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Les Harkis, une longue intégration après être repartis de zéro

Les Harkis, une longue intégration après être repartis de zéro

Emmanuel Macron a annoncé lundi une loi "de reconnaissance et de réparation à l'égard des Harkis". 

Par la rédaction de l'INA - Publié le 19.09.2021 - Mis à jour le 20.09.2021
Harkis, une longue intégration - 2018 - 02:39 - vidéo
 

Le gouvernement "portera avant la fin de l'année un projet visant à inscrire dans le marbre de nos lois la reconnaissance et la réparation à l'égard des Harkis", a annoncé lundi 20 septembre Emmanuel Macron lors d'une cérémonie d'hommage à l'Elysée. Le chef de l'Etat leur a également demandé "pardon", au nom de la France. Il s'agit là d'un "nouveau pas" dans la "reconnaissance du manquement qui a été fait aux Harkis" par l’Etat français et l'ouverture d'un "chantier de la réparation". Ces annonces ont eu lieu 5 jours avant la Journée d'hommage national aux Harkis, célébrée le 25 septembre. Cette journée a été instaurée en 2001.

Comme on le voit dans la vidéo en tête de cet article, la question de l'intégration - et de la réparation - des Harkis a été immédiate après la fin de la guerre d'Algérie. Ces Algériens qui ont combattu pour la France ont quitté l'Algérie et sont devenus Français. Mais ils ont été relégués et oubliés. Leurs enfants même expriment le mal-être d'une reconnaissance insuffisante.

Deux journées mémorielles

Jusqu’à 200.000 hommes ont été recrutés comme auxiliaires de l’armée française pendant la guerre de 1954 à 1962. À l’issue, les Harkis sont abandonnés par la France et nombre d’entre eux sont victimes de massacres de représailles en Algérie. Plusieurs dizaines de milliers d’entre eux, accompagnés parfois de femmes et d’enfants, seront transférés en France par l’armée et transiteront entre 1962 et 1965 pour la majorité dans des « camps de transit et de reclassement », aux conditions de vie indignes.

Emmanuel Macron avait annoncé qu'il s'adresserait aux Harkis en recevant en janvier le rapport de l'historien Benjamin Stora visant à promouvoir "l'apaisement des mémoires" autour de la guerre d'Algérie, qui reste "une plaie ouverte" entre les deux rives de la Méditerranée. Après avoir pris différentes initiatives (sur Maurice Audin, l'ouverture des archives ou l'assassinat de l'avocat Ali Boumendjel...), Emmanuel Macron entend encore participer à deux journées mémorielles d'ici la fin du quinquennat : la répression par la police française d'une manifestation d'Algériens à Paris le 17 octobre 1961, et la signature des accords d'Evian le 18 mars 1962 qui ont consacré la défaite française en Algérie.

Pour les créateurs de contenus

Des images de Harkis en transit à Marseille à retrouver sur mediaclip, l'offre vidéo de l'INA pour créer, raconter et informer.

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