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Le Petit Prince : des générations de réflexion

Le Petit Prince : des générations de réflexion

Une journée pour célébrer Le Petit Prince, baptisée tout simplement Petit Prince Day. Cette journée mondiale est lancée par la Fondation Saint-Exupéry pour célébrer les valeurs humanistes du récit de l'auteur et aviateur Antoine de Saint-Exupéry. A cette occasion, voici une sélection de paroles d'adultes et d'enfants, tous grands admirateurs de ce Petit Prince.

Par la rédaction de l'INA - Publié le 29.06.2022
 

C’est l’histoire d’un voyage, celui du Petit Prince. Antoine de Saint-Exupéry la raconte en 1943, un an avant sa mort, loin d’imaginer l’héritage que constituera ce conte philosophique à travers les âges. Le montage en tête d'article présente quelques témoignages de lecteurs ou de passionnés, célèbres ou inconnus, qui témoignent de la force de ce roman initiatique qui a traversé les décennies sans prendre une ride.

« Ma fleur est là, quelque part. Mais si le mouton mange la fleur, c’est pour lui comme si brusquement, toutes les étoiles s’éteignaient. Et ça n’est pas important, ça ? », qui d'autre que Gérard Philipe pouvait mieux porter la voix du Petit Prince ? Cet extrait confirme l'osmose existant entre l'acteur et le texte. 

En 93 pages, le Petit Prince rencontre le roi, la rose, l’ivrogne et toute une galerie de personnages. Chacun raconte l’absurde et le vice des grandes personnes, mis en lumière par la naïveté du Petit Prince. Un récit à portée humaniste selon le scénariste Claude Santelli, comme il l’expliquait en 1962. Selon lui, Saint Exupéry avait compris que le monde appartenait moins aux adultes qu'aux enfants, « la vraie possession du monde, totale et désintéressée, appartient aux enfants », déclarait-il alors. L’enfance dans ce qu’elle a de plus pur transparaît au fil des pages. Le Petit Prince apparaît donc comme une réminiscence de cette époque à jamais révolue pour le lecteur. Comme le racontait joliment le romancier Pierre Schoendoerffer en 1970 : « Le Petit prince, c’est la nostalgie de l’innocence (...)  Et l’innocence, c’est quelque chose de perdu. On ne peut pas vivre innocemment. La vie avilit. On n’est jamais tout à fait à la hauteur de ses rêves ».

Le Petit Prince a été dans un premier temps destiné à un jeune lectorat, c’est pour lui une porte d’entrée vers la philosophie. A l’instar de cette phrase, « On ne voit bien qu’avec le cœur ». Quelques archives de ce montage montrent ce qu’elle inspirait à de jeunes lecteurs en 1983. Depuis sa parution, le Petit prince a traversé les âges… et les frontières. Plus de 300 traductions ont fait du récit de Saint-Exupéry un langage universel.

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