Des militants de SOS Racisme menant une action qui se voulait «non-violente» ont été agressés par des participants lors du meeting d'Eric Zemmour, dimanche 5 décembre.
«On voulait faire une action non-violente», a expliqué Aline Kremer de SOS-Racisme. «Nos militants étaient présents au meeting de Zemmour à Villepinte pour dire non au racisme de manière pacifique. La vidéo, d'une violence inouïe, parle d'elle-même, nos militants se sont fait frapper et insulter pour avoir rappelé notre lutte antiraciste», a aussi écrit l'association sur Twitter.
Une enquête a été ouverte à la suite de ces violences.
SOS Racisme, comme on le voit dans le montage en tête de cet article, est une association née en 1984. Elle voit le jour au lendemain de la « Marche des Beurs » avec Julien Dray et Harlem Désir en tête. Dès ses débuts, et encore aujourd'hui, l’organisation occupe une place incontournable de la lutte contre le racisme. Une notoriété notamment portée par le slogan «Touche pas à mon pote» apposé sur un badge en forme de main ouverte. Très rapidement, le badge et le slogan deviennent des éléments fédérateurs de la lutte contre le racisme.
En juin 1985, 8 mois après sa création, plus d’un million et demi de badges avaient été vendus. Un bilan dont se félicitait Harlem Désir sur la scène du «concert des potes» sur la place de la Concorde. Tout en pointant les difficultés rencontrées.