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Procrastination, épicurisme ou dépression ?

Procrastination, épicurisme ou dépression ?

Chaque 25 mars, vous êtes autorisé à repousser les choses à plus tard car c'est la Journée mondiale de la procrastination. Ne remettez pas la lecture de cet article à plus tard, car vous rateriez l'explication de ce comportement, parfois gênant au quotidien.


Par la rédaction de l'INA - Publié le 20.03.2019 - Mis à jour le 25.03.2021
Grand format : la procrastination - 2011 - 03:04 - vidéo
 
Chaque 25 mars, vous êtes autorisé à repousser les choses à plus tard car c'est la Journée mondiale de la procrastination, ou l'art de tout remettre à demain... Mais, ne remettez pas la lecture de cet article à plus tard car vous rateriez l'explication de ce comportement parfois gênant au quotidien.

"Je le ferai demain". Seriez-vous adepte de la procrastination ? Simple démotivation ou véritable pathologie ? A quoi est dû ce comportement mal connu ? Ce reportage du 20h00 de F2 du 3 avril 2011 tentait de répondre à cette épineuse question.

Tout remettre au lendemain : défaire des cartons, faire les courses, faire ses papiers, Sébastien Defrance, "procrastineur professionnel", n'y arrive pas, ce qui le met en difficulté. Faute de s'être inscrit au chômage, par exemple, il ne touche rien pour vivre ! Et pourtant, il est organisé et utilise même un logiciel pour le seconder... Pas très convaincant !

"J'ai pas peur des papiers, comme j'ai pas peur des cartons mais je les ferai demain..."

Trop s'organiser empêche d'agir. Sylvaine Pascual, coach en développement personnel, l'affirme : "son organisation peut être une façon de continuer sa procrastination. Pendant que je m'organise, je ne fais pas mes tâches. C'est assez typique. Les procrastineurs ne sont pas des gens qui ne font rien, ce sont des gens qui font autre chose à la place de certaines tâches." 

Et Bruno Koeltz, auteur de Comment ne pas tout remettre au lendemain ? Lui, enseigne ce trouble à l'université à de futurs médecins ou psychologues. Selon lui, cette pathologie peut cacher une dépression. Il classe les procrastineurs en trois catégories : les épicuriens, les perfectionnistes trop soucieux de bien faire et ceux qui manquent de confiance en eux.

(Crédits : image du 20h00 de F2 du 3 avril 2011)

Pas de solution miracle, il conseille de l'auto-discipline. "Ce que l'on propose dans ce moment-là, c'est la technique du salami qui consiste à couper la journée en différentes tranches et que chaque tranche puisse être, elle, source de récompense. Par exemple si je travaille une heure, après je vais m'octroyer le plaisir d'appeler un copain ou de regarder un DVD."

Et peut-être n'ont-ils pas tort ces procrastineurs... car comme le chantait si bien Annie Cordy, "Ça ira mieux demain"...

Florence Dartois


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