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Quand la GPA était pratiquée en France dans les années 80

Quand la GPA était pratiquée en France dans les années 80

France 2 consacre une soirée spéciale à la question mercredi 9 février. En France, contrairement aux Pays-Bas, au Danemark ou à certains états fédérés américains, le recours à une mère porteuse est formellement interdit. Mais ça n’a pas toujours été le cas…

Par la rédaction de l'INA - Publié le 09.02.2022
 

La gestation pour autrui, la GPA. Une pratique toujours en débat en France. Ici, elle est strictement interdite, contrairement à d’autres pays européens comme le Danemark ou la Grèce. Pourtant à une époque, porter l’enfant d’un autre était possible en France. Patricia, première mère porteuse en France en 1984 faisait la une d’un magazine. L’émission «Aujourd’hui la vie» lui donnait la parole. Elle y expliquait son geste.

A l’époque, la gestation pour autrui n'était pas explicitement interdite en France. Ce flou juridique a permis au médecin Sacha Geller d'accompagner plusieurs dizaines de GPA. Et cela malgré l’avis défavorable du comité d’éthique tout juste créé par François Mitterrand.

Dès 1985, des associations de mères porteuses voient le jour.. Et les démarches sont rodées : la mère porteuse accouche sous X, le père inséminateur reconnaît l’enfant… Il ne reste plus qu’à sa femme de faire une démarche d’adoption.

Mais la pratique faisait débat et posait des questions éthiques.

En 1986, le conseil de l’ordre des médecins condamnait à son tour la GPA. Un an plus tard, la ministre de la Santé faisait interdire les associations de mères porteuses. En 1991, la justice sans mêle. Dorénavant, le recours à une mère porteuse est formellement interdit en France. La GPA devenant illégale, les couples stériles ou homosexuels se sont dirigés vers l’étranger. Cette pratique a alors ouvert un autre débat, celui du lien de filiation entre un enfant né d’une GPA et ses parents d’adoption.

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