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Les 9 vies de Norodom Sihanouk

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Les 9 vies de Norodom Sihanouk

Les nuits de France 5

video 26 déc. 2008 2388 vues 53min 08s

Alors que 2009, s'ouvre au Cambodge le procès tant attendu de DOUCH, ex-responsable du centre de torture S-21, poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, ce documentaire retrace la vie de Norodom SIHANOUK, qui a épousé la destinée du Cambodge. Roi, demi-dieu, père de l'indépendance, simple citoyen devenu prince, chef d'Etat, Premier ministre, exilé, prisonnier, au cours de sa très longue vie politique, Norodom SIHANOUK a endossé tous ces costumes. Au total, neuf vies que Gilles CAYATTE a choisi de raconter, qui correspondent à autant d'époques, de ruptures, de choix, de stratégies, subis ou adoptés par SIHANOUK et qui ont écrit l'histoire de son pays. Cet homme est aujourd'hui le dernier survivant d'une époque, celle de la fin du colonialisme. Il a traversé toutes les épreuves, tous les courants. Les interviews de Norodom SIHANOUK alternent avec des images d'archives de son parcours et de l'histoire du Cambodge, ainsi que des témoignages de proches du Roi, de cambodgiens ou encore d'historiens et journalistes. Choisi à 18 ans comme roi du Cambodge par le gouvernement français, peu enclin à remettre en cause la puissance coloniale. En 1953 il démarre sa campagne mondiale pour l'indépendance et plaide la cause cambodgienne à Paris où il obtient l'émancipation. Au sommet de Bandung il se lie d'amitié avec Zhou Enlai, ministre de la république populaire de Chine.Interview d'archives du Prince Norodom Sihanouk à propos de l'indépendance pacifique du pays grâce aux combats du Viêt-Minh, l'armée française ne voulait pas combattre sur deux fronts.Autre interview à propos de la neutralité politique non-idéologique mais pragmatique. En 1955 le Cambodge, neutre politiquement, se développe, refusant la protection militaire de l'armée des Etats-Unis et en refusant l'aide financière à partir de 1960 pour ne pas s'aliéner la sympathie des Viêt-Cong auxquels il donne le droit de passage. Les matériels militaires russes et chinois sont débarqués via le port de Sihanouk-ville, en le niant publiquement. La relation sino-cambodgienne est fondée sur une mésentente : les chinois croient le Cambodge prêt pour la maoisme. La Chine exporte le petit livre rouge au Cambodge et les communistes cambodgiens cachés dans la jungle dirigés par Pol Pot se préparent à la révolution. Après le coup d'état le maréchal Lon Nol fonde la république et rejoint le camp américain dans la guerre du Viêt Nam.Interview d'archives en couleur de Norodom Sihanouk à Phnom Penh en 1966 au sujet de la subversion chinoise au Cambodge. Le communisme est incompatible avec le régime nationaliste, monarchiste et socialiste cambodgien.Rapprochement avec les Etats-Unis, visite officielle de Jackie Kennedy en novembre 1967.Sont interviewés:Norodom SIHANOUK.Jean LACOUTURE, journaliste, historien alors jeune attaché de presse du général Leclerc de Hautecloque. En mission de Saigon à Phnom Penh. Il décrit un jeune homme de caractère léger à 18 ans et très mature en 1953. Il abdique en tant que souverain constitutionnel et désigne son père comme roi du Cambodge.Il commente la relation sino-cambodgienne. Les monarchistes viennent aider les communistes contre Lon Nol, Sihanouk dirige un gouvernement fantoche depuis Pékin.David CHANDLER, historien,professeur à l'université de Monash en Australie, diplômé de Harvard et Yale, expert de la période du Kampuché Démocratique, évoque la pression fiscale importante de l'administration française sur le peuple cambodgien et la docilité de Norodom Shianouk face aux français. Mais le roi au contact du peuple a compris que la royauté cambodgienne était une forme de pouvoir absolu.Au début de la guerre d'Indochine il anticipe la défaite française et se prépare à réellement gouverner le pays en 1953 "Donnez-moi l'indépendance et je vous louerai le pays pendant une centaine d'années" dit-il au gouvernement français. En 1965, il ne reste que De Gaulle comme allié reçu en visite en septembre 1966. Interview d'archives de Sihanouk se décalrant impitoyable vis à vis des ennemis politiques considérés comme des traîtres à la nation. "Nous en avons fusillé pas mal". En visite à la guérilla khmère rouge qui le hait, il est comme Louis XVI pendant la révolution française, terrifié devant Pol Pot.Son SOUBERT, membre du Conseil constitutionnel, fils de Son Sann et conseiller de Norodom Sihanouk, décrivant la stratégie politique à travers la campagne électorale de 1955 et son parti politique le Son Kum qui obtient la majorité absolue et devient l'unique parti politique cambodgien. Il devient chef de l'état à la mort de son père en 1960. Les vietnamiens ont été autorisés à traverser le Cambodge et peu à peu ont pris le contrôle d'une partie frontalière.Chak SARIK, ancien chef du protocole de Sihanouk, à propos du sentiment de fierté nationale suite au développement économique, sanitaire et éducationnel du pays.Sam RAINSY, député de l'opposition, ancien membre du FUNSINPEC, à propos des tentatives de meurtre sur sa personne et de l'exil forcé de son père Sam Sary. Sa mère a été emprisonnée pendant un an. Sihanouk sous-estimait ses adversaires.Le Père François PONCHAUD, prêtre missionnaire au Cambodge depuis 1965, décrivant Sihanouk comme habile pour instrumentaliser les rivalités atagonistes entre grandes puissances et obtenir des aides financières de tous. Les infrastructures du pays se développaient peu à peu : routes, port de commerce construit par les français, écoles, universités, hôpital khmero-soviétique, usines construites par les chinois. Sihanouk n'hésitait pas à condamner ses opposants à mort. A partir de 1965 la situation économique se dégrade et la corruption se développe. Les dispensaires étaient vides de médicaments.Alain DANIEL, secrétaire particulier de Sihanouk 1969-1970, toute la population du Cambodge connaissait De Gaulle et l'appréciait, le surnommant "le grand-père". Il prononce un discours très anti-américain, offre 600 uniformes pour l'armée et une usine. Il demande à l'armée américaine de bombarder les sanctuaires Viêt-Cong au Cambodge.Les paysans prennent fait et cause pour les maquisards communistes contre l'armée qui les rançonne et le massacre de Saumlot en mars 1967 constitue la première répression anti "Khmers rouges".Interview d'archives en français de Norodom Sihanouk depuis Pékin en 1973, déclarant la lutte armée jusqu'à la victoire finale contre le gouvernement de Lon Sol.Patrice de BEER, grand reporter au journal Le Monde, relatant l'épisode décembre 1969 à Phnom Penh annonçant le coup d'état. En janvier 1970 lors de son voyage en FranceKek GALABRU, président de la ligue cambodgienne des droits de l'Homme, relate le déroulement du coup d'état de 1970 avec des militaires cernant l'assemblée nationale. Les députés votent la destitution du prince Sihanouk sous la menace des soldats. Sans le prince, les khmers rouges n'étaient rien.Saumura TIOULONG, député de l'opposition, fille du général Tioulong, pensait que la victoire des Khmers rouges signifiait le retour Sihanouk.La Princesse Bupha DEVI, fille de Sihanouk, raconte l'appel téléphonique de son père alors qu'elle le croyait mort.Julio JELDRES, secrétaire particulier de Sihanouk 1981-91, à propos de sa rencontre avec Sihanouk dans sa résidence officielle nord-coréenne.Suon KASET, rédactrice en chef des publications de Norodom Sihanouk, à propos des Khmers rouges, des dépenses somptuaires pour recevoir les chefs d'état étrangers. Commente la mise à sac des ambassadesJohn GUNTHER DEAN, ambassadeur des USA au Cambodge 1973/75, décrivant les crimes des khmers rouges rapportés par les diplomates.Jacques BEKAERT, grand reporter, à propos de visites de Sihanouk en France pour faire soigner ses problèmes de poids à Grasse. il relate la visite du maréchal Lon Nol à Mougins. En mars 1970 Sihanouk se réfugie à Pékin et lance un appel le 23 mars demandant aux cambodgiens de rejoindre les khmers rouges pour renverser le maréchal Lon Nol. Des Khmers rouges tentent de recruter parmi les réfugiés et se réarment grâce aux américains. En 1979 les cambodgiens fuient vers la Thailande, 300.000 vivent dans des camps.1981 Sihanouk revient au Cambodge et forme un groupe de résistance le Fun Sinh Pek. Sa visite est marquée par la pluie, signe de bon augure. Il fait alliance avec Son San.Le 12 mars 1970 mise à sac des ambassades viêtnamiennes communistes par des étudiants manipulés. Le 18 mars coup détat.Le 17 avril 1975 prise de Phnom Penh par les Khmers Rouges marque le début du plan de collectivisation conçu par Pol Pot. Collectivisation, camps de concentration. Sihanouk est obligé de rentrer à Phnom Penh le 31 décembre 1975, il est chef de l'état tenu par les communistes, prisonnier de Pol Pot.Le 7 janvier 1979 envahissent le Cambodge et mettent fin au régime Khmer Rouge.6 janvier 1979 Sihanouk quitte le Cambodge avec un passeport diplomatique pour Pékin, il va aller dénoncer l'invasion viêtnamienne aux Nations Unies.Voyage à Pyong Yang Corée du Nord en novembre 1979 et rencontre avec Kim Il SungIntervies de Sihanouk en juin 1981 qualifiant Kim Il Sung de meilleur ami, et du seul qu'il ait au monde.Négociations avec Un Sen, ancien khmer Rouge revenu dans les fourgons de l'armée viêtnamienne. 1987 les viêtnamiens quittent le Cambodge sur ordre des soviétiques.Accord de Fere en Tardenois (Seine et Marne) le 2 décembre 1987 signature de l'accord Sihanouk et Un Sen.14 novembre 1991 retour de Sihanouk au Cambodge après 12 ans d'exil. La république du Cambodge redevient un royaume et Sihanouk son roi.

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