Yvon GATTAZ demande la liberté pour les patrons d'innover. Finalement Michel MAUROIS renoncera au plan de relance pour un plan de rigueur et s'alignera sur les autres pays européens.L'Etat au chevet de l'entrepriseAprès 10 ans de crise économique, certaines entreprises sont en grande difficulté économique, apparition de la notion de rentabilité et de la nécessité de licencier. Exemple de l'entreprise Renault avec l'interview de Louis SCHWEITZER, patron de Renault de 1992 à 2005 sur la politique économique menée par Georges BESSE à la tête de Renault à partir de 1984 et les 20 000 licenciements de cette période suivi par les 30 000 licenciements chez Schneider Electric.L'Europe : une seule règle : la concurrence... Signature de l'Acte unique européen en 1985 et création d'un grand marché commun régulé par la concurrence. Les entreprises doivent donc s'implanter sur les autres marchés européens. Exemple du groupe Axa qui rachète plusieurs sociétés de mutuelles.La bourse arriveEn 1985, le gouvernement BEREGOVOY lance la déréglementation du système financier. Les patrons d'entreprise pourront ainsi aller en bourse et faire appel aux marchés financiers pour se financer et non plus auprès des banques publiques pour emprunter de l'argent. Par ailleurs, l'Etat incite les petits épargnants à jouer en bourse. Les entreprises se libérent de la tutelle des banques et de l'Etat, ce ne sont plus des entreprises françaises mais de grands groupes mondiaux. En 1986, retour de la droite au pouvoir et lancement d'une campagne de privatisation d'entreprises par le ministre de l'économie Edouard BALLADUR telle Saint Gobain et Paribas en maintenant un noyau dur en favorisant les participations des grandes sociétés françaises pour s'assurer de leur soutien en cas d'agression venant d'une entreprise étrangère et privilégier un capitalisme à la française.Les grands patrons à l'assaut du mondeEn 1989, la chute du mur de Berlin et l'ouverture au libéralisme des anciens pays communistes marquent le début de la mondialisation.Les entreprises françaises rachètent des entreprises étrangères tout en réduisant les coûts de production au sein de leur entreprise. Exemple du rachat par Renault de l'entreprise Nissan puis de la fusion entre Axa et UAP avec des répercutions sur le personnel d'UAP dès 1996 dont certains, des anciens commerciaux ont démissionné en raison de leurs conditions de travail.Les grands investisseurs à l'assaut des grands patronsLa question de l'influence des grands investisseurs financiers sur la gestion et la direction des entreprises et les enjeux financiers pour les gestionnaires de l'épargne retraite géré sous forme de fonds de pension par Templeton aux Etats Unis. Dans les années 2000, le noyau dur des investisseurs français disparait des grandes entreprises, il s'agit d'un "dénoyautage" au profit des grands investisseurs. Les grands patrons adhérent au principe des 15% de la logique financière anglo-saxonne.La grande défausse : licencier...Pour contenter les actionnaires, en dépit de bons chiffres d'affaires, les entreprises licencient aux moindres difficultés des marchés financiers ou quand le cours de l'action baisse.... sous-traiterLes grands patrons se mettent à sous-traiter de plus en plus auprès de PME la fabrication de certaines pièces et répercutent sur eux leurs exigences de production du point de vue des nouvelles technologies. Un groupe de quatre patrons de PME, sous-traitant d'une grande entreprise témoignent de leurs rapports déhumanisés avec leur maître d'ouvrage ... et délocaliserL'irruption dans la mondialisation des pays émergents comme la Chine et l'Inde et l'intégration dans l'Union européenne d'anciens pays de l'Europe de l'Est entraînent la délocalisation d'usines de production vers ces pays où les salaires et charges sociales sont moindres qu'en Europe. En contrepartie, les grands patrons licencient de plus en plus chez eux. Exemple de la Logan de renault, voiture vendue à bas prix produite à l'origine pour les anciens pays de l'Est mais commercialisée également pour le marché étranger et de la délocalisation au Maghreb de certains services d'Axa.La dictature du court termeDéveloppement d'une politique de rentabilité à court terme sous l'influence de certains investisseurs financiers avec pour corrolaire l'explosion du salaire des chefs d'entreprise français. La liberté du chef d'entreprise dépend souvent de la bonne santé de l'entreprise. Témoignage de Thierry de La TOUR D'ARTAISE, patron de Seb depuis 2000 et de Jacques GAIRARD, patron de Seb de 1990 à 2000 sur une entreprise, l'entreprise Seb, continuant à fonctionner sur la base d'un actionnariat familial.Le rouleau compresseur libéralPour atteindre le chiffre fatidique des 15% de rentabilité, les entreprises spéculent de plus en plus sur l'argent qu'elles empruntent. Cela aboutit en 2008 à la crise des subprimes.EpiloguePersonne ne sait comment continuera à fonctionner le système dans quelques années. Les Etats tentent de reprendre en main les mécanismes économiques mais pour Laurence PARISOT, à partir du moment où la crise est passée, c'est à l'entreprise de reprendre les rênes de l'économie.Tout au long du documentaire, témoignages et explications des personnes suivantes : - Michel VILLETTE, sociologue- Didier PINEAU VALENCIENNE, patron de Schneider Electric de 1980 à 1999.- Arnaud PARIENTY, professeur de sciences économiques et sociales- Claude BEBEAR, patron d'Axa de 1974 à 2000.- François MORIN, professeur d'économie- Henri de CASTRIES, patron d'Axa depuis 2000- Carlos GHOSN, patron de Renault depuis 2005- Jacquy CAPRA, patron de Plasti Est, sous-traitant- Henri LACHMANN, patron de Schneider Electric de 1999 à 2005, président du Conseil de Surveillance depuis 2005- Gilles PERNOUD, patron des Etablissements Georges Pernoud, sous-traitant- Jean Pierre GROSFILLEY, patron de JP Grosfilley, sous traitant- Bruno MACHET, patron de Cogemoule, sous-traitant.- Jean Pascal TRICOIRE, patron de Schneider Electric depuis 2005[Source iMedia]Après les chocs pétroliers de 1973 et 1979, un nouveau pouvoir se profile : le monde de la finance, qui bouleverse durablement l'économie mondialisée.Après les chocs pétroliers de 1973 et 1979, le modèle socio-économique des Trente Glorieuses vole en éclats. Les patrons espèrent la reconquête de leur toute-puissance. A nouveau, ils semblent régner en maîtres sur les salariés, et même sur les Etats. Mais dans leur ombre se profile un nouveau pouvoir : le monde de la finance. Car, à la faveur de la déréglementation et de la mondialisation, les grands actionnaires ont pris le pouvoir dans les entreprises. Devenus simples porte-parole des actionnaires, les grands patrons mettent leurs entreprises au service exclusif de ces derniers. Une nouvelle ère s'ouvre, marquée par la poursuite de la rentabilité à court terme. Cette exigence pénètre l'ensemble du tissu industriel, saignant à blanc les plus faibles. Mais arrive en 2008, une crise sans égale qui pourrait changer la donne.

Production

producteur ou co-producteur

Forum des Images, Iskra, Institut national de l'audiovisuel, France Télévisions

Générique

réalisateur

Anne Kunvari

auteur de l'oeuvre pré-existante

Anne Kunvari

musique originale

Jean Philippe Viret

producteur

Viviane Aquili

commentateur

Sandy Boizard

participant

Carlos Ghosn
François Morin
Claude Bebear
Arnaud Parienty
Henri de Castries
Henri Lachmann
Jean Pascal Tricoire
Gilles Pernoud
Michel Villette
Arnaud Pineau Valencienne

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