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Pour Nicolas Bay, Marine Le Pen était «le vide doctrinal sidéral» en 2004

Pour Nicolas Bay, Marine Le Pen était «le vide doctrinal sidéral» en 2004

Nicolas Bay, l'ancien porte-parole de campagne de Marine Le Pen, a rejoint la campagne d'Eric Zemmour. Mais que pensait-il de la candidate du RN en 2004 ? Réponse en archives.

Par la rédaction de l'INA - Publié le 17.02.2022
Portrait de Nicolas Bay - 2004 - 02:09 - vidéo
 

L'eurodéputé Nicolas Bay et membre dirigeant du Rassemblement national a été démis mardi 15 février de ses fonctions par le parti  de Marine Le Pen pour « sabotage » au profit d'Eric Zemmour. 

Jeudi 17 février, il a annoncé dans les colonnes du Figaro rejoindre la campagne de l'ancien journaliste : « J'ai décidé de m'engager pleinement aux côtés d'Éric Zemmour dans la campagne présidentielle car je crois profondément dans sa candidature, son projet et sa stratégie», a-t-il affirmé. « En cherchant en permanence à amadouer la gauche morale, je pense que l'on commet une erreur politique mais aussi tactique. Et on voit désormais que la candidature de Marine Le Pen suscite une certaine indifférence «, ajoute-t-il.

Après avoir été l'un des piliers du MNR, le parti né de la scission de Bruno Mégret avec le Front national, l'ancien porte-parole de campagne de Marine Le Pen avait rejoint le FN en 2009.

Sa relation avec la présidente du Rassemblement national n'a jamais été fluide. Dans l'archive en tête d'article, le jeune homme de 26 ans déclarait en 2004 devant les caméras ce qu'il pensait d'elle.

A l'époque, il était le plus jeune tête de liste du MNR, le parti de Bruno Mégret, pour les élections régionales. Après la scission d'avec le FN, Mégret avait pensé que qu'un nouveau visage en tête de liste pour cette campagne lui permettrait de « mieux faire percevoir » ce nouveau parti.

Nicolas Bay déclarait alors clairement ce qu'il pensait de la fille du fondateur du FN : « Marine, ça ne passe pas. En dehors d’être la fille de son père, les qualités du personnage sont limitées. » Il ajoutait catégorique : « C'est le vide doctrinal sidéral ».

La campagne qu'il menait à l’époque était ferme. Il voulait « défendre notre région, notre pays face à l’islamisation qui menace aujourd’hui notre identité européenne et chrétienne ». Une position assez proche de celles que défend Eric Zemmour au cours de cette campagne présidentielle.

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